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miércoles, 10 de abril de 2024

Humil, Omil, Huimu - Sobrestoriat

Humil, Omil, Huimu, adj., lat. humilis, humble, soumis, modeste.

Sias humils e non vils, plans et amesuratz. V. de S. Honorat.

Sois humble et non vil, simple et mesuré.

E 'l sui humils on piegz mi fai e m ditz.

Rambaud de Vaqueiras: Savis e folhs.

Raimbaut de Vaqueiras; Humil, Omil, Huimu, humilis, humble, soumis, modeste; humilde, humildes

Et je lui suis soumis où pire elle me fait et me dit.

Leial serv e humius,

La on es plus aforziz,

Deu esser plus obesitz.

Pons de la Garde: Anz ogan.

Serviteur loyal et humble, là on il est plus affermi, doit être plus exaucé.

Substant. O as revelat als humils. V. et Vert., fol. 53. 

Cela tu as révélé aux humbles.

- Doux, indulgent.

Qu' om sia humils als bos 

Et als mals ergulhos.

Arnaud de Marueil: Razos es. 

Qu'on soit indulgent envers les bons et envers les méchants altier.

Leial domna, franqu' e omil.

Raimond de Miraval: Cel que jois.

Loyale dame, franche et indulgente.

ANC. FR. Ce qui près toy me rend bas et humile.

Clément Marot, t. II, p. 377.

CAT. ANC. ESP. Humil. ESP. MOD. PORT. Humilde. IT. Umile. (chap. Humil, humils; humilde, humildes.)

2. Humilmen, adv., humblement, modestement, indulgemment.

Aysi ti pregua lo tieu sers humilmen. V. de S. Honorat.

Ainsi te prie le tien serviteur humblement.

Parlar humilment e savia. V. et Vert., fol. 42.

(chap. Parlá humilmen y sabiamen.)

Parler modestement et sagement. 

Qui ves la crotz de bon cor s'umilia, 

Perdon n' aura per la crotz humilmen. 

Pons de Capdueil: Er nos sia. 

Qui vers la croix de bon coeur s'humilie, pardon en aura par la croix indulgemment.

CAT. Humilment. ANC. ESP. Humilmente. ESP. MOD. PORT. Humildemente. IT. Umilmente. (chap. Humilmen.)

3. Humiliu, adj., indulgent, modeste.

Ieu 'n sui als pros plus humilius

E plus orgulhos als savais.

Guillaume de Cabestaing: Ar vey qu'em.

J'en suis envers les preux plus modeste et plus fier envers les méchants.

4. Humilitat, Umilitat, Omilitat, s. f., lat. humilitatem, humilité, modestie. Morgues tenia humilitat de vestidura. Trad. de Bède, fol. 62.

Que moine conserve modestie de vêtement.

- Indulgence, bonté, pitié.

S'il forses tan son cor humilitatz 

Que m des un bais.

G. Faidit: Era coven. 

Si lui forçât tellement son coeur indulgence qu'elle me donnât un baiser.

Dona, si us platz, aiatz humilitat

De mi.

Arnaud de Marueil: Tot quant ieu. 

Dame, s'il vous plaît, ayez pitié de moi. 

Mostra m qu' omilitatz

L' a tant en poder

Que bens m'en pot eschazer.

Folquet de Marseille: Uns volers. 

Me montre que bonté l'a tellement en pouvoir que bien m'en peut arriver.

Sai que non puesc guerir, 

S' umilitatz n'es a dire.

Elias de Barjols: Car comprei. 

Je sais que je ne puis guérir, si indulgence en est à dire (y manque). ANC. FR. L' ensengnement à la soriz

Fist li lions, si fu gariz

E de la fosse est eschapez: 

Là li valu humilitez.

Marie de France, t. II, p. 118. 

Mais d'une rien vos sai bon gré, 

Que cuidiés faire humelité.

Roman de Partonopeus, t. I, p. 107. 

Il ait pleu à vostre... seignourie, par très grant humilité.

Dem. de Charles VI et rép., p. 153.

CAT. Humilitat. ESP. Humildad. PORT. Humildade. IT. Umilità, umilitate, umilitade. (chap. Humildat, humildats.)

5. Humiliatio, Humiliacio, s. f., lat. humiliatio, humiliation, abaissement, modestie.

Aylas! e co es doloyroza aquesta humiliatio! V. et Vert., fol. 23. 

Hélas! et comme est douloureux cet abaissement! 

Per la puritat de sa consiencia e humiliacio de sa pessa. 

V. de S. Flors. DOAT, t. CXXIII, fol. 269. 

Par la pureté de sa conscience et modestie de sa pensée.

CAT. Humiliació. ANC. ESP. Humiliacion. ESP. MOD. Humillación. 

PORT. Humilhação. IT. Umiliazione. (chap. Humillassió, humillassions.)

6. Humiliar, Umiliar, Omeliar, v., lat. humiliare, humilier, abaisser, avoir de la modestie.

Qui pus val, pus se humilia. V. et Vert., fol. 100.

(chap. Qui mes val, mes se humille.)

Qui plus vaut, plus s'humilie. 

Mas qui 'l dopta ni vas lui s' omelia.

G. Faidit: Cascus hom. 

Mais qui le redoute et vers lui s' humilie.

- Être soumis, obéir.

Fig. Totz joys li deu humiliar.

Le Comte de Poitiers: Mout jauzens. 

Toute joie lui doit être soumise. 

Part. prés. Ieu serai, en cort, prezentiers, 

Entre domnas et cavaliers 

Franc e dous et humilians. 

B. de Ventadour: Pel dols chant. 

Je serai, en cour, parmi dames et cavaliers gracieux, franc et doux et ayant de la modestie. 

Part. pas. Toz hom que se esalsa er humiliaz, e qui s'umilia er esalsaz.

Trad. de Bède, fol. 24. 

Tout homme qui s'élève sera abaissé, et qui s'abaisse sera élevé. 

ANC. FR. Humiliet sui mult.

Humiliet furent en lur félunies.

Anc. trad. du Psaut. de Corbie, ps. 141 et 105.

Cele qui fu humelians.

Fables et cont. anc., t. I, p. 428.

De son fieu ne se daingne verz vous humélier.

Roman de Rou, v. 4427.

Il s'essauce ki s'umélie.

Roman du Renart, t. IV, p. 392.

CAT. Humiliar. ESP. Humiliar. PORT. Humilhar. IT. Umiliare. 

(chap. Humillá, humillás: yo m' humillo, humilles, humille, humillem o humillam, humilléu o humilláu, humillen; humillat, humillats, humillada, humillades.) 

 

Humor, Umor, Ymor, s. f., lat. humor, humeur, humidité, liqueur, liquide. De la humor de la terra. Liv. de Sydrac, fol. 77. 

De l'humidité de la terre.

La dous' umor de la saba.

(chap. La dolsa humitat de la saba; la saba es com la sang dels abres.)

Rambaud d'Orange: Er quan.

La douce liqueur de la sève. 

No se cargara de negun cargamen ni de neguna ymor.

Cartulaire de Montpellier, fol. 192.

Ne se chargera d'aucune charge ni d'aucun liquide. 

Fig. Deu secar tota humor de luxuria. V. et Vert., fol. 99.

Doit sécher toute humeur de luxure.

- Sève.

Per fauta de humor si ret infructuos. Eluc. de las propr., fol. 207.

Par faute de sève se rend infructueux.

- Suc des plantes. 

Vescoza, plena d' umors.

Deudes de Prades, Auz. cass. 

Visqueuse, pleine d'humeurs.

- En parlant du corps humain.

Fay d' umors gran transmudamen

La luna merman et creissen.

Brev. d'amor, fol. 34.

La lune fait grand changement d'humeurs en diminuant et en croissant. ANC. FR. Les cercles de ses humors voit. Roman du Renart, t. II, p. 364.

CAT. ESP. PORT. Humor. IT. Umore. (chap. Humitat, humitats; saba, sabes; suc, sucs.)

2. Humoros, Ymoros, adj., plein d'humeur, humoreux.

La luna, diso li auctor,

Qu'es humorosa am freior.

Brev. d'amor, fol. 34.

La lune, disent les auteurs, qui est humoreuse avec le froid.

S' ill fonge son molt humoros.

Deudes de Prades, Auz. cass. 

Si les fongus sont moult humoreux.

- Humide.

Mercadiers que tenon las cauzas ymorosas en luoc ymoros per mays pezar. V. et Vert., fol. 17. 

Marchands qui tiennent les choses humides en lieu humide pour plus peser. 

Substantiv. El fai acordamens

Dels humoros, dels freitz.

Pierre de Corbiac: El nom de. 

Il fait l'accord des humides, des froids.

ANC. FR.

L'autre semence est cheüe en lieu pierreux,

Non pas assez profond, ny humoreux.

Foucqué, V. de J.-C, p. 215. (N. E. Avangeli de li quatre semencz.)

ESP. Humoroso (húmedo). IT. Umoroso.

(chap. Humit, humits, humida, humides.)

3. Humiditat, s. f., lat. humiditatem, humidité.

Per la gran humiditat, las viandas ero corrompudas.

Tan gran humiditat que tot entorn lo sepulcre a I gran lac d'aigua.

Cat. dels apost. de Roma, fol. 164 et 137.

Par la grande humidité, les aliments étaient corrompus.

Si grande humidité que tout autour du sépulcre il y a un grand lac d'eau. IT. Umidità, umiditate, umiditade. (chap. Humitat, humitats.)

4. Humid, Humit, adj., lat. humidus, humide.

Fuocx es cautz, secx naturalmens, 

E l' aires humit e calens.

Brev. d'amor, fol. 54.

Le feu est chaud, sec naturellement, et l'air humide et ardent.

Primavera humida. Calendrier provençal.

(chap. Primavera humida.)

Printemps humide. 

CAT. Humid. ESP. Húmedo. PORT. Humido. IT. Umido. 

(chap. Humit, humits, humida, humides.)

5. Humens, adj., lat. humens, humide. 

L'us es cautz, l' autre fregz; l' us secx, l'autre humens.

Pierre de Corbiac: El nom de. 

L'un est chaud, l'autre froid; l'un sec, l'autre humide.

6. Humectacio, s. f., lat. humectatio, humectation, humidité. 

Irrigacio, humectacio et vegetacio.

Refrigeri et humectacio.

Eluc. de las propr., fol. 136 et 52.

Irrigation, humectation et végétation.

Rafraîchissement et humectation.

ESP. Humectacion (humidificación).

7. Humectatiu, adj., humectatif, qui a la propriété d' humecter.

Del ventre humectatiu.

Nutritiva, humectativa.

Eluc. de las propr., fol. 75 et 273.

Humectatif du ventre.

Nutritive, humectative.

ESP. Humectativo. IT. Umettativo. 

8. Humectar, v., lat. humectare, humecter.

Tempradament la humecta. Eluc. de las propr., fol. 269. 

L' humecte modérément.

Ayguas que mollifican e humectan. Trad. d'Albucasis, fol. 37.

Eaux qui mollifient et humectent.

Part. pas. Es humectat per la vapor. Trad. d'Albucasis, fol. 14.

Est humecté par la vapeur.

Si no era humectada. Eluc. de las propr., fol. 126. 

Si elle n'était humectée. 

CAT. ANC. ESP. PORT. Humectar. IT. Umettare. (chap. Humidificá, bañá, arruixá: humidifico, humidifiques, humidifique, humidifiquem o humidificam, humidifiquéu o humidificáu, humidifiquen; humidificat, humidificats, humidificada, humidificades.)

 

Hurar, v., habituer, accoutumer.

Part. pas. Mot hurat d'armas.

Non soy huratz de portar aitals armas. Abr. de l'A. et du N.-T., fol. 15. Moult habitué aux armes.

Je ne suis pas habitué à porter telles armes.

(chap. Aveá o abeá; abeat, abeats, abeada, abeades o aveat, aveats, aveada, aveades; acostumá o acostumbrá; acostumat, acostumats, acostumada, acostumades.)

 

Hutar, v., hurler, crier.

Auziratz bozinas e cors d' argen sonar,

E Turcx e Sarrazis e glatir et hutar.

Roman de Fierabras, v. 3360.

Vous entendriez clairons et cors d'argent résonner, et Turcs et Sarrasins et glapir et hurler.

 

Huyssier, s. m., balancelle, vaisseau de transport.

Pueys an apparelhat e barcas et huyssier. V. de S. Honorat.

Puis ils ont appareillé et barques et balancelles. 

ANC. FR. Vinrent les galies totes et li vissiers et les autres nés.

Villehardouin, p. 29.

 

Hyat, s. m., lat. hiatus, hiatus.

Hyats es maior vicis amb unas meteychas vocals que am diversas.

Leys d'amors. La Loubère, p. 4.

Hiatus est un plus grand défaut avec les mêmes voyelles qu'avec différentes.

Per esquivar hyat deu hom pauzar z ou d aprop a prepositio.

Leys d'amors, fol. 4.

Pour éviter hiatus on doit poser z ou d après a préposition. 

ESP. PORT. IT. (chap.) Hiato.

 

Hyena, Yenna, Iana, s. f., lat. hyaena, hyène.

Hyena es cruzel bestia, goloza cum lop. Eluc. de las propr., fol. 252.

(chap. La hiena es una bestia cruel, goluda com un llop. Hau de lligí lo llop blanc : una hiena que va matá alguns chiquets per Peñarroija y datres pobles.)

Hyène est cruelle bête, goulue comme loup.

Yenna es mot cruzel bestia. V. et Vert., fol. 24.

Hyène est moult cruelle bête.

Son escut de cartier, 

Cobert d' un cuer de iana, e be obrat d'acier. 

Roman de Fierabras, v. 53. 

Son écu écartelé, couvert d'une peau d'hyène, et bien ouvragé d'acier. CAT. ESP. Hiena. PORT. Hyena. IT. Iena. (chap. Hiena, hienes.)

2. Ianeta, s. f. dim., petite hyène, peau de petite hyène.

La dotzena de ianetas, II d. Cartulaire de Montpellier, fol. 113. 

(chap. La dotsena de hienetes, dos dinés.)

La douzaine de petites hyènes, deux deniers.

(chap. Hieneta, hienetes; pell de hieneta, hienetes.)

hyena, hiena, hienes, Hieneta, hienetes

 

Hymne, Ymne, s. m., lat. hymnus, hymne.

Chanta los psalmes e 'ls hymnes. Trad. de Bède, fol. 26.

(chap. Cante los salmos y los himnos.)

Chante les psaumes et les hymnes.

Los ymnes de la sanhta Trinitat. Cat. dels apost. de Roma, fol. 50.

Les hymnes de la sainte Trinité.

CAT. Himne (N. E. Véase el himne feixista de ERC). ESP. Himno. 

PORT. Hymno. IT. Inno.

ERC, esquerra, himne feixista


Hypoteca, Ypotheca, Ypoteca, s. f., lat. hypotheca, hypothèque.

Han expressa hypoteca. Fors de Béarn, p. 1087.

Ont expresse hypothèque. 

Per razo de ypothecas que ela aia els bes. 

Tit. de 1275. Bibl. du R. f. de D. Villevieille.

Pour raison d' hypothèques qu'elle ait sur les biens. 

A tot dreyt et ypoteca. Tit. de 1418, de Bordeaux. Bibl. Monteil. 

A tout droit et hypothèque. 

CAT. ESP. Hipoteca. PORT. Hypotheca. IT. Ipoteca. (chap. Hipoteca, hipoteques.)

2. Hipotecar, Ypothecar, v., hypothéquer. 

Part. prés. Obliguan et ypothecan... totz los bes.

(chap. Obligán e hipotecán... tots los bens.)

Tit. de 1384. Arch. du Roy., K. 53. 

Obligeant et hypothéquant... tous les biens. 

Part. pas. Per razon de tal deute hipotecatz. 

Fors de Béarn, p. 1079. 

Pour raison de telle dette hypothéquée. 

CAT. ESP. Hipotecar. PORT. Hypothecar. IT. Ipotecar. (chap. Hipotecá: hipoteco, hipoteques, hipoteque, hipotequem o hipotecam, hipotequéu o hipotecáu, hipotequen; hipotecat, hipotecats, hipotecada, hipotecades.) 

 

Hyrunda, Irunda, Yrunda, s. f., lat. hirundo, hirondelle.

En temps que las hyrundas... veno. Eluc. de las propr., fol. 205.

Dans le temps que les hirondelles... viennent.

Ai! Dieus, ar sembles yrunda,

Que voles per l'aire.

B. de Ventadour: Tant ai mon.

Ah! Dieu, que maintenant je ressemblasse à hirondelle, que je volasse par l'air.

ANC. FR. Plus tost cort qu' aronde ne vole.

Nouv. rec. de fables et cont. anc., t. I, p. 249.

Mon cueur vole comme l' aronde.

Clément Marot, t. II, p. 396.

Et aussi tost que le vol d'une aronde.

Œuvres d'Alain Chartier, p. 714.

ESP. Golondrina. PORT. Andorinha. (chap. Oroneta, oreneta, oronetes, orenetes; Mallorca: Oronella, oronellas, oronelles. Sense diminutiu ix lo apellit Orona.)

Oronetes van y venen, oronetes venen, van; enlocades de alegría, del seu vol no paren may.  Revolten los oms fullosos, volen per l´antic casal, y baixen a la fonteta, y pujen als campanás...  Oronetes, mes amigues, que la estiuada alegrau, ¡Oh! ¡quí puguere com vatres viure a plaé an esta Vall.

2. Irunde, Yrundre, s. f., hirondelle.

D' est' erba, cum diso li auctor,

Irundes sos paucx irundatz

Sana, quant an los huels crebatz.

Brev. d'amor, fol. 50.

De cette herbe, comme disent les auteurs, l' hirondelle guérit ses petits hirondeaux, quand ils ont les yeux crevés.

Que us gardatz del lays de la yrundre.

Isarn Risols: Aylas.

Que vous vous gardiez du lai de l' hirondelle.

3. Irondella, Ysrundella, s. f., hirondelle.

Per l'aire va com l' irondella. V. de S. Honorat.

Par l'air va comme l' hirondelle. 

Plus tost no vola ysrundella.

Guillaume de Berguedan: Lai on. 

Plus vite ne vole hirondelle.

ANC. FR.

Le printemps no se fait d'une seule arondelle.

(chap. La primavera no se fa de una sola oroneta.
ESP. Una golondrina no hace verano – primavera.)

Ronsard, t. 1, p. 279.

Je ressemblois l' arondelle qui vole.

Clément Marot, t. 1, p. 216.

4. Arondeta, s. f. dim., hirondelette. 

Arondeta, de ton chan m'aer. 

T. de L' Ami et de L' Hirondelle: Arondeta. 

Hirondelette, je m'attache à ton chant.

5. Irundat, s. m., hirondeau, petit d' hirondelle.

Irundes sos paucx irundatz

Sana, quant an los huelhs crebatz.

Brev. d'amor, fol. 50.

L' hirondelle guérit ses petits hirondeaux, quand ils ont les yeux crevés.

6. Randola, s. f., hirondelle. 

Randola, que trazia los huelhs a sos randolos, e els y tornava.

Naturas d'alcus auzels. 

L' hirondelle, qui arrachait les yeux à ses hirondeaux, et les leur remettait.

IT. Rondine. (ESP. Golondrino, cría de la golondrina.)

7. Randolo, s. m., hirondeau, petit d' hirondelle.

Randola, que trazia los huelhs a sos randolos, e els y tornava.

Naturas d'alcus auzels.

L' hirondelle, qui arrachait les yeux à ses hirondeaux, et les leur remettait.

8. Hyrundinea, s. f., lat. hirundinaria, chélidoine, sorte de plante.

Hyrundinea... hyrundas fan d'ela a lors poletz medicina, quan so greviatz els uelhs. Eluc. de las propr., fol. 205.

Chélidoine... les hirondelles font d'elle remède pour leurs petits, quand ils sont grevés aux yeux. 

ESP. Golondrinera.

 

Hystoria, Estoria, Storia, s. f., lat. historia, histoire.

Alcun yssemple o alquna hystoria. Leys d'amors, fol. 140.

Aucun exemple ou aucune histoire. 

Car l' estoria es greus. V. de S. Honorat. 

Car l'histoire est difficile. 

K. apelec Filomena lo maestre de la estoria. Philomena. 

Charles appela Philoména le maître de l'histoire. 

La storia remembra. Cat. dels apost. de Roma, fol. 50. 

L'histoire rappelle.

CAT. (història) ESP. PORT. Historia. IT. Istoria, storia. (chap. Historia, histories.)

2. Ystoragrafi, s. m., lat. historiographus, historiographe.

Orozi, ystoragrafi o escriva de las estorias.

Cat. dels apost. de Roma, fol. 51.

Orose, historiographe ou écrivain des histoires.

ESP. (chap. Historiógrafo) PORT. Historiografo. IT. Istoriographo.

3. Ystorialmen, Estorialmen, adv., historiquement.

Se fay aquesta figura, allegoria,... ystorialmen.

Contada estorialmen.

Leys d'amors, fol. 135 et 140.

Cette figure, l'allégorie, se fait... historiquement. 

Racontée historiquement. 

ESP. Historialmente. IT. Istorialmente. (chap. Históricamen.)

4. Sobrestoriat, adj., très historié, fort embelli, surenjolivé.

Trop valgra mais donar

Mos gais sonetz joyos

Ab bels ditz et entiers,

Entendables e plas,

Que trop escurs ni sobrestorias.

Giraud de Borneil: Dels bels digz. 

Il vaudrait beaucoup mieux donner mes gais sonnets joyeux avec beaux dits et entiers, intelligibles et simples, que trop obscurs et surenjolivés.

sábado, 19 de noviembre de 2022

CORRESPONDENCIA LITERARIA.

CORRESPONDENCIA LITERARIA.

Para presentar más completa, si cabe, la figura del Archivero, cronista y literato Pedro Miquel Carbonell, cuyos detalles puede haber estimado el lector en el conjunto de los trabajos publicados hasta aquí; no hemos querido prescindir de dar a luz otra pequeña parte de sus escritos que, si no acaba de caracterizarlo, contribuye al menos a realzar la importancia que por algunos conocedores haya podido atribuirse a sus especiales conocimientos en materias harto generales, de manera que por la consideración de sus amigos, literatos como él, puede deducirse cual sería el concepto que hubo de merecer Carbonell, en su tiempo, en materias que no estaban tal vez al alcance ni siquiera de los que se distinguían en tal o cual ramo especial, como escritores públicos.

Comprende esta parte, como se verá por el título, una serie de cartas, copiadas todas del registro de Gerona (al que se refieren los folios respectivos, citados en cada una de ellas,) en las que se deslindan, indistintamente, varios puntos así de Historia, como de Gramática, y abundan consideraciones literarias, con el solo objeto de aclarar y fijar, ayudado de las opiniones de las personas competentes con las que estaba relacionado el literato: siguiendo, pues, el mismo orden bajo el cual se encuentran en el indicado registro, las colocamos en este punto, tanto porque comparativamente es menos su importancia, como para redondear, según antes indicamos, el plan que concebimos de presentar de la manera más completa posible el conjunto de opúsculos y demás trabajos, así históricos como literarios, debidos al personaje que es objeto de esta publicación.

jueves, 24 de septiembre de 2020

Antonio Ubieto Arteta, entrevista, Baltasar Bueno.

Antonio Ubieto Arteta, entrevista, Baltasar Bueno.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ubieto

Me hicieron la vida imposible por defender la verdad sobre los orígenes del Reino de Valencia. En Valencia hay mucho fantoche que dice es investigador. Una entidad bancaria catalana ha invertido muchos millones de pesetas en Valencia para conseguir la creación de los “países catalanes”. Muchas veces no es historia, sino histeria catalana. A los valencianos no les ha interesado su historia documentada, pero volveré a escribir sobre Valencia.

Ha sido catedrático de Historia Medieval en Valencia. Tiene la valentía de un maño. Habla claro y con la tranquilidad del que ha sido honrado con la Ciencia. Incisivo, no da rodeos Antonio Ubieto Arteta cumplirá el próximo 31 de marzo 59 años. Es catedrático de Historia Medieval en la Universidad de Zaragoza, antes lo fue de Valencia, de donde tuvo que salir “porque me hicieron la vida imposible”.

No hay una nota de dolor en su ánimo por lo que le pasó en Valencia, lo comprende, hay muchos intereses en juego. Su calvario comenzó a principios de la década de los 70 por una lección magistral que pronunció en el paraninfo de la Universidad Literaria enla apertura oficial del curso académico.

El tema que yo elegí – dice – fue “Los orígenes del Reino de Valencia”. Cómo estarían las cosas y sería el discurso que el entonces rector de la Universidad me llamó el día antes y me advertía, una institución bancaria catalana había invertido muchos miles de millones de pesetas en Valencia para difundir la tesis de que Jaime I había hecho que se hablase catalán en Valencia y que con el advenimiento de la autonomía había de conseguirse la creación de los “países catalanes”.

La tesis del profesor Ubieto era, en síntesis, que la inmigración catalana en Valencia no superó el 1’9 por ciento. “Si esto lo dices mañana – comentó el rector – te vas a poner frente a un movimiento político y económico muy fuerte. Haz lo que quieras, considero que no tienes por qué ser un héroe”.

Antonio Ubieto no hizo caso a la recomendación benevolente del rector magnífico de la Universidad y se ajustó a sus investigaciones científicas de la verdad histórica. Leyó el discurso íntegro, sin retocar nada.

Mucho fantoche.

¿Qué opina de la investigación en este campo en Valencia?

Hay mucho fantoche que dice que es investigador. Amparo Cabanes es la mujer más preparada para el estudio de la Edad Media en Valencia, por eso le han puesto tantas zancadillas como a mí. La van a perder, se irá. Es una lástima.

Ha dicho que se queda.

Me extraña que pierda una cátedra como la que ha ganado en Murcia. ¿De qué va a comer? Van a hacerle la vida imposible en Valencia, ya se encargarán de ello.

Usted fundó una editorial sobre temas valencianos.

La Anubar, que son las letras iniciales de mi nombre y apellidos, con la pretensión de difundir entre los valencianos su historia. Salieron 49 números, muy interesantes, pero hubo que terminar la colección y la experiencia cuando ya estaba en un déficit de dos millones de pesetas. A los valencianos, entonces, no les interesó su historia documentada. Hay bastantes ejemplares de lo editado aún por vender.

¿Dónde se pueden encontrar?

El domicilio social de la editorial ahora es Urbanización La Bombarde, 32, Zaragoza. Se pueden pedir aún.

¿Seguirá escribiendo de Valencia y su historia?

El profesor Ubieto sonríe y cesa unos segundos de hablar. Me lo prometí a mí mismo y a quienes me conocen. Sí. Pero ahora estoy escribiendo la historia de Aragón diseñada en seis tomos, he escrito tres, y a razón de uno por año creo que tardaré unos tres años en volver a escribir y publicar sobre la historia del Reino de Valencia en la época medieval.

Aragón con similar problema.

Volvamos al discurso de la Universidad.

A partir de ese momento, me hicieron la vida imposible en Valencia un grupo minoritario, me insultaban, amenazaban, molestaban, y lo único que había dicho es que los catalanes eran los menos importantes culturalmente, que un 1’9 por ciento no podían imponer un idioma.

¿En Aragón tienen un problema similar como en Valencia?

Sí. El Omnium Cultural de Barcelona intenta que las gentes de Fraga o de toda Ribagorza se consideren catalanes, están gastando muchos millones de pesetas en este sentido. Becan a gentes para que sencillamente digan que son catalanes, se patrocina esto con el dinero que las empresas catalanas detraen de los impuestos para la cosa cultural.

¿Qué opina usted del problema de Fraga?

En una conferencia que yo di allí, con documentos en la mano, demostré que en Barcelona están falsificando la documentación para intentar convencerles que son catalanes. Fraga sólo fue catalana durante diez o doce años en virtud de una disposición de Jaime I. El problema de Fraga es económico, produce electricidad, la que necesitan los catalanes.

También dicen los catalanes que les pertenecen los Pirineos aragoneses.

Eso es una idiotez, no es historia, sino histeria catalana. No hay ni un solo documento con que los catalanes puedan demostrar eso. Lo que sí hay es una serie de indocumentados que están haciendo pasar la mentira por verdad.

Volvamos a Valencia, se marchó de aquí.

Quisieron pegarme.

Me hicieron la vida imposible, quisieron pegarme una paliza. Fui al rector diciéndole que si no se me garantizaba la seguridad personal no volvía hasta que hubiera paz. Estuve un mes sin ir a clase.

Me encontré en una ciudad donde casi todo el mundo me era hostil. Hubo un partido político que a principio de curso daba consignas para atacar a distintas personas durante el año, y me tocó a mí.

¿Qué partido era?

Para qué se lo voy a decir, me va a desmentir de inmediato, seguro.

¿Es algún partido en el poder, en la oposición, en minoría…?

No contesta, como tampoco respondió cuando intenté saber el nombre del rector de la Universidad en cuestión. “Me pone usted en un compromiso. Son aguas pasadas”.

¿Aceptaría algún cargo político?

En el parlamento aragonés puede haber muchas personas, pero la Edad Media de Aragón si no la estudio yo no lo hace nadie más.

A Antonio Ubieto le importa el estudio y la investigación. Pronto puede sorprender a la ciencia con el descubrimiento de unas leyes. Explica así el tema: “Creo haber descubierto la existencia de unas leyes históricas, de la misma manera que existen unas leyes físicas”.

Ubieto ha publicado hasta el momento 200 libros sobre la Edad Media española, la mayor parte dedicados a los reinos de Aragón y Valencia. Es un incansable trabajador, está casado y tiene cuatro hijos. Vive en Zaragoza.

Baltasar Bueno.

Entrevista publicada en el periódico "Las Provincias", 20.2.1983.

Antonio Ubieto Arteta

// Su hermano, Agustín Ubieto Arteta.

sábado, 15 de febrero de 2020

José Luis Corral Lafuente, Corona de Aragón

Todos los amantes de la Historia, hemos oído hablar de José Luis Corral Lafuente, Este aragonés ilustre, nació en Daroca, Profesor de Historia y escritor. Licenciado en Filosofía y Letras, se doctoró en Historia por la Universidad de Zaragoza, en la que es profesor de historia medieval y director de Taller de Historia S.L. Como medievalista, ha centrado buena parte de su labor investigadora en la España musulmana y en la Historia de Aragón. Es también uno de los más prolíficos autores españoles de novela histórica.

Este es un resumen del propio J. L. Corral, de un texto que publico en 2010, y que conviene recuperar para clarificar ciertos mensajes que llegan desde el ultranacionalismo pancatalanista).

LA CORONA DE ARAGÓN. CONTRA LA MANIPULACIÓN DE LA HISTORIA DE ARAGÓN Y CATALUÑA.

José Luis Corral Lafuente.
LA CORONA DE ARAGÓN. CONTRA LA MANIPULACIÓN DE LA HISTORIA DE ARAGÓN Y CATALUÑA.

La Historia es una materia propicia para la manipulación. En este sentido, el caso de la historia de la Corona de Aragón es paradigmático. A mediados del siglo XIX un movimiento cultural, y político, nacido en Barcelona y denominado “la Renaixença” se empeñó en cambiar la historia a base de alterar definiciones y de imaginar símbolos y espacios que jamás existieron.
En su desvarío historiográfico, algunos eruditos de ese movimiento comenzaron a acuñar conceptos que nunca existieron como “la Corona catalana-aragonesa”, “los condes-reyes”, “los reyes-condes”, “los reyes de Cataluña”, la “Confederación catalana-aragonesa” y otras denominaciones falsas, de ese mismo estilo, que culminó con la peregrina ya histórica denominación, ya en el siglo XX, de “Els Països Catalans” para definir un inexistente territorio "histórico" común en el que se incluían los actuales Cataluña, Rosellón, Cerdaña, las comarcas orientales de Aragón, la Comunidad de Valencia y las Islas Baleares.
Proyectando ideas políticas nacionalistas del presente en el pasado, se alteró el ordinal dinástico de los reyes de Aragón, de modo que Alfonso II el Casto pasó a ser “Alfons I” y Pedro II el Católico, “Pere I de Catalunya”; y así siguen siendo denominados estos soberanos en los ficheros del Archivo de la Corona de Aragón y en las denominaciones de algunos políticos ultranacionalistas catalanes.
La llamada Corona de Aragón tuvo su origen en una unión dinástica basada en una alianza matrimonial, siguiendo el derecho medieval sucesorio navarro y aragonés y el derecho canónico. La Corona de Aragón no se llamó así desde el principio. En el siglo XII ni los reyes de Aragón ni los condes de Barcelona tenían como distinción de su rango una "corona". El primero de ellos en ser coronado fue Pedro II, y lo hizo en Roma en 1204 de manos (o mejor de pies, según una leyenda) del papa Inocencio III. Para ser rey legítimo de Aragón era necesario haber nacido de matrimonio canónico, jurar los fueros de Aragón, y luego los de los demás territorios de la Corona, y ser coronado en la catedral de La Seo de Zaragoza.
Desde 1068 los reyes de Aragón eran vasallos de la Santa Sede, y por tanto debían juramento de homenaje a los papas. Por ello, la monarquía aragonesa adoptó sus colores heráldicos, el rojo y el amarillo, copiando los de su señor feudal, el papado, pues esos eran los que usaban los pontífices en la Edad Media.
La Corona de Aragón se sostuvo en sus soberanos y en la continuidad de su linaje, y ello a pesar de que los tres primeros, Alfonso II, Pedro II y Jaime I accedieron al trono en minoría de Edad, con algunas dificultades.
Los Estados fundacionales de la llamada Corona de Aragón fueron el reino de Aragón (con la reina Petronila) y el condado de Barcelona (con el conde Ramón Berenguer IV, que también lo era además de Ausona, Cerdaña, Besalú y Gerona). Pero no de Urgel, por ejemplo. Desde 1137 se fueron sumando otros territorios; en algunos casos por incorporación pacífica, como el marquesado de Provenza o los condados de Pallars y Urgel; en otros por conquista a los musulmanes, como las tierras de Lérida, Fraga, Tortosa, Teruel, el reino de Mallorca, el de Valencia o el señorío de Albarracín; y en otros durante el proceso de expansión mediterránea, como los reinos de Sicilia, Cerdeña, Nápoles o los ducados de Atenas y Neopatria en Grecia.
Estos soberanos nunca se intitularon “reyes de la Corona de Aragón”, sino que lo hicieron con todos y cada uno de sus títulos privativos. Así, Petronila fue reina de Aragón, como heredera de Ramiro II, y condesa de Barcelona, por su matrimonio con Ramón Berenguer IV, que fue príncipe de Aragón y conde de Barcelona; Alfonso II fue rey de Aragón, conde de Barcelona y marqués de Provenza; Jaime I, rey de Aragón, rey de Valencia, rey de Mallorca, conde de Barcelona y señor de Montpellier; y Pedro IV rey de Aragón, rey de Valencia, rey de Mallorca, conde de Barcelona y duque de Atenas y Neopatria, e incluso rey de Jerusalén, entre otros títulos. Y cuando se abreviaban los títulos y sólo se colocaba uno, siempre prevalecía el más antiguo e importante en el orden protocolario: rey de Aragón.
Desde luego, los soberanos de la Corona nunca se intitularon como “reyes o condes de Cataluña”, pues aunque desde fines del siglo XII ya aparece el macrotopónimo "Cataluña", la idea de un territorio llamado Cataluña, de extensión similar a la actual Comunidad Autónoma española del mismo nombre, que englobara a la mayoría de los condados cristianos altomedievales del noreste hispano, y a las tierras de Lérida, Tarragona y Tortosa no se concretó hasta el reinado de Jaime I, ya en el siglo XIII, cuando comenzaron a definirse las fronteras políticas entre los reinos y Estados de Aragón, Cataluña y Valencia, que no quedaron perfiladas definitivamente hasta bien entrado el siglo XIV.
Dentro de la unidad dinástica de la Corona de Aragón, cada uno de los Estados que la integraron mantuvo sus instituciones políticas, su autonomía fiscal, su lengua, sus derechos, sus costumbres, sus normas cívicas, su moneda, su sistema de medidas y su cultura hasta los Decretos de Nueva Planta impuestos por la dinastía de Borbón a comienzos del siglo XVIII. La Corona de Aragón fue un ejemplo de convivencia y tolerancia que, en su propia historia, puede dejar no pocas enseñanzas a la España y a la Europa contemporáneas.
Lamentablemente, ultranacionalistas indocumentados o tergiversadores están empeñados en falsificar esta historia.

lunes, 9 de diciembre de 2019

sóc historiador i valencià

Hola, sóc historiador i valencià. Es diu País Valencià, punt.

Historiador? Mis cojones.

Zasca de Senador Palpatine a ElOvejaEse

 
Hola, sóc historiador i valencià. Es diu País Valenciá, punt. Historiador? Mis cojones.

 

LIII.

Reg. 2.236, fol. 171. 30 de abril de 1410.

Pro brachio Ecclesie regni Valentie. - En Marti per la gracia de Deu rey Darago de Sicilia etc.
Als venerables honrats e amats pares en Christ los bisbes de Valencia e de Sogorb abats prelats e altres qualsevol persones ecclesiastiques del regne de Valencia salut e dileccio. Com nos ab diverses letres nostres hajam moltes vegades escrit als governador e deputats del dit regne que com nos volguessem per bon estament e tranquillitat de nostres regnes e terres veure regonexer e ben examinar tots los testaments e codicils de nostres illustres predecessors de gloriosa recordacio per tal que en cas ço que Deus no vulla que a nos convengues passar desta vida sens fills sabessem certament e poguessem ordonar e a tots nostres sotsmesos fos clar e notori a qui pertanyeria la successio dels dits nostres regnes e terres apellassen e convocassen vosaltres e los altres braçes o estaments del dit regne de Valencia et que ensemps ab ells elegissen e trametessen a nos can pus prestament porien certes persones de tots staments en semblants coses aptes experts e sufficients entre los quals ni hagues de juristas ben approvats e famoses que fossen presens als dits regoneximent e examinacio ens poguessen be consellar en lo procehiment del dit fet e bona conclusio daquell e vejam ara clarament que ells ne vosaltres ne los altres braçes o estaments del dit regne nous curats aplegar ne trametre a nos les dites persones o missatgeria a aço necessaria de que harem fort rahonablement sobiran desplaer: pregamvos exhortam e requerim que sens alcun prejudici e derogacio de vostres furs privilegis e libertats als quals no entenem ne volem esser en alguna cosa per aquesta raho prejudicat ans volem queus romanguen salves e illeses e en sa virtut e vigor ensemps ab los altres braçes o estaments daqueix regne o sens ells si millor vos sera vist esser fahedor vos ajustets e elegiscats vostres missatgers quens trametats al pus prestament que porets com tota cuyta e celeritat sia triga los quals sien presents als dits proceyment regonexement e examinacio ens puxen consellar en lo benavenir del dit fet postposats qualsevol altres affers com aquest sia segons deu pus arduu e pus necessari e mes tocant lo ben e pacifich estament del regne que qualsevulla altre que puxa esser e sia preservatiu de molts mals escandels e inconvenients que ço que Deus no vulla se porien seguir si no hi era justament e saludable provehit abans quel cas se seguis: en altra manera certifficamvos que en absencia incuria negligencia e contumacia vostra nos ensemps ab
los altres braçes e estaments daqueix regne e dels altres regnes e terras nostres qui ab nos seran presents procehirem en regonexer examinar e concloure lo dit fet vostra absencia e contumacia no contrestants. E volem e ab la present vos intimam que tots los damnatges e inconvenients que en temps esdevenidor a nostres regnes terres e vassalls sen poguessen seguir ço que Deus no vulla seran imputats daqui avant a vosaltres e a vostres bens e no a nos: e per tal que aparega en temps esdevenidor manam la present esser a vosaltres presentada de nostra part per los amats consellers mossen Simon Miro batle general de regne de Valencia e per mossen Domingo Masco majordom nostre o per cascun dells e quen façen levar
carta publica per tal quen sia memoria en esdevenidor. Dada en la torra de Bellesguart a XXX dies dabril en lany de la nativitat de nostre Senyor MCCCCX. - REX MARTINUS. - Dominus rex mandavit michi
Bernardo Medici et viderunt eam vicethesaurarius et Franciscus Daranda quibus fuit comissa. - Predicta litera fuit facta similis sub eisdem data signo atque mandato et missa predictis ecclesiasticis personis.

domingo, 28 de abril de 2019

EL ORIGEN DE CENTENERO

10. EL ORIGEN DE CENTENERO (SIGLO VIII. CENTENERO)
 
EL ORIGEN DE CENTENERO
 
Cuando Muza se adueñó de toda la parte llana del Ebro, un buen número de familias cristianas decidió emigrar precipitadamente hacia las tierras del norte antes que someterse a la nueva administración, buscando el amparo de las montañas y la dificultad de los caminos para hallarse seguros y pensar en el porvenir. Se constituyeron así diversas y minúsculas comunidades que vivían aisladas unas de otras. Uno se estos pequeños grupos de huidos halló acomodo a la vera del Gállego de aguas de nieve, al que con ímprobos trabajos arrancaron huertas para la subsistencia.
 
No obstante, esta táctica vital de mera subsistencia en libertad no siempre aseguró la tranquilidad a estas pequeñas agrupaciones de cristianos, puesto que los ríos siempre han favorecido el paso, de modo que, de cuando en cuando, los musulmanes del llano se adentraban belicosos por estos valles causando la desolación de sus habitantes, que apenas podían oponerse. Así le ocurrió a nuestra pequeña comunidad.
 
Aunque la medida que se vieron obligados a adoptar dificultaba sus medios de vida, los habitantes del pueblecito que había surgido junto al río tuvieron que asentarse en la sierra de Santa Isabel buscando una mejor defensa. Ello les obligó a cambiar también sus cultivos y sus ganados. En aquel medio físico ciertamente más hostil, se adaptaron tan perfectamente las semillas de centeno que este cereal se convirtió para ellos en su principal medio de vida y moneda de trueque. Poco a poco, el poblado fue conocido por los cristianos con el nombre de Centenero.
 
Cuando todos los hombres de estos valles, aglutinados en una organización político-militar cada vez más estable —primero condado y luego reino—, fueron capaces de defender el portillo que el Gállego abre junto a Santa María, y levantaron con gran esfuerzo el castillo de Cacabiello, la comarca ganó en tranquilidad y paz. Eso posibilitó que los habitantes del Centenero alto pudieran abandonar las tierras altas y bajar de nuevo, acercándose a la vera del río, pero el topónimo y el recuerdo quedaron para siempre.
 
[Brufau, Mª Pilar, «De las leyendas alto-aragonesas», Aragón, 270 (1964), 4-5.]