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lunes, 16 de septiembre de 2024

Pilhar, Pillar - Compissar

 

Pilhar, Pillar, v., piller, dérober.

Voyez Muratori, Diss. 33.

La li volian venir prendre, saisir e pilhar. 

Chronique des Albigeois, col. 8.

La lui voulaient venir prendre, saisir et piller. 

Corria lo pays, rauban, pillan.

Arbre de Batalhas, fol. 133.

Courait le pays, dérobant, pillant.

Part. pas. Pres, cremat, pilhat e robat.

(chap. Pres, cremat, pillat y robat.)

Statuts des barbiers de Carcassonne. 

Ord. des R. de Fr., 1400, t. VIII, p. 400.

Pris, brûlé, pillé et dérobé.

La vila era estada pilhada per los premiers. 

Chronique des Albigeois, col. 18.

La ville avait été pillée par les premiers.

CAT. ESP. Pillar. PORT. Pilhar. IT. Pigliare.

(chap. Pillá, robá, furtá, pendre, emblá, arramblá: pillo, pilles, pille, pillem o pillam, pilléu o pilláu, pillen; pillat, pillats, pillada, pillades.)

2. Pilatge, s. m., pillage.

Del pilatge que era estat faict.

Chronique des Albigeois, col. 56.

Du pillage qui avait été fait.

CAT. Pillatge. ESP. Pillage (pillaje). PORT. Pilhagem. 

(chap. Pillaje, pillajes; pillache, pillaches.)

3. Pillart, s. m., pillard, voleur.

Devria aver nom de pillart. Arbre de Batalhas, fol. 203. 

Devrait avoir nom de pillard.

(chap. lladre, lladres; pilladó, pilladós, pilladora, pilladores; robadó, robadós, robadora, robadores; assaltadó, assaltadós, assaltadora, assaltadores; bandido, bandidos, bandida, bandides; assaltacamins.)

falangiste, fasciste, franquiste, Fuster, Jordi Pujol

Pilo, s. m., lat. pilum, dard, javelot.

Per sendiers

D' Armanhagues e falsartz e pilos

Veirem.

P. Cardinal: Tendas e traps. 

Par les sentiers d'Armagnac et faussarts et dards nous verrons.

O apcha esmoluda, faucilla o pilo. Guillaume de Tudela.

Ou hache émoulue, faucille ou javelot. 

Fig. M' a si nafrat ins el cor d' un pilo.

Gausseran de Saint-Leidier: Pueis fin' amors.

M'a tellement blessé en dedans au coeur d'un dard.

ANC. FR. Nous chargèrent les Sarrazins touz de pyles que il traioient au travers du fleuve.

Je ne fu pas blécié de leur pyles que en cinq lieus, et mon roucin en quinze lieus. Joinville, p. 45 et 52. 

Quant je vi les pilez descendre, 

Et les sajetes barbelées 

Chaoir entor moi granz et lées... 

Et pilez volent conme grelle.

Roman du Renart, t. I, p. 323.

Port. IT. Pilo. (chap. Jabalina, llansa, dardo.)


Pilota, Pelota, s. f., du lat. pila, pelotte, paume, balle.

Mas aissi coma

Una pilota o poma.

Brev. d'amor, fol. 29.

Mais ainsi comme une pelotte ou pomme. 

Tant haut me fazias levar 

Com s' eu fos una pelota.

Guillaume de la Tour: Una doas.

Si haut vous me faisiez élever comme si je fusse une paume.

Era tot lo mon aici com una pelota redonda.

Hist. de la Bible en provençal., fol. 1.

Tout le monde était ainsi comme une pelotte ronde.

- Pilule.

Tres pilotas faitz atressi.

Tres pilotas s' i deu donar.

Deudes de Prades, Auz cass.

Faites aussi trois pilules. 

Trois pilules il doit lui donner.

- Peloton, troupe, masse, tas, pile.

Per que en una pilota tut

Son jus en ta fauda casuch.

Trad. d'un Évangile apocryphe.

C'est pourquoi en un tas tous sont en bas dans ton giron tombés.

CAT. Pilota. ESP. PORT. Pelota. (chap. Pilota, pilotes.)

- Sorte d'exaction qu'en certains pays on prélevait sur les nouvelles mariées étrangères à la localité.

Abus que on apella la pelota, quant una fema va en mariage de un luec en autre. Statuts de Provence. Julien, t. I, p. 600.

Abus qu'on appelle la pelotte, quand une femme va en mariage d'un lieu en autre.

2. Pillula, s. f., lat. pilula, pilule.

Cove que tu lacses malaute... am pillulas. Trad. d'Albucasis, fol. 41.

Il convient que tu relâches malade... avec pilules.

Pillulas de diacastoreum ab suc de rutha. Eluc. de las propr., fol. 85.

(chap. Pirules, píndoles, píldores de diacastoreum, castoreum en suc de ruda. Vaya medissina, teníe que sé mes amarga que fel en aloe.)

Pirules, píndoles, píldores de diacastoreum, castoreum en suc de ruda. Vaya medissina, teníe que sé mes amarga que fel en aloe


Pilules de diacastoreum avec suc de rue.

3. Piloteta, s. f. dim., petite pelotte, pilule.

No pren mas una piloteta.

D' aco faretz tres pilotetas

Non plus d' una fava grossetas.

Deudes de Prades, Auz. cass. 

Ne prend qu'une pilule.

De cela vous ferez trois pilules non (pas) plus qu'une fève grossettes. CAT. Piloteta. IT. Pelotilla. (chap. Piloteta, pilotetes; pindoleta, pindoletes, pildoreta, pildoretes.)

4. Pinhola, s. f., pilule.

Tro que puscatz pinholas far.

Deudes de Prades, Auz. cass.

Jusqu'à ce que vous puissiez faire des pilules.

5. Pinholetas, s. f. dim., petite pilule.

Donaretz... 

Lendema doas pinholetas. 

Tres pinholetas, la setmana.

Deudes de Prades, Auz. cass. 

Vous donnerez... le lendemain deux petites pilules.

Trois petites pilules, la semaine.


Piment, Pimen, Pigment, s. m., piment, sorte de boisson composée de miel et d'épices.

Pigment es dit quar si fa d'especias. Eluc. de las propr., fol. 272. 

Piment est dit parce qu'il se fait d'épices.

Fel, mesclat ab eyssens, 

M' es endevengutz pimens.

Bertrand de Born: S' abrils e fuelhas.

Fiel, mêlé avec absinthe, m'est devenu piment.

Bon vin e pigment.

Aimar Jordans: Paris viscom.

Bon vin et piment.

Qui be pimen ni vi trop fort.

Deudes de Prades, Auz. cass.

Qui boit piment et vin trop fort.

- Potion.

Metges fai suaus pimens. Trad. de Bède, fol. 79. 

Le médecin fait douces potions.

ANC. FR. Et de pimens et de clarez.

Fables et cont. anc., t. III, p. 423.

Trait aluine et piment en coupes.

Roman de la Rose, v. 6847.

De ce vin dessus dict est faict le bon et savoureux hipocras et claré et pigment. H. Estienne, Apologie pour Hérodote, t. II, p. 207.

(chap. Pimén, pigmén, classe de beguda composta de mel y d' espessies.).

2. Pimenta, s. f., piment, sorte de boisson.

Conoisser las semblansas de las pimentas ni dels lectuaris.

Trad. de Bède, fol. 55.

Connaître les ressemblances des piments et des électuaires.

- Épicerie.

Aqui meteis fetz piment atressi

De pimentas mot noblas e de vi;

Las pimentas son virtutz divinals.

Épître de Matfre Ermengaud à sa soeur.

Là même il fit aussi piment d'épiceries moult nobles et de vin; les épiceries sont les vertus divines.

3. Pimentier, s. m., pimentier, arbre de douceur.

- Fig. et allusivement à la blessure de Jésus-Christ.

Qui cossira lo trauc del pimentier.

Épître de Matfre Ermengaud à sa soeur.

Qui considère le trou du pimentier.

4. Pigmentari, adj., pimentaire, qui concerne l'épicier, le droguiste.

Per art pigmentaria si fan alcus beuragges et electuaris.

Eluc. de las propr., fol. 272.

Par art pimentaire se font aucuns breuvages et électuaires.

- Substantiv. Épicier, droguiste.

Pigmentaris apelam aquels qui vendo et cofisho especias.

Eluc. de las propr., fol. 272.

Nous appelons épiciers ceux qui vendent et confisent les épices.

(chap. Espessié, espessiés, espessiera, espessieres.)


Pimpa, s. f., pipeau, chalumeau, cornemuse, musette.

Las pimpas sian als pastors,

Et als enfans bordeitz petitz.

G. Rudel: Pro ai del.

Que les chalumeaux soient aux pasteurs, et aux enfants les petits béhourds. 

ANC. FR. Il avoit desirié ou souhaidié la pipe, ou musette de un varlet de la ville. Lett. de rém. de 1382. Carpentier, t. III, col. 286.

(ESP. Salmoé; cornamusa, tipo de gaita; en inglés, pipe; piper : gaitero, como en el whisky 100 pipers; alemán Pfeiffe, que también es pipa. Chap. Gaita, gaites.)


2. Pipaut, s. m., joueur de cornemuse.

Habere bucinatorem seu pipatorem. 

Lett. de rém. de 1357. Carpentier, t. III, col. 286. 

Ieu pres trop mais los pipautz 

Que van las almornas queren.

Pierre d'Auvergne: Chantarai.

Je prise beaucoup plus les joueurs de cornemuse qui vont sollicitant les aumônes.

(chap. Gaité, gaités, gaitera, gaiteres.)

3. Pimpar, Pipar, v., rendre pimpant, pomponner, égayer.

Tals se pimpa e s' aplana,

Que malvestat sarra e lia.

H. Brunet: Lancan son.

Tel se pomponne et se dorlotte, que méchanceté enserre et lie.

Un Ms. porte pipa.

4. Apimpar, Apipar, v., pomponner, fêter.

Tals s' apipa e s' aplana.

H. Brunet: Lancan son. Var.

Tel se pomponne et se dorlotte.

Fig. Tan m' apimp' e m' acuelh e m col.

G. Pierre de Cazals: Eras.

Tant elle me fête et m'accueille et me caresse.


Pin, s. m., lat. pinus, pin.

L' onor que m fetz sotz lo pin, en l' erbos.

B. de Ventadour: Bels Monruels.

L'honneur qu'elle me fit sous le pin, sur le gazon. 

No son vert li fau, ni 'l pi, ni 'l vern.

Serveri de Girone: Un vers farai.

Ne sont verds les hêtres, ni les pins, ni les aunes.

Loc. Canja pin per ginebre.

E. Cairels: Ara no vei. 

Change pin pour genièvre.

CAT. Pí. ESP. Pino. PORT. Pinheiro. IT. Pino.

(chap. Pi, pins; pinet, pinets; piná, pinás; sapí, sapins.)

Pi, pins; pinet, pinets; piná, pinás; sapí, sapins

2. Pinhe, s. m., pin.

Pinhe es dit quar ha agudas fuelhas. Eluc. de las propr., fol. 218. 

Pin est dit parce qu'il a feuilles aiguës.

3. Pinhos, s. m., lat. pineus, pignon, amande de la pomme de pic.

Pinhos so linitiu. Eluc. de las propr., fol. 218.

Pignons sont lénitifs.

(chap. piñó, piñons. ESP. piñón, piñones.)

4. Pinha, s. f., lat. pinea, pomme de pin.

Croys quon el fuec la pinha.

(chap. Cruix com al foc la piña.)

Marcabrus: Dirai vos.

Pétille comme au feu la pomme de pin.

Pinha es noze granda ab trops gras et nogalhos dedins la scorsa.

Eluc. de las propr., fol. 218. 

La pomme de pin est grosse noix avec de nombreux grains et amandes en dedans de l'écorce.

CAT. Pinya. ESP. Piña. PORT. Pinha. IT. Pina. (chap. Piña, piñes; piñeta, piñetes.)

- Verge, membre viril.

Quan la pot tener sobina

Ab sa pina.

Guillaume de Berguedan: Un trichaire.

Quand il la peut tenir renversée avec sa verge.

5. Pinenc, adj., de pin, conique comme un pin.

Lonc, de forma pinenca et aguda. Eluc. de las propr., fol. 52.

Long, de forme conique et aiguë.

6. Peymentada, s. f., pineraie.

Laborador demorant a una peymentada... de la parropia de Sancta Eulalia. (N. E. En parropia se encuentra la p : q, como en el rumano apua : de aqua : agua; patru : de quatuor : cuatro.)

Terrier de la Confr. du Saint-Esprit de Bordeaux, fol. 186. 

Laboureur demeurant à une pineraie... de la paroisse de Sainte-Eulalie.

(chap. Piná, pinás; pineda, pinedes.)


Pinhel, s. m., bouquet.

Fassan de las fuelhas capel

E de las floretas, pinhel. 

Que fassan pinhel de las flors. Brev. d'amor, fol. 4. 

Qu'ils fassent des feuilles chapeau et des fleurettes, bouquet.

Qu'ils fassent bouquet des fleurs.

(chap. Ram, rams de flos.)

Una Rosa sen va aná y va dixá unes rosetes, "cúidameles, Ramonet, al jardinet de Queretes."


Pinguesa, s. f., du lat. pinguis, graisse.

Osta la pinguesa. Trad. d'Albucasis, fol. 27.

Ôte la graisse.

(chap. Pringue, greix, grassa, sagí; pringós, pringosos, pringosa, pringoses; oliós, oliosos, oliosa, olioses.) 


Pinnula, s. f., lat. pinnula, nageoire.

Natura lor ha provezit de pinnulas, ab las cals podo nadar.

Eluc. de las propr., fol. 154.

La nature les a pourvus de nageoires, avec lesquelles ils peuvent nager.

(chap. Aleta dorsal dels peixos.)


Pios, Pius, adj., lat. pius, pieux, clément, bienveillant, miséricordieux. Maires de Dieu, verges e casta e pia.

Folquet de Lunel: Bona.

Mère de Dieu, vierge et chaste et pieuse.

Vers Dieus, no m siatz esquius,

E que, clars reys, doutz e pius, 

Me n' an' ab los grazitz jauzens.

Pierre d'Auvergne: Dieus vera.

Vrai Dieu, ne me soyez pas rude, et que, roi brillant, doux et clément, je m'en aille avec les accueillis jouissants.

Dossa, pia, de bon aire, 

Fai nos tost de mal estraire. 

Pierre de Corbiac: Domna dels angels. 

Douce, pieuse, débonnaire, fais-nous promptement échapper au mal. Fig. Lo gens cors amoros 

E la doussa cara pia.

Bertrand de Born: Cazutz sui.

Le gentil coeur amoureux et la douce face bienveillante.

ANC. FR. Sainte Virgine dulce et pie.

Fragm. Ms. de la Rés. de J.-C.

CAT. ESP. (pío) PORT. IT. Pio. 

(chap. Pío, píos, pía, píes; misericordiós, clemén, benevolén.)

2. Piamen, adv., pieusement, religieusement.

Cel que non fai piamen

En totz faitz, cum dreitz comanda.

B. Zorgi: Atressi. 

Celui qui n' agit pas religieusement en toutes choses, comme droit commande. 

CAT. Piament. ESP. (píamente, con piedad) PORT. Piamente. 

(chap. Píamen.)

3. Piatos, Pidos, Pietos, Pitos, adj., miséricordieux, compatissant.

Senher Dieus, piatos et humils, paire et creaire del cel e de la terra.

Liv. de Sydrac, fol. 5. 

Seigneur Dieu, miséricordieux et humble, père et créateur du ciel et de la terre.

Ela fon piatosa, e levet lo sus. V. de Guillaume de Balaun.

Elle fut compatissante, et le leva sus (releva). 

Lo fai dous e pietos. V. et Vert., fol. 44. 

Le fait doux et compatissant. 

Substantiv. Prec l' aut pidos,

Que volc per nos morir.

B. Zorgi: Ben es adreitz. 

Je prie le haut miséricordieux, qui voulut pour nous mourir.

ANC. FR. La douce dame gloriose, 

La douce Virge, la pitose.

Fables et cont. anc., t. I, p. 289.

CAT. Piados. ESP. PORT. Piadoso. ANC. IT. Piatoso. IT. MOD. Pietoso.

(chap. Piadós, piadosos, piadosa, piadoses.)

4. Piatozamen, Pidosament, adv., miséricordieusement, pieusement.

Piatozamen parla Jhesu Crist d'aquesta virtut en l' Avangili.

V. et Vert., fol. 62.

Jésus-Christ parle miséricordieusement de cette vertu en l'Évangile.

Cel que perdona pidosament, negus pechaz non remanra en lui.

Trad. de Bède, fol. 26.

Celui qui pardonne miséricordieusement, nul péché ne restera en lui.

CAT. Piadosament. ESP. PORT. Piadosamente. IT. Pietosamente.

(chap. Piadosamen; misericordiosamen.)

5. Pietat, Piatat, Pitat, Pidat, s. f., lat. pietatem, pitié, compassion, miséricorde, commisération. 

Li ric home an pietat tan gran 

De paubra gen, corn ac Cayn d' Abelh. 

P. Cardinal: Tos temps azir. 

Les hommes puissants ont si grande pitié de la pauvre gent, comme eut Caïn d'Abel. 

E 'l vostra pietatz que m guerisc' e m defenda. 

Folquet de Marseille: Vers Dieus. 

Et que la votre miséricorde me guérisse et me protége.

Ela 'l dis que mot avia gran piatat de lui. V. de Gaucelm Faidit.

Elle lui dit qu'elle avait moult grande pitié de lui.

S' eu trop vauc esperan 

Que m deia valer pidatz.

B. Zorgi: Atressi com lo. 

Si je vais trop espérant qui me doive valoir compassion.

Volc, per nostre salvamen,

Ancta, dolor e pena e mor suffrir

E pietat e turmen e cossir.

G. Figueiras: Del preveire.

Il voulut, pour notre salut, honte, douleur et peine et mort souffrir et commisération et tourment et chagrin.

Tro 'l dezir m' aucia

O que l' en prenda pitatz.

Peyrols: Per dan que.

Jusqu'à ce que le désir m'occise ou qu'il lui en prenne pitié.

CAT. Pietat. ESP. (Peidad) Piedad. PORT. Piedade. IT. Pietà, pietate, pietade. (chap. Piedat, piedats.)

6. Piatable, adj., digne de pitié, de commisération.

Si cum son pupilli e las vesoas e las autras personas pietablas.

(chap. Aixina com són pubilles y les viudes y les atres persones dignes de piedat.)

Trad. du Code de Justinien, fol. 15.

Ainsi comme sont pupilles et les veuves et les autres personnes dignes de pitié.

7. Piatados, adj., tendre, miséricordieux, compatissant.

Per forsa d' obransa 

Del Senhor piatados. 

Guillaume de Saint-Didier: Aissi cum a. 

Par force d'oeuvre du Seigneur miséricordieux.

De cor piatadosa. Eluc. de las propr., fol. 177. 

Tendre de coeur.

8. Piatansa, Piedansa, Pidanza, Pitansa, s. f., pitié, commisération, miséricorde.

Eu, cui dregz 

Non pot cobrar pidanza.

B. Zorgi: Ben es. 

Moi, à qui droit ne peut obtenir commisération.

Quar tot mon cor e m' esperansa 

Es en la tua piatansa.

Folquet de Marseille: Senher Dieus. 

Car tout mon courage et mon espérance est en la tienne miséricorde.

Merce e piedansa.

Aimeri de Peguilain: Tan fin. 

Merci et pitié.

Si t prezes de me merces 

O qualsque pitansa.

P. Raimond de Toulouse: Pessamen. 

S'il te prît de moi merci ou quelque pitié.

9. Impietat, Inpietat, s. f., lat. impietatem, impiété.

Me perdonaras la inpietat de mon peccat. V. et Vert., fol. 69.

Tu me pardonneras l' impiété de mon péché. 

CAT. Impietat. ESP. Impiedad. PORT. Impiedade. IT. Empietà, impietate, impietade. (chap. In + piedat : impiedat, la n dabán de la p : m.)

10. Expiacio, s. f., lat. expiatio, expiation.

La festa de expiacio, o purgacio. Eluc. de las propr., fol. 129. 

La fête d' expiation, ou purification.

CAT. Expiació. ESP. Expiación. PORT. Expiação. IT. Espiazione.

(chap. Expiassió, expiassions.)

11. Piadar, v., rendre pieux, affectueux.

Cuien lor fils piadar.

Marcabrus: L' autr' ier.

Pensent rendre leurs fils affectueux.


Pipa, s. f., pipe, barre, bâton, tuyau, tube.

Voyez Denina, t. III, p. 60.

Grossas fustas e pipas. Chronique des Albigeois, p. 79. 

Gosses (grosses) poutres et barres.

- Sorte de futaille, de tonneau.

XVIII pipas de vi a balhar. Docum. de 1376. Ville de Bergerac. 

Dix-huit pipes de vin à livrer. 

Qui vend pipa de vin. Fors de Béarn, p. 1086. 

Qui vend pipe de vin.

CAT. ESP. (tonel, barril) PORT. Pipa. (chap. Carretell, carretells de vi; barrica.)


Pissar, v., pisser, uriner.

Voyez Leibnitz, Coll. étym., p. 122; Aldrete, p. 362; Mayans, t. II, p. 224.

Ieu lur farai tal mal venir, 

Qu' una no fara mais pissar.

Le moine de Montaudon: Autra vetz. 

Je leur ferai venir tel mal, que l'une ne fera que pisser.

Es co l'orbs que pissa en la carrera. 

Lanza: Emperador. 

Il est comme l'aveugle qui pisse dans la rue. 

Prov. De tal en sai que pisson a presen,

Et, al beure, rescondo s dins maizo. 

P. Cardinal: Ricx hom. 

De tels j'en sais qui pissent en public, et, pour boire, se cachent dans maison.

Subst. et allusiv. Aital beutat...

Que perdon per un sol pissar. 

Le moine de Montaudon: Autra vetz. 

Telle beauté... qu'elles perdent par un seul pisser. 

CAT. Pixar. IT. Pisciare. (chap. Pixá, pixás (tindre pixera): yo me pixo, pixes, pixe, pixem o pixam, pixéu o pixáu, pixen; pixat, pixats, pixada, pixades.)

pixán a una cochera

2. Pis, s. m., pissat.

Donar per vin blanc, ner,

E pis d' egua per sabrier. 

T. de Bonnefoy et de Blacas: Seingn' En. 

Donner pour vin blanc, du noir, et pissat de jument pour saveur.

(chap. Pixat, pixats.)

3. Compissar, v., compisser, mouiller d'urine, remplir d'urine.

Soven compissas ta sabata.

(chap. Assobín pixes ta (la teua) sabata.)

T. de Bonnefoy et de Blacas: Seingn' En. 

Souvent tu compisses ton soulier.

Ja no sabra tant de gandill 

No il compisses lo groin e' l cill.

A. Daniel: Puois Raimons. 

Jamais ne saurait tant de détour qu'elle ne lui compissât le museau et le cil.

ANC. FR. Toute la tribale et suite des autres docteurs viendront illec compisser l'oeuvre et mesme passage. Contes d'Eutrapel, fol. 25.

lunes, 29 de julio de 2024

4. 14. Máximes y sentensies de Pedro Saputo.

Capítul XIV.

Máximes y sentensies de Pedro Saputo.

Braulio Foz, Fórnoles, Matarraña, Teruel; Máximes y sentensies de Pedro Saputo.

Solíe di que preferíe enemics espabilats que amics apamplats. 

Díe que en general tots los homens són bons y tots roíns, perque no los ham de demaná lo que no poden doná, ni voldre que obron com no los convé encara que igual entenen mal esta conveniensia. 

Y en cuan a la justissia, que o no la coneixen en los casos que obren mal, o que no saben lo que val.

Li van preguntá una vegada, quins homens eren los mes perjudissials, y va contestá que los envechosos. Se van admirá de esta resposta, y van voldre sabé lo que sentíe dels lladres, assessinos y datres; y va di, que dels primés, lo envechós pegue en lladre, y per enveja escomensaben a sé roíns; que los atres són uns miserables, ignorans, soques y mal encaminats per uns atres com ells, o perduts per la mala educassió cuan eren chiquets y mossos; pero que al final, tart o pronte se fa justissia. Pero que lo envejós o la envejosa es un verdadé malsín, lo traidó per naturalesa, lo animal propiamen dit, contra qui no ña cástic a les leys ni a les costums, per al mal que cause en general y en particulá, que es mes que lo que mos ve de totes les demés classes juntes de homens perversos y malvats. Que la enveja ha causat mes trastornos al món que la codissia y la ambissió juntes, si no es que la ambissió sigue un nom dorat pera la enveja. Pero que sin embargo podíen alguna vegada, y de particulá en particulá, produí un be paregut al de les cagarrines y colics al cos humano, que si no són frecuens ni mol graves, fan al home templat y sobrio.

Tamé díe moltes vegades que la avarissia no habíe eixecat cap casa; y sí moltes lo orden y la economía.

Díe que los mes grans enemics del be del home solen sé la vanidat y la dropina. La vanidat perque gaste mes de lo que pot y se arruine o diu mes de lo que deu y cau en grans inconveniens; y la perea, la dropina, perque va detrás de les estassions al tems, de la saó als negossis, dels fets als acontessimens, dixansu vindre tot damún, hasta que li cau la casa y acabe a les seues ruines, enrunat y arruinat, o fuch espantada y no trobe aon fotres, pobra, falta de consell y aburrida.

Díe que la tontería es mal incurable (només cal vore a Carlos Rallo Badet) y códul al que sempre se entropesse; y que los tres mes grans traballs que pot passá un home són viure en imbessils, tratá en embusteros y viachá en un cobart (Julio Micolau de La Fresneda fa les tres coses, que pareix lo gos de Quintaneta).

Lo influjo de la imprenta y la aplicassió de cadaú guiada y exitada per los sabuts, díe que lo faríen home al món, perque hasta ara (al seu tems) encara no habíe eixit de chiquet.

Creíe que los homens may habíen sigut millós, sino que a uns atres tems van tindre menos leys y menos sossiedat, y així menos juissi y censura de les seues acsions; pero que la sossiedat se habíe anat constituín milló, encara que no be del tot.

Segons ell, los homens del seu tems no enteníen lo comers, la agricultura, les arts, ni les siensies, perque li pareixíe que no veíe mes que torpesa, casualidat, charlatanisme y miseria.

Cuan se va sabé la seua ressolusió de casás li van preguntá, cóm sén tan sabut caíe an esta vulgaridat. Y va contestá: no es vulgaridat casás, perque es seguí la naturalesa, sino casás mal per interés o per mera y sola raó de nom, y queixás después, o condená lo matrimoni y parlá mal de les dones.

Abans de coneixe a son pare díe que donáe grassies a Deu perque no lay habíe dixat coneixe, pos habíe vist mols chiquets de qui no li penaríe sé pare, y pocs homens de qui voldríe sé fill. 

Pero cuan va trobá a son pare, va plorá de pena de no habél conegut desde la cuna. Y sobre lo seu apellit va contestá a don Vicente, son germá de Morfina, que li va preguntá si estáe orgullós de ell: ya me pareixíe a mí que no podíe escapá de un López, de un Pérez, de un Martínez, Jiménez, Sánchez, o Fernández, perque estos linajes són com los vileros que a tota vila se troben.

Com habíe tratat en flares y monges y los coneixíe mol be, díe que an aquells los faltabe un voto, y an estes nels sobraben dos. 

Pero no explicabe mes, y no sabem quins votos eren eixos.

Per tres coses (díe) donaría yo la vida: per la religió que professo, per ma mare y per lo meu poble. Li van preguntá una vegada que acababe de di aixó, si la donaríe per lo Rey; y va contestá que no enteníe la pregunta.

Solíe di que en general la primera nessessidat de les dones es parlá; la segona murmurá de atres, y la tersera, sé adulades.

La perea als jovens, la desautoridat als agüelos, la vanidat a les fees, y casá a un home baixotet en una dona alta, díe que són cuatre pecats iguals, contra natura.

Recomanán la frugalidat solíe di: carn una vegada al día, y eixa a 

l'olla o rostida. Y condenán la tacañería als plats: lo milló dols es la mel, lo milló coc, lo bon pa, lo milló licor, lo bon vi, y lo milló guiso, lo mes curtet y simple.

Díe que ñabíe cuatre coses que lo ficaben a pun de alferessía: taula menuda, llit curt, mula pesada, y navalla sense esmolá.

Cuatre que li omplíen l'alma de rissa: una agüela en flos, un home gurrumino, un predicadó de mal ejemple, y un flare o retó fenli la roda a una dama.

Y cuatre que li féen portá la má a la espasa:

engañá a un sego, feli la burla a un agüelo, un home peganli a una dona, y un fill maltratán a son pare o a sa mare.

Están a Sevilla li van brindá si volíe aná a vore a una poetisa que componíe sonetos, églogues de pastós y atres poemes; y va contestá que sí, pero que li habíen de di en tems lo día y la hora perque volíe preparás.

- ¿Quína preparamenta nessessitéu?, li van preguntá, y va di:

purgám y llimpiá be la pancha, y después péndrem un elixir que sé fé yo en gitam, mol espessial contra los vomits y la fluixera de ventre.

Entre les sentensies dels antics la que mes li agradáe ere aquella de Virgilio: Felix qui potuit rerum cognoscere causes. "dichós, felís, lo que alcanse a coneixe les causes de les coses»; aixó es, a la naturalesa.

Y de ell la sentensia mes sélebre es esta: que lo mol resá a ningú ha fet san, ni lo mol lligí sabut (només cal vore a Moncho), ni lo mol minjá ressio y fort.

Moltes atres dites y sentensies se li atribuíxen; pero o són mol vulgás, o sels vol doná autoridat en lo seu nom. Y així mateix se conten de ell diferens fets que de cap manera corresponen al consepte que lo seu gran talento y máxima prudensia mereixen.

Yo estic convensut de que així los dits com los fets que corren com si foren seus y són tan indignes de la seua discressió y sabiduría, perteneixen al fals o apócrifo Pedro Saputo, a qui los de Almudévar van fotre fora a gorrades y en raó del seu poble, tan malparat lo malparit, y que, com ham dit, ere un acsiomo, un dropo, gat, torpe, indessén, (algo paregut a Mario Sasot Escuer, lo de la revista de la franja del meu cul.)

Mario Sasot Escuer, capsot, franchista, la franja del meu cul

Lo fill de la pubilla va sé mol sobrio, mol fi, mol amable, persona de mol respecte, y tan gran en tot com se ha vist an esta verdadera historia de la seua vida.


Original en castellano:

Capítulo XIV.

Máximas y sentencias de Pedro Saputo.

Solía decir que más quería enemigos agudos que amigos tontos.

- Decía que hablando en general todos los hombres son buenos y todos malos, porque no les debemos pedir lo que no pueden dar, ni querer que obren como no les conviene aunque tal vez entiendan mal esta conveniencia. Y en cuanto a la justicia, que o no la conocen en los casos que obran mal, o que no saben lo que vale.

- Preguntáronle una vez, qué hombres eran los más perjudiciales, y respondió que los envidiosos. Admiráronse de esta respuesta, y quisieron saber lo que sentía de los ladrones, matadores y otros; y dijo, que de éstos mucha parte eran también envidiosos y por envidia comenzaban a ser malos; que otros son unos miserables, ignorantes, rudos y mal encaminados por otros como ellos, o perdidos por la mala educación en su niñez y mocedad; pero que al fin de todos ellos tarde o temprano se hace justicia. Mas que el envidioso es un verdadero malsín, el traidor por naturaleza, el animal propiamente dañino, contra el cual no hay castigo en las leyes ni en las costumbres, para el daño que causa en general y en particular, que es más que el que nos viene de todas las demás clases juntas de hombres perversos y malvados. Que la envidia ha causado más trastornos en el mundo que la codicia y la ambición juntas si no es que la ambición sea un nombre dorado de la envidia. Pero que sin embargo podían alguna vez, y de particular a particular, producir un bien parecido al de las indigestiones y cólicos en el cuerpo humano, que si no son frecuentes ni muy graves, hacen al hombre templado y sobrio.

- También decía muchas veces que la codicia no había levantado ninguna casa; y sí muchas el orden y la economía.

- Decía que los mayores enemigos del bien del hombre suelen ser la vanidad y la pereza. La vanidad porque gasta más de lo que puede y se arruina o dice más de lo que debe y cae en grandes inconvenientes; y la pereza, porque va detrás de las estaciones en el tiempo, de la sazón en los negocios, de los hechos en los acontecimientos, dejándoselo venir todo encima, hasta que se le cae la casa y acaba en sus ruinas, o huye espantada y no encuentra donde meterse, pobre, falta de consejo y aborrecida.

- Decía que la necedad es mal incurable y piedra en que siempre se tropieza; y que los tres mayores trabajos que puede pasar un hombre son vivir con necios, tratar con embusteros y viajar con un cobarde.

- El influjo de la imprenta y la aplicación de cada uno guiada y excitada por los sabios, decía que harían hombre al mundo, porque hasta ahora (en su tiempo) aún no ha salido de niño.

- Creía que los hombres nunca habían sido mejores, sino que en algunos tiempos tuvieron menos leyes y menos sociedad, y así menos juicio y censura de sus acciones; pero que la sociedad había estado mejor constituida, aunque no bien del todo.

- Según él, los hombres de su tiempo no entendían el comercio, la agricultura, las artes, ni las ciencias, porque le parecía que no veía sino torpeza, casualidad, charlatanismo y miseria.

- Cuando se supo su resolución de casarse le preguntaron, cómo siendo tan sabio caía en esta vulgaridad. Y respondió: no es vulgaridad casarse, porque es seguir la naturaleza, sino casar mal por interés o por mera y sola razón de nombre, y quejarse después, o condenar el matrimonio y hablar mal de las mujeres.

- Antes de conocer a su padre decía que daba gracias a Dios porque no se lo había dejado conocer, pues había visto muchos niños de quien no le pesaría ser padre, y pocos hombres de quien quisiera ser hijo. Mas cuando encontró a su padre, lloró de pena de no haberle conocido desde la cuna. Y acerca de su apellido respondió a don Vicente, el hermano de Morfina que le preguntó si estaba muy vano de él: ya me parecía a mí que no podía escapar de un López, de un Pérez, de un Martínez, Jiménez, Sánchez, o Fernández, porque estos linajes son como los gorriones que en todo poblado se encuentran.

- Como había tratado con frailes y monjas y los conocía muy bien, decía que a aquéllos les faltaba un voto, y a éstas les sobraban dos. Pero no explicaba más, y no sabemos qué votos eran éstos.

- Por tres cosas (decía) daría yo la vida: por la religión que profeso, por mi madre y por mi pueblo. Preguntáronle una vez que acababa de decir esto, si la daría por el rey; y respondió que no entendía la pregunta.

- Solía decir que en general la primera necesidad de las mujeres es hablar; la segunda murmurar de otras, y la tercera, ser aduladas.

- La pereza en los jóvenes, la desautoridad en los viejos, la vanidad en las feas, y casar hombre pequeño con mujer alta, decía que son cuatro pecados iguales contra natura.

- Recomendando la frugalidad solía decir: carne una vez al día, y ésa en la olla o asada. Y condenando la prolijidad en los platos: el mejor dulce es la miel, el mejor bizcocho, el buen pan, el mejor licor, el buen vino, y el mejor guiso, el más corto y simple.

- Decía que había cuatro cosas que le ponían a punto de alferecía: mesa pequeña, cama corta, mula pesada, y navaja sin filo. Cuatro que le regaban el alma de risa: una vieja con flores, un marido gurrumino, un predicador de mal ejemplo, y un fraile o clérigo haciendo la rueda a una dama. Y cuatro que le hacían llevar la mano a la espada: engañar a un ciego, burlarse de un viejo, un hombre pegando a una mujer, y un hijo maltratando a su padre o a su madre.

- Estando en Sevilla le brindaron si quería ir a ver una poetisa que componía sonetos, églogas de pastores y otras poesías; y respondió que sí, pero que le habían de decir con tiempo el día y la hora porque quería prepararse. 

- ¿Qué preparación necesitáis?, le preguntaron, y dijo, purgarme y limpiar bien el estómago, y luego tomar un elixir que sé yo hacer muy especial contra las náuseas y la flojedad del vientre.

- Entre las sentencias de los antiguos la que más le gustaba era aquella de Virgilio, Felix qui potuit rerum cognoscere causas. «Dichoso el que alcanza a conocer las causas de las cosas»; esto es, a la naturaleza.

- Y de él la sentencia que más se celebra es ésta: que el mucho rezar a nadie ha hecho santo, ni el mucho leer sabio, ni el mucho comer robusto y fuerte.

Muchos otros dichos y sentencias se le atribuyen; pero o son muy vulgares, o se les quiere dar autoridad con su nombre. Y asimismo se refieren de él varios hechos que de ningún modo corresponden al concepto que su gran talento y suma prudencia le ha merecido. Yo me persuado que así los dichos como los hechos que corren como los suyos y son tan indignos de su discreción y sabiduría, pertenecen al falso Pedro Saputo, a quien los de Almudévar echaron con razón de su pueblo tan malparado, y que, como hemos dicho, era un mentecato, un vago y un borracho torpe e indecente. El hijo de la Pupila fue muy sobrio, muy fino, muy amable, persona de mucho respeto, y tan grande en todo como se ha visto en esta verdadera historia de su vida.

4. 7. Seguix lo registre de les novies. Festa y ball a una aldea.

Capítul VII.

Seguix lo registre de les novies. Festa y ball a una aldea.

De Ayerbe va aná cap a Loarre, (Alerre al llibre de aon hay traduít)
aon ne portabe un atra, pero la va trobá en un genio com un barrócul, pareixíe picada de les peñes de la serra veína.

Alerre, De Ayerbe va aná cap a Alharre

A Bolea ne ñabíen dos, la una, beata, absoluta y novelera, l'atra, filla de un lletrat y tan docta com son pare. A la primera li va fé la creu; la segona va volé enseñáli a parlá, dién mol remilgada al cas de nomená a sa yaya, no la vach coneixe; y sobre viure a la siudat o a l'aldea, que enteníe la diferensia.

Se li va tallá l'estómec a Pedro Saputo, y en tres minuts va vomitá o gitá cuatre vegades. Tans vomits li va doná sentíla.

Va seguí al peu de la serra aon va vore algunes flos desfullades. Y al passá per Lierta va mirá cap a Gratal y li va apetí, se li va antojá pujá a la seua picosa. Lo día convidabe, ere apassible y sereno al mes de setembre, que alguna vegada es tan amable com lo mach. Va cridá, pos, a un paissano del poble, perque ni ell ni lo seu criat se sabíen lo camí; va fé que se portare bon minjá a la delissiosa fon del prat del Solaz, y va empendre la pujada. Una vegada a dal, ¡quín goch al cor! ¡quín airet tan puro! ¡quín sol y quín sel al michdía! ¡quíns plans hasta Saragossa! ¡cuáns pobles sembrats an aquella noble y grassiosa vega! Y a la esquena y als costats, ¡cuántes puntes! Pero fixán la vista a Huesca, va di: "¡Qué ben assentada estás, siudat alta y composta, siudat de les sen torres als teus muros! ¡Qué maja la teua catedral soberana en lo seu edifissi y tan vistosa en les seues agulles al ven! ¡En quín señorío y grandesa reines a la teua Hoya, amor que vas sé y Corona de Aragó als teus siglos passats, siudat libre y gloriosa per los Sanchos, per los Pedros y los Alfonsos! ¡Cuántes y qué hermosures vas amagá sempre, brilláes, vas sé la enveja de Palos y de Citera! ¡Y no hay de vóreles ara, an este radé viache dels meus amors! Pero així u ordenen los hados. Y encara... encara... Pero no; está ahí tancada la meua sort per un pare a qui venero.

Y no vull patí lo cacarech de les vostres maldites agüeles trilingües.» Y en aixó va girá la esquena, y se va aviá com qui diu a redolá monte aball. Díe trilingües a les agüeles de Huesca no perque parlaren o sapigueren tres idiomes, que may ne van sabé mes que lo seu, sino perque teníen tres llengües pera parlá y parláen en les tres a un tems. ¡Quínes agüeles aquelles! Va passá felismen la seua generassió; y ya después, agüeles y joves, segons informes que se han ressibit, sol tenen una llengua, expeditilla, sí, pero una sola.

Va passá dabán y va arribá al Abadiat

- Se sen cantá, va di als de Montearagón, y se note al flat lo incienso que allí cremen. Anem cap abán. Conque va pujá a Santolaria a vore als seus parens y a la viuda de marres, y se va aviá cap al Semontano. Yo empero no haguera passat tan de volada, perque lo sel particulá del Abadiat, encara que menut, es amable, lo país joyós, lo terreno fássil y bo, y sol criá algunes plantes espessials.

Al Semontano va fé moltes equis y esses anán de uns pobles als atres, perque ya se veu, no estáen tots alineats y va passá una llarga revista de donselles contanles casi per dotsenes, encara que no totes eren adotsenades.

¿A quína valleta no naixen distinguides, perfumades y majes flos, al voltán de les fees, vanes y vulgás?

Ñabíe, pos, de tot; y si abundabe la roba de almassén, la quincalla de cantonada y los cuadros de almoneda y hasta de sobres, tamé sen trobabe alguna que atra que foren mol bon descans de consevol peregrinassió. Y yo fío, de no está preocupat de atres amors, allí me haguera quedat prendat de ells, si ñabíe entonses donselles com algunes que conec al nostre tems, sin embargo del sin embargo.

No les produíx aquell país arteres, falses, astutes, ni fingides; y si alguna s'hi torne es perque les obliguen en engañs los que les traten.

Se va trobá a la festa de un poble, y es cosa de contás. Va arribá a una aldea, y a la casa aon se va hospedá ñabíe una filla y una neboda que sol aguardaben a eixecás de la taula a michdía pera anassen a la festa de un atre poble, que uns diuen que ere Colungo, atres Casbas, atres Abiego; y ña qui afirme que va sé Adahuesca. Pero yo que u sé be dic que va sé Colungo. Portáe carta per al pare de la filla, que ere tamé de les de la llista, y li van proposá que anare en elles. Va asseptá y agarrán a cascarrulles a la seua Helena (que Helena se díe), ya que podíe mol be portán la maleta lo criat en una mula, van aná al atre poble, aon no se sap si ne teníe alguna al seu registre.

Per la nit y al hora primera de la velada van acudí mes de sen persones a la casa a vore als forastés, y mes veus, crits, chillits y rissotades que a una plassa de bous. Van cridá a la taula, y se va amontoná la gen de manera que estáen a micha vara, y cada cadira ere un mun de cossos, brassos y caps, perque en ves de sis huespeds convidats ne van vindre sis sisos. Lo sopá, abundán, pero mal acondissionat y gossamen servit. Encara estáen als postres cuan va sobrevindre una ola de sagales acompañades de uns mossos, que donanse espentes, chillán, entropessán y agarrades dels brassos y serpenteján van di que veníen a buscá a les chiques pera aná al ball de casa de N.

- Sí, sí, va di lo pare; ya van, y ya elles se habíen eixecat y s'agarráen a les atres. Pero no sen anaben, estáen mirán com si les faltare algo.

- Anem, don Pedro, li va di lo huésped. Vostra Mersé se servirá acompañales y suposo que ballará en Helena.

- ¡Home!, va contestá una de les de la casa, zurda, mofletuda y de pit eixecat; aixó faltaríe, que don Pedro no vinguere al ball. Lo sel li va caure damún al sentí aixó; y advertín lo capellá la seua perplejidat, va di que hi aniríe tamé, ya que no podíe excusás. 

Va baixá entonses lo cap, sabén que no evitaríe que se l' emportaren, encara que se empeñare una comisió sansera.

Ya están a la casa del ball. ¡Quína confusió! ¡Quín jaleo! ¡Quína bahorrina! Ere gran la sala, pero estáen com a sardines a un cubo o guardiassivils. Va escomensá, o mes be va continuá la música, que se reduíe a un mal violín, a una pijó viola, y a una pandereta, tan desafinats los dos instrumens de corda, que féen mal als oíts y per ells se ficáe dolenta l'alma. Va habé de ballá sense remey, habén ballat la radera vegada a la Cort cuan ere estudián de tuna. 

Se va retirá después a una cadira que li van oferí, y cuan se ficáe a observá lo que veíe, se li foten damún disparatades y corrén dos forasteres y les atres dos sagales del seu huésped, y en la mes gran desenvoltura se li assente la creguda privilegiada als ginolls, y les atres dos damún y dabán de aquella cul en falda, servín ell de fundamén o solamén a tota la batería.

- ¿Qué feu, Helena, qué feu?, li va preguntá admirat. 

- ¡Un atra!, va contestá ella, en mol desenfado, que ya per sí pecabe mes per afable que per fura; lo que fan totes (cosa fan tutti), después de un canari, de una chacona o un mal tros de un atre ball, anaben a sentás als ginolls dels mossos. Teníe prop al capellá, y li va di:

- ¿Pero es possible que sigue costum aixó?

- Sí, siñó, va contestá lo bo del benefissiat; aquí se fa y ningú fique cap reparo.

Lo van liberá pronte de aquell pes perque van traure a ballá a les cuatre chiques, y ell se va ficá a mirá la sala. Ñabíe per allí algunes mares que pareixíen habé anat a cuidá de les seues filles y de atres, y ere en lo que menos pensaben. Sentades an terra y per aquelles arques unes se contaben los partos que habíen tingut y los mesos que la veína va pugué doná lleit al primé chiquet; atres les lleits que va mamá lo seu; atres s'adormíen a un racó; atres animaben a les sagales tímides; hasta que van traure una canasta vestida de gala en molta roba pera fé calseta y plena de tortelles de oli mes estopenques y dures que una mula sorda. An este mateix pun estáe ell discurrín una treta pera no ballá mes, pos ya li habíen intimat les chiques que volíen ballá en ell; y li va eixí perfectamen. Li van presentá lo canastet, va agarrá una tortella y se va eixecá pera repartíla a les sagales, que acababen de ballá; pero va fé vore que se li retortigáe un turmell y com estáe tan espessa la sala, va dixá incliná lo cos y va caure damún de una pobre dona que veénsel caure a plom va tirá lo cos cap atrás y van caure los dos: ella pancha per amún, y ell de esquena y de costat, saltánli la tortella cap aon ella va volé aná. Sen van enriure tots mol; se va eixecá coixeján que ere una llástima, y agarrat del bras del capellá sen va aná a la cuina aon se va bañá lo peu en aigua freda, pera dissimulá, y així se va librá de torná al ball dién que encara no podíe caminá.

En tot, sobre les onse va eixí a la sala, va demaná lo violín, lo va afiná, y va preguntá si sabíen ballá lo gitano. Van di que be o mal tamé lo ballaben.

- Que ixque, pos, una parella, o dos si volen, va di ell. Y fen callá al de la viola, y advertín al del pandero que donare sol alguns cops y lo acompañare en soroll baix continuo, va escomensá a tocá lo fandango mes rabiós que se va sentí de mans de músic: unes vegades alt y estrepitós; atres blan y suavet; unes picat y mordén, atres ligat y pla; ya com un riu ple y desmadrat que arrastre lo que trobe; ya com una corrén apassible que se remanse y pareix que se amague a la chopera hasta que fa un remolino, y arribe y cau despeñat en gran brogit y estruendo a la vall y montes veíns. Tots se van abalotá per les vibrassions de ixos ecos tan provocadós. 

Al prinsipi, sol balláen dos parelles; mol pronte ne va eixí un atra, después un atra, después ya totes; y hasta les agüeles que s'adormíen y les comares que parláen se van ficá de peu y féen meneos en lo cos y en lo cap, y no podíen tartí, y se derretíen y disfrutáen o chaláen. La rissa escomensáe, creixíe, cundíe, se va fé general; y entre lo violín, y les castañoles, y tal bullí y saltá, y tan arrope y jadeo; y lo foc que se habíe ensés a tots, igual agüelos que joves se va soltá la corda, y tots per los ulls y per la boca y per tot lo cos flamejaben. Los miráe Pedro Saputo, y espessialmen se divertíe al vore lo meneo y gestos de les agüeles, cuan pareixenli ya massa perillós lo efecte de la seua endemoniada música, va pegá una gran gabiñetada al violín, y en un gorjeo de oronetes se va tallá aquell insendi y estrago, dixanse caure los bailarins, ballarins o balladós per aquelles cadires y per aon podíen, fets tots un volcán, y procurán en una gran rissa dissimulá una mica lo que los passáe, elles en molta vergoña y no menos desfissi, ells perdut lo tino, desmandats casi a vistes y no assertán una paraula a dretes. 

¡Ah mares, les que voléu librá de perills a les vostres filles! 

En quinse díes no van torná les pobres sagales al seu temple ordinari; en sol pensá en lo ball se tornáen a destemplá o destrempá y s'enseníen. Pero lo que es la memoria va durá sempre. Ya eren mares, ya yayes, y hasta rebisyayes, si no habíen mort les que habíen assistit, encara parláen y nomenáen lo gitano de aquell añ.

Y per aquella nit, ¿quí estáe ya pera mes obra ni ball? 

Pera desbraváu del tot, va pendre un atra vegada lo violín y va di: vach a tocá una cosa que vach compondre al doló y llágrimes de ma mare, habenli dit un traidó que yo había mort a Cataluña.

Y va tocá una compossisió mol triste y patética, sense tindre mol en cuenta les regles del art perque va sé una idea repentina y suposat lo motiu; per de pronte se van calmá aquells jovens y va torná tot al orden. Van escoltá en maravillós silensio, no va ñabé qui no se dixare penetrá y ficás tendre de una música tan afectuosa; y algunes dones hasta van plorá, perque va esforsá ell mol lo sentit del doló y del desconsol (o lo desconort de Ramon Lull).

obras rimadas Ramon Lull, Gerónimo Rosselló, idioma catalan-provenzal, Raimundo Lulio

Va acabá, van tocá les mares a retirás, y se van retirá tots. Pero a casa de Pedro Saputo se va abalansá tal batería de sagales y en tanta algassara, que no cabíen per la escala, y va pensá que veníen fugín de alguna emboscada o cam de batalla, o que volíen acabá de vore en qué parabe la locura y desenfreno de aquell día; pero se va assossegá cuan va sentí que veníen a dormí en les forasteres y les huéspedes. Cóm se gobernaríe lo dormitori pera tantes no u enteníe; ell va tindre que anassen al seu llit en lo capellá y no va pegá los ulls. Conque va matiná, y despedinse casi en mala cara, perque volíen que se estare totes les festes, y dixán desconsolades a les sagales y mes a Helena, va montá a caball y sen va aná, respirán així que se va vore al monte, com los de una cuina plena de fumarrina de gom a gom al hivern ixen a respirá y recuperá l'alé a una sala o a la finestra.


Original en castellá:

Capítulo VII.

Sigue el registro de las novias. Fiesta y baile de una aldea.

De Ayerbe fue a Loharre, donde llevaba otra, pero la halló tan berroqueña de genio, que parecía cortada de las peñas de la sierra vecina.

EL CONDE DON JULIÁN, PRISIONERO Y MUERTO EN LOARRE, castillo

En Bolea había dos, la una, beata, absoluta y novelera, la otra, hija de un letrado y tan doctora como su padre. A la primera le hizo la cruz; la segunda quiso enseñarle a hablar, diciendo muy remilgada con motivo de nombrar a su abuela, no le conocí; y sobre vivir en ciudad o en aldea, que entendía la diferiencia. Alterósele el estómago a Pedro Saputo, y en tres minutos vomitó cuatro veces. Tales náuseas le dio de oírla.

Siguió al pie de la sierra donde vio algunas flores deshojadas. Y al pasar por Lierta miró a Gratal y se le antojó subir a su picota. El día por otra parte convidaba, claro, apacible y sereno, en el mes de septiembre que alguna vez es tan amable como el mayo. Llamó, pues, un paisano del pueblo, porque él ni su criado no sabían el camino; dispuso que se llevase buena comida a la deliciosa fuente del prado del Solaz, y tomó a pechos la subida. Llegado arriba, ¡qué gozo en el corazón! ¡Qué oreo tan puro! ¡Qué sol y qué cielo al mediodía! ¡Qué llanos hasta Zaragoza! ¡Cuántos pueblos sembrados en aquella noble y graciosa vega! Y a la espalda y a los lados, ¡cuántas cumbres humildes! Pero fijando su vista en Huesca, dijo: «¡Qué bien sentada estás, ciudad alta y compuesta, ciudad de las cien torres en tus muros! ¡Cuál descuella tu catedral soberana con su edificio y vistosa con sus agujas al viento! ¡Con qué señorío y grandeza reinas en tu Hoya, amor que fuiste y corona de Aragón en tus siglos, ciudad libre y gloriosa por los Sanchos, por los Pedros y los Alfonsos! ¡Cuántas y cuáles bellezas encerraste siempre, brillaron en ti siempre, fueron en ti siempre la envidia de Palos y de Citera! ¡Y no he de verlas ahora, en este postrer viaje de mis amores! Mas así lo ordenan los hados. Perdonad las que en mí no habéis echado menos el traje de vuestros favores, pues lo he merecido con otro. Y aún... aún... Pero no; está ahí cerrada mi suerte por un padre a quien venero. Y para de tan de paso y en los puntos ya extremos de mi libertad, no quiero sufrir el cacareo de vuestras malditas viejas trilingües.» Y con esto volvió la espalda, y se echó como quien dice a rodar monte abajo. Llamaba trilingües a las viejas de Huesca no porque hablasen o supiesen tres idiomas, que nunca supieron más que el suyo, sino porque tenían tres lenguas para hablar y hablaban con las tres a un tiempo. ¡Qué viejas aquéllas! Pasó felizmente su generación; y ya después, viejas y jóvenes, según informes que se han recibido, sólo tienen una lengua, expeditilla, sí, pero una sola.

Pasó adelante y llegó al Abadiado. - Se oye cantar, dijo a los de Montearagón, y se percibe el incienso que allí queman. Vamos adelante. Conque subió a Santolaria a ver a sus parientes y a la viuda de marras, y se lanzó en el Semontano. Yo empero no hubiese pasado tan de vuelo, porque el cielo particular del Abadiado, aunque pequeño, es amable, el país jocoso, el suelo fácil y bueno, y suele criar algunas plantas especiales.

En el Semontano hizo muchas equis y eses yendo de unos pueblos a otros, porque ya se ve, no estaban todos en línea, y pasó una larga revista de doncellas contándolas casi por docenas, aunque no todas eran adocenadas. ¿En qué vega no nacen distinguidas, olorosas y lindas flores, a vueltas de las feas, vanas y vulgares? Había, pues, de todo; y si abundaba la ropa de almacén, la quincalla de esquina y los cuadros de almoneda y aun de deshecho, también se encontraba alguna que otra que fueran muy buen descanso de cualquiera peregrinación. Y yo fío a no estar preocupado de otros amores, allí quedara preso de ellos, si había entonces doncellas como algunas que conozco en nuestro tiempo, sin embargo del sin embargo. No las produce aquel país arteras, falsas, astutas, ni fingidas; y si alguna se torna es porque las obligan malamente con su doblez y engaños los que las tratan.

Hallóse en la fiesta de un lugar, y es cosa de contarse. Llegó a una aldea, y en la casa donde se hospedó había una hija y una sobrina que sólo aguardaban a levantarse de la mesa a medio día para irse a la fiesta de otro pueblo, que unos dicen era Colungo, otros Casbas, otros Abiego; y hay quien afirma que fue Adahuesca. Pero yo que lo sé bien digo que fue Colungo. Traía carta para el padre de la hija, la cual era también de las de la lista, y le propusieron que fuese con ellas. Aceptó y tomando en ancas a su Helena (que Helena se llamaba), puesto que podía muy bien llevando la maleta el criado con un mulo, fueron al otro pueblo, donde no se sabe si tenía alguna en su registro.

Por la noche y hora primera de la velada hubo más de cien personas en la casa a ver a los forasteros, y más voces, gritos, chillidos y risotadas que en una plaza de toros. Llamaron a la mesa, y se amontonó la gente de modo en ella, que estaban a media vara, y cada silla era un grupo de cuerpos, brazos y cabezas, porque en vez de seis huéspedes convidados vinieron seis seises. La cena, abundante, pero mal acondicionada y perramente servida. Aún estaban a los postres cuando sobrevino una ola de muchachas acompañadas de otros tantos mozos, que dándose empellones, chillando, tropezando y asidas de los brazos y culebreando dijeron que venían a buscar a las chicas para ir al baile de casa de N. - Sí, sí, dijo el padre; van al momento, y ya ellas se habían levantado y agarrándose de las otras. Pero no se iban, y estaban mirando como si les faltase algo. - Vamos, don Pedro, le dijo el huésped. Vuesa Merced se servirá acompañarlas y supongo bailará con Helena. - ¡Vaya!, respondió una de las de la casa, zurda, mofletuda y pecho alto; no faltaba más sino que don Pedro no viniera al baile. El cielo se le cayó encima al oír esto; y advirtiendo el capellán su perplejidad, dijo que iría también, como quiera que no podía excusarse. Bajó entonces la cabeza, conociendo por otra parte que no dejarían de llevarle, aunque se empeñara una comisión entera.

Ya están en la casa de baile. ¡Qué confusión! ¡Qué bahorrina! Bien era grande la sala, pero estaban como sardinas en cesto. Principió, o más bien continuó la música, la cual se reducía a un mal violín, a una peor vihuela, y a una pandereta, tan desafinados los dos instrumentos de cuerda, que hacían enfermar los oídos y por ellos el alma. Hubo de bailar sin remedio, no habiendo bailado sino otra vez en la corte desde que fue estudiante de tuna. Retiróse luego a una silla que le ofrecieron, y cuando se ponía a observar lo que veía, se le vienen topando encima disparatadas y corriendo sus dos forasteras y las otras dos muchachas de su huésped, y con la mayor desenvoltura se le sienta la creída privilegiada en las rodillas, y las otras dos encima y delante de aquélla culo con falda, sirviendo él de fundamento a toda la batería. - ¿Qué hacéis, Helena, qué hacéis?, le preguntó admirado. - ¡Otra!, respondió ella, con mucho desenfado que ya de suyo pecaba más por afable que por esquiva; lo que hacen todas, después de un canario, de una chacona o un mal trozo de otro baile, iban a sentarse en las rodillas de los mozos. Tenía cerca al capellán, y le dijo: - ¿Pero es posible que sea costumbre esta llaneza? - Sí, señor, respondió el bueno del beneficiado; aquí se hace y no se repara.

Libráronle pronto de aquel peso porque sacaron a bailar a las cuatro chicas, y él se puso a mirar la sala. Había por allí algunas madres que parecían habían ido a cuidar de sus hijas y de otras, y era en lo que menos pensaban. Sentadas en el suelo y por aquellas arcas unas se contaban los partos que habían tenido y los meses que la vecina pudo dar leche al primer niño; otras las leches que mamó el suyo; otras se dormían en un rincón; otras animaban a las muchachas tímidas; hasta que sacaron un canastillo vestido de gala con muchas randas y lleno de tortas de aceite más mohínas que una mula sorda. En este mismo punto estaba él discurriendo una treta para no bailar más, pues ya le habían intimado las chicas que querían bailar con él; y le salió perfectamente. Presentáronle el canastillo, tomó una torta se levantó para repartirla a las muchachas, que acababan de bailar; pero hizo que se le torcía un pie y como estaba tan espesa la sala, dejó inclinar el cuerpo y al fin caer encima de una pobre mujer que viéndoselo venir en peso hizo el cuerpo atrás y cayeron del todo: ella boca arriba, y él de espaldas y de lado encima saltándole la torta a donde ella quiso ir. Riéronse todos mucho; levantóse, cojeaba que era una lástima, y asido del brazo del capellán se fue a la cocina donde se mojó el pie con agua fría, por disimular, y así se libró de volver al baile diciendo que aun andar no podía.

Con todo, sobre las once salió a la sala, pidió el violín, le templó, y preguntó si sabían bailar el gitano. Dijeron que bien o mal también lo bailaban. - Salga, pues, una pareja, o dos si quieren, dijo él. Y haciendo callar al de la vihuela, y advirtiendo al del pandero que diese solamente algunos golpes y le acompañase con ruido bajo continuo, principió a tocar el fandango más rabioso que se oyó de manos de músico: unas veces alto y estrepitoso; otras blando y suave; unas picado y mordente, otras ligado y llano; ya como un río lleno y arrebatado que arrastra cuanto encuentra; ya como una corriente apacible que se remansa y parece que se oculta en la arboleda hasta que rompe un remolino, y llega y cae despeñado con grande estruendo del valle y montes vecinos. Todos se alborotaron y desasosegaron a las vibraciones de aquellos ecos tan provocadores. Al principio, sólo bailaban dos parejas; muy pronto salió otra, luego otra, luego todas; y hasta las viejas que se dormían y las comadres que parteaban se pusieron en pie y hacían meneos con el cuerpo y con la cabeza, y no podían parar, como azogadas, y se derretían y regalaban. La risa comenzaba, crecía, cundía, se hizo general; y entre el violín, y las castañuelas, y tal bullir y saltar, y tanto arrope y jadeo; y el fuego que se había encendido a todos, lo mismo viejos que jóvenes se soltó la cuerda, y todos por ojos y por boca y por todo el cuerpo echaban llamas que confundían entre sí y los abrasaban. Mirábalo Pedro Saputo, y especialmente se divertía de ver el meneo y gestos de las viejas cuando pareciéndole ya demasiado peligroso el efecto de su endemoniada música, dio una gran cuchillada al violín, y con un gorjeo de golondrinas se cortó aquel incendio y estrago, dejándose caer los bailantes por aquellas sillas y por donde podían, hechos cada uno un volcán, y procurando con la gran risa en que exteriormente cuando menos encubrían los efectos disimular algún tanto lo que les pasaba, ellas con mucha vergüenza y no menos desasosiego, ellos perdido el tino, desmandados casi a vistas y no acertando con palabra derecha. ¡Ah madres, las que queréis librar de peligros a vuestras hijas! En quince días no volvieron las pobres muchachas a su temple ordinario; con sólo pensar en el baile se volvían a destemplar y arder de nuevo. Pero lo que es la memoria duró siempre. Ya eran madres, ya abuelas, y aun bisabuelas, si no murieron las que habían asistido, y aún hablaban y nombraban el gitano de aquel año.

Y por aquella noche, ¿quién estaba ya para más obra ni baile? Para desbravar del todo el estro que tenía en tal desafuero las imaginaciones, tomó otra vez el violín y dijo: voy a tocar una cosa que compuse al dolor y lágrimas de mi madre, habiéndole dicho un traidor que yo había muerto en Cataluña. Y tocó una composición muy triste y patética, sin tener mucha cuenta con las reglas del arte porque fue idea repentina y supuesto el motivo; con lo cual por de pronto se calmaron aquellos jóvenes y volvió todo al orden. Escucharon con maravilloso silencio, no hubo quien no se dejase penetrar y enternecer de una música tan afectuosa; y algunas mujeres hasta lloraron, porque esforzó él mucho el sentido del dolor y del desconsuelo. Concluyó en fin, tocaron las madres a recoger, y se retiraron todos. Mas a la casa de Pedro Saputo se lanzó tal batería de muchachas y con tanta algazara, que no cabían por la escalera, y pensó si venían huyendo de alguna emboscada o campo de batalla, o que querían acabar de ver en qué paraba la locura y desenfreno de aquel día; pero se sosegó oyendo que venían a dormir con las forasteras y las huéspedas. Cómo se gobernaría el dormitorio para tantas no lo entendía; él hubo de partir su cama con el capellán y no pegó los ojos. Conque pudo madrugar, y despidiéndose casi a mala cara, porque querían que se detuviese todas las fiestas, y dejando inconsolables a las muchachas y más a Helena, montó a caballo y se fue, respirando así que se vio en el campo, como los de una cocina humosa en invierno se salen a recrear y tornar aliento a una sala o a la ventana.