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miércoles, 21 de octubre de 2026

Beatrice, Comtesse de Die. A chantar m'er de so qu'eu no volria,

Beatrice, Comtesse de Die.

Beatrix, comtesse de Die, condesa, comtessa, Dia

A chantar m'er de so qu'eu no volria,
tant me rancur de lui cui sui amia;
car eu l'am mais que nuilla ren que sia:
vas lui no m val merces ni cortezia
ni ma beltatz ni mos pretz ni mos sens;
c'atressi m sui enganad' e trahia
com degr' esser, s'eu fos dezavinens.
D'aisso m conort, car anc non fi faillensa,
amics, vas vos per nuilla captenensa;
ans vos am mais non fetz Seguis Valensa,
e platz mi mout que eu d'amar vos vensa,
lo meus amics, car etz lo plus valens;
mi faitz orgoil en digz et en parvensa
e si etz francs vas totas autras gens.
Meraveill me cum vostre cors s'orgoilla,
amics, vas me, per qu'ai razon que m doilla;
non es ges dreitz c'autr' amors vos mi toilla,
per nuilla ren que us diga ni acoilla.
E membre vos cals fo l comensamens
de nostr' amor! Ja Dompnedeus non voilla
qu'en ma colpa sia l departimens.
Proeza grans, qu'el vostre cors s'aizina,
e lo rics pretz qu'avetz, m'en ataina;
c'una non sai, loindana ni vezina,
si vol amar, vas vos no si' aclina;
mas vos, amics, etz ben tant conoissens
que ben devetz conoisser la plus fina;
e membre vos de nostres partimens.
Valer mi deu mos pretz e mos paratges
e ma beutatz, e plus mos fins coratges;
per qu'eu vos man, lai on es vostr' estatges,
esta chanson, que me sia messatges,
e voill saber, lo meus bels amics gens,
per que vos m'etz tant fers ni tant salvatges;
no sai si s'es orgoills o mals talens.
Mas aitan plus voill li digas, messatges,
qu'en trop d'orgoill ant gran dan maintas gens.

martes, 20 de octubre de 2026

Chrestomathie provençale, Karl Bartsch, Eduard Koschwitz, Eduard Wechssler (Index)

Chrestomathie provençale
(Xe-XVe siècles)
par
Karl Bartsch,
sixième édition entièrement refondue
par
Eduard Koschwitz.

Marburg. 
N. G. Elwert, libraire-éditeur. 
1904.


G. Otto, Imprimerie aulique, Darmstadt. 

Chrestomathie provençale, Karl Bartsch, Eduard Koschwitz, Eduard Wechssler



Avant-propos.

Malgré la récente publication de trois anthologies rivales, la Chrestomathie provençale de K. Bartsch n'a rien perdu de l'ancienne popularité qu'elle doit à l'heureux choix des textes et aux légitimes sentiments de piété qu'a pour son défunt auteur le public savant. 
La cinquième édition n'en a pas été épuisée plus lentement que celles qui la précédaient. Il a donc fallu entreprendre cette nouvelle édition, qu'après quelques hésitations, faciles à comprendre, je me suis décidé à publier, sur la demande réitérée de son éditeur actuel, M. Braun-Elwert de Marburg.
La dernière édition qu'ait publiée l'auteur a paru en 1879. La cinquième 
édition, de 1892, n'en était qu'une reproduction anastatique. Depuis ce temps-là, la philologie provençale, qui doit tant à K. Bartsch, a fait bien des progrès qu'une nouvelle édition ne pouvait ignorer. Aussi avons-nous soumis toutes les parties de l'ouvrage à une revision attentive, sans toutefois en changer entièrement la forme ni le caractère primitifs. 
Loin d'augmenter le nombre des textes, nous avons, au contraire, supprimé les extraits des traductions du Code de Justinien et du Nouveau Testament, les poésies de Serveri et de Raimon de Cornet, et les six petites chartes insérées par l'auteur, qui ne nous paraissaient d'aucune utilité. Nous avons mis à profit les éditions récentes, critiques ou non, des textes, utilisés par Bartsch et, autant que les circonstances nous le permettaient, enrichi les listes des variantes. Tous les morceaux ont été soigneusement revus et corrigés aussi à l'aide des nombreuses corrections, qu'on a proposées, et qui se trouvent éparpillées dans les Revues de philologie romane. Nous avons fait, en tête des textes, une part plus large à la bibliographie et, dans l'intérêt des autodidactes, nous y avons ajouté des renvois au Grundriss zur Geschichte der provenzalischen Litteratur de K. Bartsch (Grdr.) et au Précis de la littérature provençale publié par M. Stimming dans le Grundriss de Gröber (vol. II, sect. 2; St.).
L'orthographe régularisée par Bartsch a été généralement conservée; 
cependant, pour plusieurs pièces, nous avons préféré les orthographes établies par les auteurs d'éditions critiques. Les j trop nombreux de Bartsch, au milieu et à la fin des mots, qui correspondaient à des sons bien différents dans les divers idiomes du Midi de la France, ont fait place aux i des manuscrits, qui semblent moins se prêter à des interprétations erronées. Pour faciliter l'entendement des textes provençaux, les enclitiques, que Bartsch avait soudées aux mots précédents, en ont été séparées par des points ou des apostrophes, selon les procédés actuellement en faveur. La ponctuation trop parcimonieuse de l'auteur a été remplacée par une ponctuation plus abondante et qui tâche également de se conformer à l'esprit de la syntaxe médiévale. Dans le numérotage et dans l'arrangement des variantes nous avons introduit quelques petits changements qui permettront de comparer avec moins de peine les lignes du texte aux notes qui y correspondent. 
Nous avons supposé que personne ne se servirait de la Chrestomathie sans avoir au préalable étudié les éléments de la phonétique, de l'orthographe et de la morphologie provençales; aussi nous a-t-il semblé 
inutile de reproduire le Tableau sommaire des flexions provençales, dont les formes, chaque fois qu'elles présentaient des difficultés pour le débutant, ont trouvé une place dans le Glossaire. Celui-ci a été enrichi d'étymologies, et les mots allemands en ont disparu pour faire place à des interprétations françaises plus nombreuses. Autre innovation de la présente édition: les substantifs et les adjectifs sont donnés sous la forme du cas oblique singulier. Exception a été faite pour quelques mots qui, dans les textes, ne se présentaient qu'à un cas sujet très divergent du cas oblique. Enfin nous avons accru l'ancien Index décidément trop maigre de l'auteur. M. Braun-Elwert, de son côté, a eu soin de rendre la lecture de la Chrestomathie plus agréable à l'œil par le choix d'un meilleur papier et de caractères plus grands et plus distincts que ne l'étaient ceux des éditions précédentes.
Nous espérons, l'un et l'autre, que sous cette nouvelle forme, la Chrestomathie de Bartsch demeurera, pour l'étude de la langue et de la littérature provençales, un des plus pratiques instruments de travail. 

Königsberg. E. Koschwitz. 

M. Eduard Koschwitz est décédé subitement le 14 mars dernier. 
C'est par une mort prématurée qu'il a été enlevé aux siens et au travail, le jour même de la fête de Mme (Madame) Koschwitz. Il était encore en pleine activité, qui s'exerçait dans les sens les plus divers. Le matin, il venait de donner ses soins assidus à la nouvelle édition de la chrestomathie provençale, qu'il avait sur le chantier, lorsque une apoplexie du cœur finit sa vie si riche de labeur et de succès.
M. Koschwitz a dû laisser inachevée la chrestomathie provençale, dont 
l'impression était avancé jusqu'à la colonne 606 (plaideiamen).
Restait à revoir les épreuves de ce qui manquait du glossaire. 
Madame Koschwitz et M. Braun-Elwert m'en avaient prié, et je me chargeais, à mon gré, de cette petite tâche, tout en avouant combien le maître regretté aurait conduit à meilleure fin ce livre utile dont il a fait, on peut dire, son œuvre à lui. 

Marburg, août 1904. 

            Eduard Wechssler. 




Table.
(N. E. Los números de página no coinciden en este formato. Se omiten. Tampoco están en orden en el PDF del libro original.)

Avant-propos.

Amanieu de Sescas.
Essenhamen de la donzela.

Domna genser que no sai dir.

Arnaut Vidal. (Castelnoudarri, violeta d'aur, 1324) 
Cirventes. (Mayres de Dieu, verges pura,)

Coindeta sui si cum n'ai greu cossire.

D'amor m'estera ben e gent.

Mort m'an li semblan que ma dona'm fai.

A chantar m'er de so qu'eu no volria.

Be m'an perdut lai enves Ventadorn.
Quan la douss' aura venta.
Quant vei la lauzeta mover.
Tant ai mon cor plen de joia.
Tençon avec Peirol.

Bertran de Born.
Ges de far sirventes no m tartz.
Ieu m'escondisc, dompna, que mal non mier.
Mout mi platz quan vei dolenta.
Puois als baros enoia e lor pesa.
Si tuit li dol e 'lh plor e 'lh marrimen.
Bertran Carbonel.
Coblas esparsas.
Bertran de Roaix.
Canso de nostra dona.
Bible, histoire abrégée de la.




Citation du consistoire de la gaie science à Toulouse.

Comte de Rodes.

cf. Uc de Saint Circ.
Roman de mondana vida. 

Gaucelm Faidit.
Proverbes de Salomon.

Ben voill que sapchon li pluzor.
Compaigno, non posc mudar qu'eu no m'esfrei.
Farai chansoneta nueva.
Pos de chantar m'es pres talens.

Ops m'agra si m'o consentis.
Quan la brun' aura s'eslucha.
Reis glorios, verais lums e clartatz.
Un sonet fatz malvatz e bo.


Guiraut Riquier.
Breu doble. 
Commentaire d'une chanson de Guiraut de Calanso.
Lettre.
Serena.

Guiraut de Salinhac. (Salignac) 
Helias de Solier.
Plangh del gran foc de Tholosa.

Honoré Bonnet.
Arbre de batailles, traduction.

Canso e dansa mesclada.

Izarn. (Anónimo)
Jeu parti.
Cf. Guillem et Savaric de Mauleon.

Ludus Sancti Jacobi, mystère.

Dirai vos en mon lati.
Marti de Mons.
Sirventes.

L'autrier fui en paradis.
Mystère de Sainte Agnès.

Naturas d'alcus auzels e d'alcunas bestias.


Pastorela.



Drogoman, senher, s'eu agues bon destrier.
Pos tornatz sui en Proensa.

Peire de Vilamur.
Dansa d'amors am refranh.

Poésies religieuses.
Escoutatz, mas no sai que s'es.
Pos tals sabers mi sortz e'm creis.

Raimon Feraut. (Raimond Féraud)
Sainte Agnès, mystère.

Saint Trophime, vie de.
Sermons. (Deux, 2)

Traité de poétique. Aqestas coblas mostsan...

Non posc mudar, bels amics, qu'en chantanz.

Uc de Saint Circ.
Tres enemics e dos mals senhors ai.
Senh'en coms, no us cal esmaiar. Cf. Comte de Rodes.

Vilanova, la dona de.
Canso.

Glossaire.

Corrections.

Page.
2 l. 6 d'en bas. Corr. Ezns (ou unzs)?
11 l. 21. Corr. trecia que.
33 l. 31. Corr. aiutori.
54 l. 23. Corr. Vatican, et ainsi de suite.
55 l. 5 d'en bas. Ajoutez 40, à la marge.
92 l. 4. Corr. fero l.
137 l. 5. Corr. Ms. du Vatican.
187 l. 1. L. Gui d'Uissel.
191 l. 15. L. Trueia ten.
203 l. 25. Corr. veno ilh. 
207 l. 17. Corr. p. 16.
211 l. 24. Corr. rimas, de romans.
254 l. 1. L. Benoit. (Benoît)   
283 l. 25. L. bastit.
284 l. 12. L. qu'el.
309 l. 38. L. Bels Deportz.
311 l. 5. L. e ls.
321 l. 14. Corr. s'o.
375 l. 30 et 35. Ajoutez 30 et 35, à la marge.
416 l. 16. L. q'uey. 
418 l. 6. L. volgi.
430 l. 3. Corr. no s.
438 l. 18. L. serpenti.
453 l. 13. Insér. acier; as-; ass- (aciarium) s. m. acier 39, 33; 183, 12; 289, 10.

martes, 13 de octubre de 2026

La Comtessa de Dia. Ab joi et ab joven m'apais,

La Comtessa de Dia.

Beatrix, comtesse de Die, condesa, comtessa, Dia

7225, 7614.

Ab joi et ab joven m'apais,
E jois e jovens m'apaia;
Quar mos amics es lo plus gais,
Per qu'ieu soi coindet'e gaia,
E pois eu li soi veraia,
Be s taing qu'el me sia verais,
Qu'anc de lui amar no m'estrais
Ni ai cor que m'en estraia.

Mout mi platz, quar sai que val mais
Cel qu'ieu ai dezir que m'aia;
E cel que primiers lo m'atrais,
Dieu prec que gran joi l'atraia.
E qui que mal l'en retraia,
No creza fors so qu'ieu l retrais:
Qu'om coill mantas vetz lo balais
Ab qu'el mezeis se balaia.

Domna quez en bon pretz s'enten
Deu ben pauzar s'entendensa
En un pro cavallier valen;
Pos ilh conois sa valensa,
Que l'aus' amar à presensa:
E domna, pois am' à presen,
Ja pois li pro ni li valen
No'n diran mas avinensa.

Qu'ieu ai causit un pros e gen
Per cui pretz meillur'e gensa,
Larc et adreit e conoissen,
On es sen e conoissensa. 
Prec li que n'aia crezensa, 
Ni hom no l posca far crezen
Qu'ieu fassa vas lui fallimen,
Sol no trob en lui faillensa.

Amics, la vostra valensa
Sabon li pro e li valen,
Per qu'ieu vos quier de mantenen
Sius platz vostra mantenensa.

2701, 3794, 7225-6, 7614, M.

A cantar m'er de so qu'ieu no deuria,
Quar me rancur de cel cui soi amia; 
Et eu l'am mais que nulla res que sia.
Ab lui no trob merces ni cortesia,
Ni no mi val ma beutatz ni mos sens;
Qu'enaissi soi enganad' e trahia
Com degr' esser si l fos desavinens.

D'aisso m conort quar anc no fis faillensa, 
Amics, ves vos per nulla captenensa, 
Ans vos am mais no fes Seguis Valensa; 
E platz me mout qu'ieu del amar vos vensa. 
Lo meus amics, quar etz lo plus valens, 
Mi faitz orgolh en digz et en parvensa; 
Et es humils ves totas autras gens.

Be m meravilh com vostre cors s'orgoilla, 
Amics, ves me, don ai razon que m doilla.
Non es ges dreitz qu'autra domnaus mi toilla, (domna us)
Per nulla re queus diga nius acoilla;
E membre vos qual fo'l comensamens
De nostr'amor. Ja domnedieus no voilla 
Qu'en ma colpa sia'l departimens.

Proeza gran qu'él vostre cors s'aizina 
E lo ric pretz qu'avetz m'en ataïna; 
Q'una non sai, londana ni vezina,
Si vol amar, ves vos no sia clina.
Mas vos, amics, es be tan conoissens
Que be devetz conoisser la plus fina;
E membre vos del nostre covinens.

Valer me deu mos pretz e mos paratges, 
E ma beutatz, e plus mos fis coratges: 
Per qu'ieu vos man lai on es vostr'estatges 
Esta canso, que me sia messatges.
E volh saber, lo meus bels amics gens,
Per que m'etz vos tan fers ni tan salvatges,
Sius o fai far orgolhs o mal talens.

Aitan e mais volh queus diga'l messatges, 
Qu'en trop d'orgolh ant gran dan mantas gens.



7225.

Estat ai en greu cossirier
Per un cavallier qu'ai agut,
E voil sia tostemps saubut
Com ieu l'ai amat à sobrier.
Ara vei qu'eu soi trahida,
Quar eu no li donei m'amor;
On ai estat en gran error
En leit e quan soi vestida.

Ben volria mon cavallier 
Tener un ser en mos bratz nut,
Qu'el s'en tengra per errebut, 
Sol qu'à lui fes se cosseillier.
Quar plus m'en soi abellida
No fis Floris de Blancaflor:
Mon cors l'autreji e m'amor,
Mon sen, mos oills e ma vida.

Bels amics, avinens e bos,
Quoraus tenrai en mon poder? 
E que jagues ab vos un ser
E queus des un bais amoros.
Sapchatz gran talen n'auria
Queus tengues en loc de marit,
Ab so que m'aguesses plevit
De far tot so qu'eu volria.


Sainte-Palaye. Manuscrit de modène.

Fin joi me don' alegransa,
Per qu'eu cant plus gaiamen;
E no m'o teng à pezansa
Ni à negun pessamen,
Quar sai que son à mon dan
Aitals lausengier truan;
E lor maldis no m'esglaia,
Ans en son dez tans plus gaia.

En mi... inges Fransa
Li lausengier mal dizen;
Qu'om non pot aver honransa
Qui a 'b els acordamen;
Qu'ist son d'atretal semblan
Com la nivol quan s'espan,
Que'l solels en pert sa raia:
Per qu'eu non am gent savaia.

E vos gelos mal parlan
Nous cuges qu'eu m'an tarzan
Que jois e jovens no m plaia,
Per tals que dols vos descaia.

sábado, 26 de septiembre de 2026

Vomier, Vomit, Vomir, Vomegar, Devomir, Voraginos, Vorma, Vos, Von, Us, Vostre, Vostra

Vomier, s. m., lat. vomer, soc, fer de charrue.
Sangar, que n' aucis ab un vomier cinc cenz.
Pierre de Corbiac: El nom de.
Sangar, qui en tua avec un soc cinq cents.
IT. Vomero.

Vomier, s. m., lat. vomer, soc, fer de charrue.

Vomit, s. m., lat. vomitus, vomissement.
Vomit e fastic non es ges,
Segun fesica, una res:
Vomit, es cant a pro manjat,
E pueis o gita mal son grat;
Fastic, es cant non pot manjar.
Deudes de Prades, Auz. cass.
Vomissement et dégoût n'est point, selon physique, même chose: vomissement, c'est quand il à beaucoup mangé, et puis qu'il le rejette contre son gré; dégoût, c'est quand il ne peut pas manger.
Vomit de colera. Trad. d'Albucasis, fol. 58.
Vomissement de bile.
CAT. Vomit. ESP. (Vómito) PORT. IT. Vomito. (chap. Vómit, vomits.)

Escribidánsia, escribidansia, fástic, escrúpol, vómit

2. Vomir, v., lat. vomere, vomir.
Per tal que non deia vomir
Aquellas metzinas que il detz.
Deudes de Prades, Auz. cass.
Pour ainsi qu'il ne doive pas vomir ces médecines que vous lui donnâtes.
IT. Vomire.

3. Vomegar, v., vomir.
Lor vianda devoro ses maschar, la vomego apres manjar, et la remanjo.
Eluc. de las propr., fol. 253.
Leur nourriture dévorent sans mâcher, la vomissent après manger, et la remangent.
Part. prés. Drago foc vomegant. Eluc. de las propr., fol. 23. 
(chap. Dragó foc vomitán.)
Dragon vomissant feu.
(chap. Vomitá; antigamen se díe tamé gitá, per ejemple als masos de Beseit, prop de Arnes; bossá; fotre golades; traure les primeres sopes, etc.)

4. Devomir, v., lat. devomere, vomir.
Devomir aissi 'l faretz mais.
Deudes de Prades, Auz. cass.
Vomir vous le ferez ainsi davantage.

Voraginos, adj., lat. voraginosus, plein de gouffres, d'abîmes. 
Es dins aquela mar un loc voraginos et tortuos, atyrant ves si las naus.
Eluc. de las propr., fol. 153.
Est dans cette mer un lieu plein de gouffres et tortueux, attirant vers soi les navires.
ESP. PORT. Voraginoso. (chap. Voraginós, voraginosos, voraginosa, voraginoses.)

Vorma, s. f., morve, crachat.
Escopen sus en sa fas
Ab saliva et ab vormas.
V. de S. Alexis
Crachant sus en sa face avec salive et avec morves.
ANC. CAT. Vorm. ESP. Muermo (escupitajo de flema). PORT. Mormo.
(chap. Carcás de flema : verdós.)

Vos, pron. pers. 2e pers. m. et f., lat. vos, vous. 
Voyez la Grammaire romane, p. 161.
Les troubadours l'ont employé au singulier en signe de respect:
Suj. Vos etz lo meus joys premiers,
E si seretz vos lo derriers.
B. de Ventadour: Pel dols chant.
Vous êtes le mien bonheur premier, et aussi serez-vous le dernier.
Valens dona de Berga,
Vos es fis aurs.
Guillaume de Berguedan: Trop ai estat.
Méritante dame de Bergue, vous êtes pur or.
Rég. dir. Dona, qu' Amors vos vensa.
Giraud le Roux: A ley de bon.
Dame, qu'Amour vous vainque.
Vos am mais no fetz Seguis, Valensa.
La Comtesse de Die: A chantar.
Je vous aime davantage que ne fit Seguin, Valence.
Rég. indir. Membre vos de nostres covinens.
La Comtesse de Die: A chantar.
Qu'il vous souvienne de nos conventions.
Qual vos par que sion maior
O li ben o li mal d'amor?
T. d'Albert Marquis et de G. Faidit: Gaucelm.
Quels vous paraît qui soient plus grands ou les biens ou les maux d'amour?
Plur. suj. Ai! caitiu mal assis,
Cum vos etz tuit aucis!
G. Faidit: Era nos sia.
Ah! chétifs mal assis, comme vous étes tous occis!
Anatz, malaurat,...
Mort sui per vos, don vos etz mal membrat.
Folquet de Romans: Quan lo dous.
Allez, malheureux,... je suis mort pour vous, de quoi vous êtes mal remémorés.
Rég. dir. Senhors, Dieus vos salv e vos gart
E vos ajut e vos valha.
Bertrand de Born: Un sirventes.
Seigneurs, que Dieu vous sauve et vous garde et vous aide et vous vaille.
Lai, vos an Turcx sobratz de poder.
Le Chevalier du Temple: Ira e dolor.
Là, vous ont les Turcs surpassés en pouvoir.
Rég. indir. No 'ls vos tolrai, ni no 'ls vos vedarai. Titre vers 960.
Je ne vous les enlèverai, ni ne vous les défendrai.
Absolum. En ver vos puesc jurar.
P. Vidal: Si m laissava.
En vrai je vous puis jurer.
ANC. FR. Oncles, dist-il, que avez-vos?
Roman du Renart, t. 1, p. 12.
Douce dame, del tout à vos me rent.
Le comte d'Anjou, Essai sur la Mus., t. II, p. 154.
Que de vos tiegne trestot son chasement.
Roman d'Agolant, fol. 188. Bekker, p. 181.
Il se joignait explétivement à Altres. (o Autres)
Qui etz ni qualhs vos autres, los monges o sabo? Philomena.
Qui et quels êtes-vous vous autres, les moines le savent?
Anc vos autres non demandetz venjanza de la mia mort.
R. Gaucelm: Qui vol aver.
Oncques vous autres vous ne demandâtes vengeance de la mienne mort. 
CAT. ESP. PORT. Vos. IT. Voi, vi. (chap. Vos, vosté, vostés; vatros o vatres.)

Lo duc del Pergamino, marqués de Numancia, comte de Peñasarriba, consellé de ferrocarrils de vía ampla y de vía estreta, ex ministre de estat y de Ultramar...

2. Von, vo' 'n, vo' n, contraction de Vos En.
Amors, e quals honors vos es,
Ni quals bes von pot eschazer?
B. de Ventadour: Bels m' es qu' ieu.
Amour, et quel honneur vous en revient-il, ni quel bien vous en peut échoir?

3. Us, contraction de vos, était employé comme affixe et placé après un mot terminé par une voyelle.
Sing. suj. Par que us vulhatz metre monja.
Le Comte de Poitiers: Farai chansoneta.
Il paraît que vous vouliez vous mettre moinesse.
Rég. dir.
Ieu muer si us vey, e quan no us puesc vezer.
Rambaud de Vaqueiras: Aras pot hom.
Je meurs si je vous vois, et quand je ne vous puis voir.
Rég. indir.
Sivals, dona, s' ie us membres del manen
Que laisset Lazer morir denan si.
P. Vidal: Una chanso.
Au moins, dame, si je vous rappelais du riche qui laissa Lazare mourir devant lui.
Plur. suj. Laissatz me qual que us vulhatz.
T. de Savari de Mauleon, de G. Faidit et de Hugues de la Bachelerie: Gaucelm.
Laissez-moi (le) quel que vous vouliez.
Rég. dir. 
Lombart, be us gardatz...
No us mostratz avars.
Pierre de la Caravane: D'un sirventes.
Lombards, bien vous gardez... Ne vous montrez pas avares.
Rég. indir. De Puilla us soveigna,... 
Ni la soa compaigna
No us plassa usar.
Pierre de la Caravane: D' un sirventes.
De la Pouille qu'il vous souvienne,... et que (de) la sienne compagnie il ne vous plaise pas d'user.

4. Vostre, pron. poss. m. 2e pers., lat. vostrum, votre.
Voyez la Grammaire romane, p. 198.
Sing. suj. Si us play m retener,
Sui vostres, senes engan,
E vostres, si no us plazia.
Berenger de Palasol: Totz temeros.
S'il vous plaît me retenir, je suis vôtre, sans tromperie, et vôtre, s'il ne vous plaît pas.
Vostres suy, e per vostre m' autrey.
Arnaud de Marueil: L' ensenhamentz.
Je suis vôtre, et pour vôtre je m'octroie.
Rég. Amicx, be vos dic e vos man
Qu' ieu farai vostre coman.
Albert Marquis: Dona a vos.
Ami, bien je vous dis et vous mande que je ferai votre commandement.
Mon cor...
Me ditz e m remembr' e m retray
Vostre gen cors, cuendet e gay.
Arnaud de Marueil: Dona genser.
Mon coeur... me dit et me remémore et me retrace votre gentil corps, gracieux et joyeux.
ANC. FR. Bele douce, ci vous espous
Et deviens vostres et vous moie.
Roman de la Rose, v. 21271.
Plur. suj. Vostre pastor
Son fals e trachor.
G. Figueiras: Sirventes vuelh.
Vos pasteurs sont faux et traîtres.
Quascun dia
Son vostre fag pus cabal.
Aimeri de Peguilain: Pus ma belha.
Chaque jour sont vos faits plus supérieurs.
ANC. FR. Come vorroient vostre ami. Roman du Renart, t. IV, p. 67.
Rég. D' entendre
Los vostres prezicx.
G. Figueiras: Sirventes vuelh.
D'entendre les votres prières.
Aquesta repromissio es a vos e a vostres filhs.
Trad. des Actes des Apôtres, ch. 2.
Cet engagement mutuel est pour vous et pour vos fils.
CAT. Vostre. ESP. Vuestro. PORT. Vosso. IT. Vostro. (chap. Vostre, vostres.)

5. Vostra, pron. poss. f. 2e pers., lat. vostra, votre.
Sing. suj. Que 'lh vostra pietatz
Lor perdon lor peccatz.
Folquet de Marseille: Vers Dieus.
Que la votre pitié leur pardonne leurs péchés.
Vostra beutatz, on ai mes mon esper.
Le Moine de Montaudon: Aissi cum.
Votre beauté, où j'ai mis mon espoir.
Rég. Quan remir la vostra beutat.
Arnaud de Marueil: Dona genser.
Quand je contemple la votre beauté.
Nos nos recomandam humilment a la vostra magnificencia.
(chap. Natros o natres mos recomanam humilmen a la vostra magnifissensia.)
Titre de 1392. Trois états de Sisteron.
Nous nous recommandons humblement à la votre magnificence.
Plur. suj. Vostras menassas,... ara, per ma fe, son tornadas a nient. Philomena. 
Vos menaces,... maintenant, par ma foi, sont tournées à néant.
Rég. Car comprei vostras beutatz.
Elias de Barjols: Car comprei.
Cher j'achetai vos beautés.
Mon cor...
Me ditz e m remembr' e m retray
… Vostras bellas blancas mas.
Arnaud de Marueil: Dona genser.
Mon coeur... me dit et me remémore et me retrace... vos belles blanches mains.
CAT. Vostra. ESP. Vuestra (ANC. Vuesa). PORT. Vossa. IT. Vostra. 
(chap. Vostra, vostres.)

Capitol XL. Com foren presentats a la mare de deu v. maços de perles per sant Miquel significant v. graus de puritat.