IT. Seminare.
champouirau, chapurriau, chapurriat, chapurreau, la franja del meu cul, parlem chapurriau, escriure en chapurriau, ortografía chapurriau, gramática chapurriau, lo chapurriau de Aguaviva o Aiguaiva, origen del chapurriau, dicsionari chapurriau, yo parlo chapurriau; chapurriau de Beseit, Matarranya, Matarraña, Litera, Llitera, Mezquín, Mesquí, Caspe, Casp, Aragó, aragonés, Frederic Mistral, Loís Alibèrt, Ribagorça, Ribagorsa, Ribagorza, astí parlem chapurriau, occitan, ocsitá, òc, och, hoc
jueves, 14 de mayo de 2026
Semenar, Semnar
IT. Seminare.
jueves, 7 de mayo de 2026
Sarcocolla, Sarda, Sardi, Sardil, Serga, Sirgua, Sardoyne, Sardonic, Sardina, Sargotar, Sarigot, Serigot, Sarnalha
lunes, 4 de mayo de 2026
Salmo (salmó, salmons)
jueves, 5 de septiembre de 2024
Pasca, Pascha, Pasqua - Depascer
Pasca, Pascha, Pasqua, s. f., lat. Pascha, Pâque.
Pascha, en ebroyt, vol dire... passagge. Eluc. de las propr., fol. 129.
(chap. Pascua, en hebreu, vol di... passache o passaje, pas.)
Pâque, en hébreu, veut dire... passage.
Davan lo jorn festival de Pasca. Frag. de trad. de la Passion.
Avant le jour solennel de Pâque.
La vespra de Paschas se mogron ans del dia. Guillaume de Tudela.
Le soir (la nuit) de Pâque ils se murent avant le jour.
Fig. Gran desirier ai dezirada penre aquesta Pascha ab vos.
V. et Vert., fol. 51.
Grand désir j'ai de prendre cette pâque désirée avec vous.
Prov. Cre far Pasca o Nadal
Quant son XX dinz son ostal.
Bertrand de la Tour: Mauret.
Croit faire Pâque ou Noël quand ils sont vingt dans son hôtel.
- Loc. Servant à désigner le printemps.
Atressi chan quan l' ivers es vengutz
Cum faz l' estatz ni la Pasca floria.
P. Vidal ou P. Guillem: No m fai chantar.
Pareillement je chante quand l'hiver est venu comme je fais (dans) l'été et (à) la pâque fleurie.
CAT. ANC. Pasca. CAT. MOD. Pasqua (plural Pasquas). ESP. Pascua. PORT. Pascoa. IT. Pasqua. (chap. Pascua, Pascues.)
2. Pascal, adj., lat. paschalis, pascal.
Cant Dieus comandet ad aquels que sacrificarian l' anhell pascal que senchesson be lurs loms. V. et Vert., fol. 97.
Quand Dieu commanda à ceux qui sacrifieraient l'agneau pascal qu'ils ceignissent bien leurs reins.
Lo jorn paschal es dia de gauch. Eluc. de las propr., fol. 128.
(chap. Lo día pascual (de Pascua) es día de goch.)
Le jour pascal est jour de joie.
CAT. Pasqual. ESP. Pascual. PORT. Pascal, pascoal. IT. Pasquale.
(chap. pascual, pascuals; noms propis: Pascual, Pascuala.)
Pasmar, Palmar, v., du grec *gr, pâmer, se pâmer.
Aissi pasmei qan vos vi dels oills rire.
G. Faidit: Mon cor. Var.
Ainsi je pâmai quand je vous vis des yeux sourire.
Si que no s poc tener que non pasmes de dolor. V. de Bertrand de Born.
De sorte qu'il ne se put tenir qu'il ne pâmât de douleur.
Part. pas. Vos caires pasmada.
T. de Montant et d'une Dame: Ieu venc.
Vous tomberez pâmée.
A sos pes s' es palmada sus los marbres listratz.
Roman de Fierabras, v. 2990.
A ses pieds s'est pâmée sur les marbres jaspés.
ANC. FR. Qu'elle quéy pausmée desus le pavement.
Poëme d'Hugues Capet, fol. 20.
CAT. ESP. PORT. Pasmar. (chap. Pasmá, pasmás: yo me pasmo, pasmes, pasme, pasmem o pasmam, pasméu o pasmáu, pasmen; pasmat, pasmats, pasmada, pasmades.)
2. Pasmazon, s. f., pamoison.
Quant el revenc de pasmazon, el crida e dis, en ploran.
V. de Bertrand de Born.
Quand il revint de pamoison, il crie et dit, en pleurant.
3. Espalmar, v., pâmer.
Doncx s' espalma lo rey sus lo col del destrier,
Floripar s' espalmet, que tant a grans beutatz;
Gui, l'anet redressar, sos novels maridatz.
Roman de Fierabras, v. 3898 et 2819.
Alors le roi se pâme sur le cou du destrier.
Floripar, qui a de tant grandes beautés, se pâma; Guy, son nouveau marié, alla la relever.
ANC. ESP. PORT. Espasmar. IT. Spasimare.
4. Plasmar, v., pâmer.
Ieu no puesc la pena durar,
De tal dolor mi fai plasmar.
B. de Ventadour: Quan lo.
Je ne puis endurer la souffrance, de telle douleur elle me fait pâmer.
Aissi plasmei quan vos vi dels oills rire.
G. Faidit: Mon cor. Var.
Ainsi je pâmai quand je vous vis des yeux sourire.
Part. pas. Mi lais soven plasmat el sol chazer.
G. Faidit: Molt mi.
Je me laisse souvent tomber pâmé au sol.
Ad aquesta paraula, cay del caval plasmatz.
Roman de Fierabras, v. 120.
A cette parole, pâmé il tombe du cheval.
CAT. ESP. PORT. Pasmar. (chap. Pasmá, pasmás.)
5. Plasmazo, s. f., pamoison.
Quan de plasmazo en revenc.
Guillaume de Berguedan: Lai on hom.
Quand de pamoison il en revint.
6. Esplasmar, v., pâmer.
IIII vetz s' esplasmet desotz un olivier.
Tal dol ac e tal ira c' a terra s' esplasma.
Roman de Fierabras, v. 3640 et 4373.
Quatre fois il se pâma dessous un olivier.
Telle douleur il eut et tel chagrin qu'à terre il se pâme.
Passer, s. f., lat. passer, passereau, moineau.
Las pasers non oblides.
Li done passer o perditz.
Deudes de Prades, Auz. cass.
Que tu n' oublies pas les passereaux.
Qu'il lui donne passereau ou perdrix.
ANC. FR. Pinsons, pivers, passer et passerons.
Cl. Marot, t. I, p. 328.
IT. Passere. (chap. Vilero, vileros (perque ne ñan mols per les viles o pobles); pardal, pardals. ESP. Gorrión, passer domesticus.)
2. Passerat, s. m., passereau, moineau.
E 'l reys Felips cassa lay, ab falcos,
Sos passeratz e 'ls petitz auzelhos.
Bertrand de Born: S'ieu fos.
Et le roi Philippe chasse là, avec faucons, ses passereaux et les petits oiseaux.
3. Passera, s. f., passereau, moineau.
Las passeras que pitavan
Mot cochosamen e manjavan.
Trad. d'un Évangile apocryphe.
Les passereaux qui becquetaient et mangeaient moult avidement.
ANC. FR. Et la passe défend de son bec courroussé
Ses moineaux assaillis dans le mur crevassé.
Du Bartas, p. 248.
IT. Passera.
4. Passaretta, s. f. dim., petit passereau, petit moineau.
O, si vols, una passaretta.
Deudes de Prades, Auz. cass.
Ou, si tu veux, un petit passereau.
IT. Passaretta. (chap. Vileret, vilerets; pardalet, pardalets, pardaleta, pardaletes.)
5. Passerin, adj., de passereau, de moineau.
D' egestio passerina.
Deudes de Prades, Auz. cass.
D' éjection de passereau.
Past, s. m., lat. pastus, pâture, nourriture, pâtée, mangeaille.
Apres voillatz que soven tast
D' aquella polvera en son past.
Deudes de Prades, Auz. cass.
Après veuillez que souvent il tâte de cette poussière dans sa pâtée.
Sai ne motz que, dinz lai on estan,
S' acluzon plus no fa son past auzel.
R. Gaucelm de Beziers: A penas vau.
J'en sais de nombreux qui, là-dedans où ils sont, se cachent plus que ne fait oiseau sa pâture.
ANC. FR. Nul past, tant soit-il sauvoureux,
Ne vin, tant soit-il délectable.
Ronsard, t. I, p. 118.
Pour la haste qu'il a de taster du past.
Les quinze Joyes du Mariage, p. 16.
Avant le past ou après. Rabelais, liv. III, ch. 38.
CAT. Past. ESP. PORT. IT. Pasto.
2. Pastura, s. f., lat. pastura, pâture, nourriture.
Ayssi co buou romia sa pastura. V. et Vert., fol. 42.
(chap. Així com lo bou (o buey) rumie sa (la seua) pastura.)
Ainsi comme boeuf rumine sa pâture.
Serem de verms pastura.
(chap. Serem o sirem de cucs pastura : mo se fotrán los cucs.)
Sordel: Puois trobat ai.
Nous serons pâture de vers.
Fig. La pastura de la paraula de Dieu. Trad. de Bède, fol. 53.
La pâture de la parole de Dieu.
- Pacage, pâturage.
Al abric, lonc la pastura.
Marcabrus: L'autr'ier.
A l'abri, le long du pâturage.
CAT. ESP. PORT. IT. Pastura. (chap. Pastura, pastures; v. pasturá: pasturo, pastures, pasture, pasturem o pasturam, pasturéu o pasturáu, pasturen; pasturat, pasturats, pasturada, pasturades.)
3. Pastural, Pastorau, s. m, pacage, pâturage.
Las erbas e 'ls pasturals e las aigas. Tit. de 1259. Arch. du Roy., J. 330. Les herbes et les pacages et les eaux.
En uns pastoraus, lonc un riu.
Marcabrus: L' autr' ier.
Dans des pâturages, le long d'un ruisseau.
4. Pastenc, s. m., pâturage, pacage.
Vergiers, bosc, pastencs. Tit. de 1291. DOAT, t. XI, fol. 216.
Vergers, bois, pâturages.
Prengan per tots locs lenhas, aigas e pastenxs.
Tit. de 1241. DOAT, t. VI, fol. 151.
Qu'ils prennent en tous lieux bois, eaux et pacages.
Cavals et autras bestias copiozament han pastencs.
Eluc. de las propr., fol. 129.
Chevaux et autres bêtes ont copieusement pâturages.
- Aliment, pâture.
Peysshos... so pastenc et vianda d'home.
Eluc. de las propr., fol. 154.
Poissons... sont aliment et nourriture d'homme.
5. Pasturgue, s. m., pâturage, pacage.
Aigas et erbas e pasturgues.
Tit. de 1198. Arch. du Roy. Toulouse, J. 328.
Eaux et herbes et pâturages.
CAT. Pasturatge. ESP. Pasturage (pasturaje). (chap. Pastura, pastures.)
6. Pasquier, Pascheir, s. m., lieu de commun pacage, parcours.
(N. E. Ver Les recherches de la France, de Étienne Pasquier.)
Cams o vinhas o cazas o devezas o pasquiers.
V. et Vert., fol. 15.
Champs ou vignes ou cases ou devèzes ou parcours.
Donat et altreiat los pascheirs els bos cuminals.
Charte de Besse, en Auvergne.
Donné et octroyé les parcours dans les bois communaux.
ANC. FR. Terre... qu'on appelle chaume et paschier de bestes.
Cout. de la Marche, art. 425. Du Cange, t. V, col. 230.
7. Pascuos, adj., lat. pascuosus, fécond en pâturage, propre au pâturage.
Fructuos et pascuos.
Terra... fertil en herba pascuoza.
Eluc. de las propr., fol. 160 et 175.
Fructueux et fécond en pâturage.
Terre... fertile en herbe propre au pâturage.
8. Pascual, adj., de pâturage, propre au pâturage.
Herbas pascuals. Eluc. de las propr., fol. 221.
Herbes propres au pâturage.
9. Paissiu, Passiu, s. m., droit de pâturage, de pacage.
Senhorias e paissius. Tit. de 1243. Arch. du Roy., J. 325.
Seigneuries et droits de pâturage.
Passius, cassius, pesquius. Tit. de 1246. Arch. du Roy., J. 330.
Droits de pacage, droits de chasse, droits de pêche.
10. Paichio, s. f., pacage, pâturage.
Aigas e paichios. Tit. de 1248. Arch. du Roy., J. 323.
Eaux et pâturages.
11. Pascitiu, adj., alimentaire.
Virtut pascitiva es ministra de virtut nutritiva. Eluc. de las propr., fol. 19.
Vertu alimentaire est instrument de vertu nutritive.
12. Pastoral, adj., lat. pastoralis, pastoral.
Offici pastoral. Doctrine des Vaudois.
Office pastoral.
Recebre la pastoral cura. Trad. de Bède, fol. 56.
Recevoir le soin pastoral.
CAT. ESP. PORT. Pastoral. IT. Pastorale. (chap. Pastoral, pastorals.)
13. Pastori, s. m., pâturage, pacage, herbe.
Crey que m det Dieus aquest parelh
Joy de cambra en pastori.
Gavaudan le Vieux: L'autre dia.
Je crois que Dieu me donna cette joie pareille de chambre sur l' herbe.
14. Pastre, Pastor, s. m., lat. pastorem, pâtre, pasteur, berger.
El pastre, qu' el mal sentia,
Tornet son cantar en plor.
Gui d'Uisel: L'autre jorn.
Le pâtre, qui sentait le mal, tourna son chanter en pleur.
Belh m'es quan vey que boyer e pastor
Van si marrit q' us no sap vas on s' an.
B. Arnaud de Montcuc: Ancmais tan.
Il m'est beau quand je vois que bouviers et pâtres vont si marris qu'un ne sait où il s'aille.
Pastre, lauzengier gilos
M' onron chascun dia.
Cadenet: L'autr' ier lonc.
Berger, les médisants jaloux m' honorent chaque jour.
E 'n tenria neys per senhor
Un pastor que vengues de lai.
Arnaud de Marueil: A guiza.
Et j'en tiendrais même pour seigneur un pâtre qui viendrait de là.
Moral. Es vida, guitz e consolamens,
Pastres e lutz.
A. Brancaleon: Pessius pessan.
Il est vie, guide et consolation, pasteur et lumière.
Ill las fan morir e dechazer
Ist fals pastor.
G. Figueiras: No m laissarai.
Ils les font mourir et déchoir ces faux pasteurs.
ANC. FR. Si coiement uns mouton prist
Que li paistres ne s' en parçut.
Fables et cont. anc., t. IV, p. 4.
Mès tost l' aperçut le pastor,
E li a hué deus mastins.
Roman du Renart, t. I, p. 173.
CAT. ESP. PORT. Pastor. IT. Pastore.
(chap. Pastó, pastós, pastora, pastores.)
15. Pastoret, s. m. dim., bergerot, pastoureau.
Pueis li pastoret, que gardavan
Lur fedas, e las pastorgavan.
Trad. d'un Évangile apocryphe.
Puis les pastoureaux, qui gardaient leurs brebis, et les faisaient paître.
CAT. Pastoret. (chap. Pastoret, pastorets, pastoreta, pastoretes.)
16. Pastoriu, s. m. dim., pastoureau, bergerot.
Auzi la votz d' un pastoriu
Ab una mancipa chantar.
Marcabrus: L'autr' ier.
J'entendis la voix d'un pastoureau chanter avec une jeune fille.
17. Pastorel, s. m. dim., pastoureau, bergeret.
Quan vos foratz natz vengro los pastorels. Passio de Maria.
Quand vous fûtes né, vinrent les pastoureaux.
Gaya pastorella...
E 'l pastorel.
J. Esteve: El dous temps.
Gaie pastourelle... et le pastoureau.
ANC. FR. Sovent regrète un pastorel...
Lessiez ester
Cel
Pastorel.
Jean Errars. Ess. sur la Mus., t. II, p. 190 et 191.
ESP. Pastorcillo. IT. Pastorello.
18. Pastora, s. f., pastourelle, bergère.
En un pradet, culhen flor,
Encontrei pastora ses par.
J. Esteve: L'autr' ier el.
Dans un petit pré, cueillant des fleurs, je rencontrai pastourelle sans pareille.
E 'l pastora moc sas rasos.
J. Esteve: El dous temps.
Et la pastourelle produisit ses raisons.
ANC. FR. Sans pastorel
Pastore trouvai.
Perrin d'Angecourt. Ess. sur la Mus., t. II, p. 151.
Truis pastore soz un pin.
Jean Errars. Ess. sur la Mus., t. II, p. 190.
CAT. ESP. PORT. (chap.) Pastora.
19. Pastorella, s. f. dim., pastourelle, bergerette.
Ieu vi denan, ab un pastor,
Gaia pastorella.
J. Esteve: El dous temps.
Je vis devant, avec un pâtre, joyeuse pastourelle.
D' una pastorella que vi.
Gavaudan le Vieux: Desemparatz.
D'une pastourelle que je vis.
- Pastorelle, sorte de poésie.
La primiera pastorella facha en l' an MCCLX, Ms. 7226, art.
Giraud Riquier.
La première pastorelle faite en l'an 1260.
En aissi cum es de cansos e de verses e de pastorellas. V. de G. Riquier.
Par ainsi comme il est de chansons et de vers et de pastorelles.
CAT. ESP. IT. Pastorella. (chap. Pastorada, com la de Torres del Obispo; pastorades : classe de poema de la literatura bucólica.)
20. Pastoreta, s. f. dim., petite pastorelle.
Trobet vers e pastoretas a la usanza antiga. V. de Cercamons.
Il trouva vers et petites pastorelles à la manière antique.
21. Pascor, s. m., retour du pâturage, renaissance de la verdure, primevert, printemps, saison nouvelle.
So fo, issen pascor, quan intra mais.
Roman de Gerard de Rossillon, fol. 74.
Ce fut, sortant primevert, quand entre mai.
Be m play lo gais temps de pascor,
Que fai fuelhas e flors venir.
Bertrand de Born: Be m play.
Bien me plaît le gai temps de la saison nouvelle, qui fait feuilles et fleurs venir.
Colora 'l pascors
Los verdiers e los pratz.
Giraud de Borneil: Qui chantar.
Le printemps colore les vergers et les prés.
Bel' e fresca com rosa en pascor.
B. de Ventadour: En amors.
Belle et fraîche comme rose en printemps.
- Prairie.
L'autr' ier sompniey en pascor.
Giraud de Borneil: Non pues (puesc) sufrir.
L'autre jour je fis un songe en prairie.
ANC. FR. Ne chantent fors en pascour.
Le Châtelain de Coucy. Ess. sur la Mus., t. II, p. 260.
L' erbe verdoi soz la flor
Com el novel tens de pascor...
Plus bel et plus fine blanchor
Que flor d'espine en pascor.
Parthonopex de Blois. Du Cange, t. V, col. 226.
(chap. Primavera.)
22. Pascer, Paiscer, v., lat. pascere, paître, repaître, nourrir, rassasier. Senes manjar, domna, m poiriatz pascer
Ab gent parlar.
Aimeri de Peguilain: Sens mon.
Sans manger, dame, vous pourriez me rassasier avec gentil parler.
Pueis de la cueisa paiseretz
L' auzel.
Deudes de Prades, Auz. cass.
Puis de la cuisse vous repaîtrez l'oiseau.
Mas si los autres payssia,
Per aquo valria mais.
P. Cardinal: Pus ma boca.
Mais s'il nourrissait les autres, pour cela il vaudrait davantage.
Fig. Quant era amatz e fis amaire,
E m payssia cortes' amors.
Rambaud de Vaqueiras: No m' agrad' iverns.
Quand j'étais aimé et fidèle amant, et (que) me repaissait amour courtois.
Jovens que guerra non pais,
Esdeve leu flacx et savais.
Bertrand de Born: Al dous nou.
Jeune homme que guerre ne nourrit pas, devient bientôt flasque et lâche.
Proverb. Ben sap far paisser erba vert,
Femna qu' el marit incrima.
Pierre d'Auvergne: Abans que il.
Bien sait faire paître herbe verte (faire passer pour bête), femme qui le mari inculpe.
Aras sai que mains fols pais,
So di 'l reprovier, farina.
P. Camor: Iratz chant.
Maintenant je sais que farine nourrit maints fous, cela dit le proverbe.
Part. prés. Ieu donei a son senhor polin payssen.
Le Comte de Poitiers: Companho.
Je donnai à son seigneur poulain paissant (qui ne tette plus).
Part. pas. Es ben paisutz de manna.
G. Rudel: Quan lo rius.
Est bien repu de manne.
Al ser, cant son plen e pagutz.
Marcabrus: Al prim comens.
Au soir, quand ils sont pleins et repus.
Sa gens vai descausa e nuda,
Mal abeurada e paguda.
Hugues de Saint-Cyr: Tant es de.
Sa gent va déchaussée et nue, mal abreuvée et repue.
ANC. FR. Bien seit abevreiz e péuz.
Marie de France, t. I, p. 190.
Sa jument a fait ensseler
Qui granz estoit et bien péue.
Fables et cont. anc., t. I, p. 96.
ANC. CAT. Peixer. ESP. Pacer. PORT. Pascer. IT. Pascere. (chap. Pasturá.)
23. Pasturar, v., pâturer, paître.
Pren lo caval, e mena 'l pasturar. Leys d'amors, fol. 61.
Prends le cheval, et mène-le paître.
CAT. ANC. ESP. Pasturar. PORT. Pastorar. IT. Pasturare. (chap. Pasturá.)
24. Pastenguar, v., nourrir, repaître.
Part. pas: Paubres... pastenguat et vestit.
Priv. concéd. par les R. d'Angl., p. 14.
Pauvres... nourris et vêtus.
25. Pasturgar, Pastorgar, Pasturiar, Pastoriar, v., faire paître, pâturer, garder, paître.
Aital toza vilana
No pot, ses plazens paria,
Pasturgar tanta bestia
En aital terra solana.
Marcabrus: L' autr' ier.
Pareille fillette villageoise ne peut, sans aimable accointance, faire paître tant de bêtes en semblable terre solitaire.
Am sas fedas que pastorgava
En la montaigna on estava.
Trad. d'un Évangile apocryphe.
Avec ses brebis qu'il faisait paître sur la montagne où il se tenait.
De poder, en tals terradors, lurs avers pastorgar.
Statuts de Provence. BOMY, p. 2.
De pouvoir, en tels terroirs, faire paître leurs troupeaux.
Part. prés. Ieu vau mon aver menant
Per las montaygnas pastorgant.
Trad. d'un Évangile apocryphe.
Je vais menant mon troupeau paissant sur les montagnes.
ESP. PORT. Pastorear.
26. Apaisser, v., repaître, nourrir, rassasier.
Aus, tu qu' en orde t' apaissas
E sejornas e t' engraissas.
P. Cardinal: Jhesum Crist.
Écoute, toi qui en ordre (monastique) te repais et te reposes et t' engraisses.
27. Apastencar, v., nourrir, donner la pâture.
Poletz... apastenca; quan troba pastura, sona 'ls.
Eluc. de las propr., fol. 146.
Ses poulets... elle nourrit; quand elle trouve pâture, elle les appelle.
28. Apatiscar, v., gorger, repaître, nourrir abondamment, empâter.
Ben yest fols si non gardas,
Cant t' apatiscas ni t lardas,
Que tu mezeuses non t' ardas.
P. Cardinal: Jhesum Crist.
Tu es bien fou si tu ne prends garde, quand tu t' empâtes et te lardes, que toi-même tu ne te brûles.
29. Apastorgar, v., faire paître, faire pâturer, paître.
Aquo fon tot son mestriers
De sas fedas apastorgar.
Trad. d'un Évangile apocryphe.
Ce fut tout son métier de faire paître ses brebis.
30. Apasturar, v., nourrir, faire paître, paître.
De figas... las deu apasturar. Eluc. de las propr., fol. 142.
De figues... les doit nourrir.
Part. prés. Apasturant porcs. Eluc. de las propr., fol. 125.
(chap. Pasturán gorrinos per Fondespala; porcs com los de la Ascuma.)
Faisant paître porcs.
ANC. CAT. ANC. ESP. Apasturar.
31. Depast, s. m., lat. depastus, nourriture, appétit.
Perda 'l durmir e 'l depast.
Giraud de Borneil: L'autr'ier.
Que je perde le dormir et l' appétit.
32. Depascer, v., lat. depascere, paître, dévorer.
Depascera tot lo munt ab sas cruels dents. Trad. de Bède, fol. 44.
Dévorera tout le monde avec ses cruelles dents.
(chap. Devorará tot lo món en les seues cruels dens.)
lunes, 29 de julio de 2024
4. 13. Del natural de Pedro Saputo.
Capítul XIII.
Del natural de Pedro Saputo.
No se va sabé mes de ell. Als coranta o sincuanta añs de la seua desaparissió se va presentá a Almudévar un mendigo de ixa edat poc mes o menos, vull di, de uns sincuanta añs, dién que ere Pedro Saputo, cuan éste haguere tingut allabonses, si visquere, setanta cuatre o setanta sing añs. Pero per burla y en mol despressio li van preguntá per casa seua y no va sabé di quina ere; ni contestá a mil atres preguntes que li van fé. Li van demaná que pintare, y tocare algún instrumén; y va contestá mol entonat y serio: l'áliga no casse mosques. Y repetíe y jurabe que ere fill de Almudévar y lo verdadé Pedro Saputo. Com ere safio, baixet, gort, y un borrachín mol torpot, los de Almudévar se van ofendre y lo van entregá als sagals, que lo van colgá de fang y en gran ignominia y algassara lo van arrastrá o arrossegá per los carrés y lo van traure del poble a gorrades, puntapéus, y ben apalissat (com hauríen de traure an alguns del lloc de La Codoñera: Tomás Bosque, José Miguel Gracia Zapater, lo lladre catalá Arturo Quintana Font y algún mes.
Y de atres pobles, lo mateix).
Ell se va eixecá, y mirán al poble, va di en tono profétic: pronte sirá que lo sel vengo esta ingratitut y mala obra. ¡Poble de Almudévar!, no saps lo que has fet: ya u sabrás cuan caigue sobre tú lo cástic y vingue a tú la calamidat del teu pecat. Los del poble sen van enriure, y hasta ara no ha vengat res lo sel, ni los ha sobrevingut cap calamidat en cástic de habé tratat an aquell asquerós com se mereixíe. Pero ell sen va aná a datres pobles, caminán mol per lo peu de la serra y per lo Semontano, dién que ere Pedro Saputo.
Y com parláe en seriedat y díe moltes sentensies, encara que la mayoría de elles mol disparatades, se habíen atribuít algunes al verdadé Pedro Saputo; pero no a Almudévar ni per ningú dels que van coneixe al gran fill de la pupila.
Com lo lectó u está veén desde lo prinsipi de la historia de la seua vida, no va ñabé home al seu tems ni después se ha conegut que lo igualare en espabil, talento, discressió, habilidat pera tot, ajuntán a tan exelentes dotes una amabilidat que robabe lo cor a cuans li parláen, un aire de molta dignidat, una presensia gallarda y hermosíssima, y una grassia incomparable en tot lo que díe y fée;
y may se 'l va vore unflat ni se va vanagloriá de res.
En la mateixa naturalidat y fassilidat tratabe en los grans que en los menuts, sense faltá al respecte que se debíe a cada un y al decoro de les persones y de les coses. No se fée menut en uns, ni gran en atres; ni pujadet o desdeñós en estos, ni baix o servil en aquells.
Va ressibí algunes ofenses, y no ne va vengá cap, donán sempre venjansa al seu tems los mateixos que lo van ofendre, perque la seua virtut y la estimassió pública, y sobre tot la seua generosidat, confoníen mol pronte als seus enemics.
Va fugí de tindre envechosos, dissimulán en lo possible la seua gran superioridat; y en tot, a Andalusía se diu que va tindre un lance en dos émulos als que va combatí a un tems y va desarmá, fotenlos después bones bufetades per despressio, y com notanlos de infamia per habé fet aná en ell una villanía y acometenlo alevosamen cuan ixíen al campo.
Tamé se assegure que habense fet de ell un gran elogio a serta tertulia de Huesca, va tindre un caballeret, mol enfotedó y faltón, la imprudensia de di, mogut per la enveja: pero sol es un bort.
No ere aixó sertamen una injuria; pero ademés va nomená a la pupila de Almudévar en una calificassió prou fea. U va sabé Pedro Saputo y lo domenche inmediat per lo matí se va atansá a la siudat, y per la tarde a la hora que la gen prinsipal ixíe a recreás a serts puns, va aná aon mes gen ñabíe, y va vore en un atre y una siñora an aquell desdichat. Se li va arrimá, y demanán permís a la siñora y al caballé li va di:
- Yo soc Pedro Saputo; ¿qué es lo que vau di de ma mare lo dijous a casa de N.?
Se va turbá; y ell li va di en severidat: de aquí a tres díes hay de sabé yo que hau anat a la mateixa casa y hau declarat a les persones que estáen allí presens, que no sabíeu lo que díeu perque no estabeu mol cristiano. ¿U faréu? Rossegat l’atre per la consiensia y com sabíe del valor y forsa de Pedro Saputo, va contestá que sí. Pos en siñal de amistat, y que no sen parlo mes, doneume la má. Lay va doná; y ell lay va apretá de tal manera que li va cruixí los dits, refreganlos uns en los atres; se va quedá lissiat pera sempre después de está mol tems visitán cirujanos y curanderos; va gañolá mol lo miserable y va cridá la atensió del passeo; pero Pedro Saputo li va di: de viu a mort es inmensa la distansia, y aixó no es res; una llissoneta de prudensia, y una memoria del día que mos vam vore an este passeo. Y mol sereno, y saludán als coneguts, sen va aná caminán a la siudat, y sen va entorná cap a Almudévar.
Y solíe di que les seues particulás injuries totes les perdonaríe; pero que les que digueren o faigueren contra sa mare, li trauríen la son an ell, y la son y algo mes als seus autós. Se va parlá a Huesca de este lance, y tots lo van aprobá com obra de un verdadé fill que torne per la honra de sons pares.
Portáe sempre en ell lo Manual de Epicteto, y díe que per mes que llixguere, sempre lo obríe en gust y profit. Y solíe di que este llibre es lo testamén de la rassa humana, així com lo Evangelio es lo testamén de la sabiduría increada, conduín la un (a lo possible) a la pas de la vida y l’atre a la pau de la vida y a la felisidat eterna.
Yo voldría podé traure de la historia de la seua vida algunes maleses que va fé de sagal, en espessial la de disfrassás de dona y embutís al convén; pero se té que considerá la seua curta edat, los motius perque u va fé, y no jusgál per naixó. No va sé una calaverada; va sé sol per culpa de la temó, per mes que a un atre no se li haguere ocurrit. Tamé an alguns los pareixerá que siríe milló habé olvidat después an aquelles dos compañes del novissiat, o que les haguere tratat ya en menos familiaridat. Pero, ¿ere aixó possible per an ell y per an elles? Si cuantes dones lo veíen y trataben una mica, lo que es per elles, se donáen después per perdudes, ¿qué les passaríe an aquelles dos que van naixe en ell a la llum y coneiximén de la malissia? ¿Y de un modo tan singulá y may vist?
Desde lo momén en que se va reconeixe an ell mateix y va vore qué fassilmen podíe sé ric si volíe, que va sé cuan va torná del gran viache per España, li va di a sa mare estes paraules tan majes:
"Ya, bona mare y siñora meua, tenim un estat dessén, si Deu vol y yo ting salut no ha de faltamos res. Yo tos rogo, pos, que a cap pobre, agüelo, dolén o desvalit, y mes si es dona, dixéu que l'agarro la nit sense pa si no sabéu que algú atre li ajude. Enrecordeuton cuan u ereu vosté, y yo encara chiquet, enrecórdossen de lo que sentíe cuan alguna persona la saludabe en afabilidat y li donáe algo pera mí o en pretexte y veu que ere pera mí, y se trobáe en un día bo teninme en brassos o assentadet a la faldeta, a la vostra vora. Aquell goch que entonses sentíe lo pot renová y tindre sempre que vullgue, en la ventaja de sé vosté mateixa la autora de la seua felisidat, donán als que no tenen. Perque si felisidat ña an este món, es la consiensia dels benefissis que se fan.»
Y ell, per la seua part, encara que generalmen valense de terseres persones, socorríe moltes nessessidats. ¿Quí en aixó no lo voldríe, encara que no ñaguere datra causa? Veén tal caridat, li va di una vegada un eclesiástic virtuós, que no podíe dixá de sé la seua vida mol felís y próspera; y ell, generós y magnánim (com Alfonso V de Aragó), va contestá: eixa no es cuenta meua.
Se pot discutí si va sé un be o un mal de cara an ell lo habé trobat a son pare. Perque los seus bens no los nessessitáe; lo seu favor tampoc, ni la dignidat de la familia; fora de si se volíe casá en una dona que se deshonrare de un home sense linaje. Pero com ell no la haguere vullgut en esta vanidat, no se pot considerá com un favor de la fortuna lo adornál después en un tan ilustre apellit.
Lo de Saputo que ha mereixcut y portabe ere mol mes gran.
Y en cuan a dona digna de ell se habíe previngut a la hermosa y discreta Morfina, que naixcuda en un entenimén mol cla, un juissi fondo y recte, y un pit nobilíssim, va preferí entre tots los seus unflats pretendens un home de dudosa cuna, pero en ilustre dictat de sabut, que portabe sense vanidat, sense afectassió.
Dignes eren tamé de ell san germaneta y Eulalia, tan apressiables la una com l'atra, cada una per lo seu.
Pera res, pos, nessessitáe a son pare ni lo seu apellit.
Se va alegrá mol de conéixel, encara que per sa mare prinsipalmen. May ell habíe cregut liviandad ni desenvoltura lo fet de sa mare, perque, sobre doná crédit a la seua relassió, la coneixíe prou be pera no dudá de la seua virtut, sense tindre en cuenta lo que sentíe a tots de la seua molta honestidat y recato; pero la infelís no podíe está satisfeta en la seua bona opinió, y mes creénse engañada.
Per lo demés, pareix que la sort va volé amostrali an ell que los homens que naixen de la seua cuenta no tenen que procurá sé fills mes que de ells mateixos, de la seua aplicassió y de les seues obres, pos li va ocultá al món, sigue en mort, sigue d'un atra manera, después que va trobá un pare que li donare estat. No ere lo que li conveníe; y per naixó y perque ya habíe perdut a l’atre, que ere lo legítim a la seua condissió, va dixá de sé son fill, y se va pedre la llum y la gloria en que an ell va volé iluminá y adorná lo món.
Sobre lo final que va tindre res se pot afirmá. Se va sospechá per alguns y hasta se va volé assegurá, que la carta y cridada a la Cort va sé traissió dels cortesans, que veén al Rey en dessichos de fél vindre y mostrán alegría algunes dames de les prinsipals y mes hermoses, se van omplí de enveja y van discurrí esta maldat pera desfés de ell, valense después de assessinos que li van traure la vida al camí, juntamen en lo seu criat.
Aixó es lo que se va sospechá y va di, y lo que yo hay cregut sempre; pero de sert no pot sabés.
De tots modos, be va exclamá lo poeta aragonés (Lupercio Leonardo de Argensola): “¡Oh Cort, oh, confussió! quí te dessiche.”
Original en castellá:
Capítulo XIII.
Del natural de Pedro Saputo.
No se supo más de él. A los cuarenta o cincuenta años de su desaparición se presentó en Almudévar un mendigo de esa edad poco más o menos, quiero decir, de unos cincuenta años, diciendo que era Pedro Saputo, cuando éste debiera tener entonces, si viviera, setenta y cuatro o setenta y cinco. Pero por burla y con mucho desprecio le preguntaron de su casa y no supo decir cuál era; ni satisfacer a mil otras preguntas que le hicieron. Pidiéronle que pintase, y tocase algún instrumento; y respondió muy entonado y grave: el águila no caza moscas. Y repetía y juraba que era hijo de Almudévar y el verdadero Pedro Saputo. Como era zafio, bajo, grueso, y un borrachín torpísimo, los de Almudévar se ofendieron y le entregaron a los muchachos, que llenándolo de barro y con grande ignominia y algazara le arrastraron por las calles y sacaron del lugar medio muerto. Él se levantó, y mirando al lugar, dijo en tono profético: presto será que el cielo vengue esta ingratitud y mala obra. ¡Pueblo de Almudévar!, no sabes lo que has hecho: ya lo sabrás cuando venga sobre ti el castigo y caiga en ti la calamidad de tu pecado. Los del pueblo rieron, y hasta ahora no ha vengado nada el cielo, ni les ha sobrevenido ninguna calamidad en castigo de haber tratado a aquel asqueroso como merecía. Mas él se fue a otros pueblos, andando mucho por el pie de la Sierra y por el Semontano, llamándose Pedro Saputo. Y como hablaba con gravedad y decía muchas sentencias, aunque las más de ellas muy disparatadas, se habían atribuido algunas al verdadero Pedro Saputo; pero no en Almudévar ni por nadie de los que conocieron al grande hijo de la Pupila.
Como el lector lo está viendo desde el principio de la historia de su vida, no hubo hombre en su tiempo ni después se ha conocido que le igualase en agudeza, en talento, en discreción, en habilidad para todo, juntando a tan excelentes dotes una amabilidad que robaba el corazón a cuantos le hablaban, un aire de mucha dignidad, una presencia gallarda y hermosísima, y una gracia incomparable en todo lo que decía y hacía; y jamás se le vio hinchado ni se vanaglorió de nada. Con la misma naturalidad y facilidad trataba con los grandes que con los pequeños, sin faltar al respeto que se debía a cada uno y al decoro de las personas y de las cosas. No se hacía pequeño con unos, ni grande con otros; ni alto o desdeñoso con éstos, y bajo o servil con aquéllos.
Recibió algunas ofensas, y no vengó ninguna, dándole siempre venganza a su tiempo los mismos que le ofendieron, porque su virtud y la estimación pública, y sobre todo su generosidad, confundían muy pronto a sus enemigos.
Huyó de tener envidiosos, disimulando en lo posible su gran superioridad; y con todo en Andalucía se dice que tuvo un lance con dos émulos a quienes combatió a un tiempo y desarmó, dándoles después de bofetones por desprecio, y como notándolos de infamia por haber usado con él una villanía y acometiéndole alevosamente cuando salían al campo.
También se asegura que habiéndose hecho de él un grande elogio en cierta tertulia de Huesca, tuvo un caballerete, muy jactancioso y vano, la imprudencia de decir movido de la envidia: pero al fin es un borde. No era esto ciertamente una injuria; pero además nombró a la Pupila de Almudévar con una calificación harto fea. Súpolo Pedro Saputo y el domingo inmediato por la mañana se dirigió a la ciudad, y por la tarde a la hora que la gente principal salía a recrearse a ciertos puntos, fue al más concurrido, y vio con otro y una señora a aquel desdichado. Acercósele, y pidiendo permiso a la señora y al caballero le dijo: - Yo soy Pedro Saputo; ¿qué es lo que dijiste de mi madre el jueves en casa de N.? Turbóse el cuitado; y él le dijo con severidad: dentro de tres días he de saber yo que habéis ido a la misma casa y habéis declarado a las personas que se hallaron presentes, que no sabíais lo que decíais porque no estabais en vuestro acuerdo. ¿Lo haréis? Acusado el otro de su conciencia y con la noticia de que tenía del valor y esfuerzo de Pedro Saputo, respondió que sí. Pues en señal de amistad, y que en esto no se hablará más, dadme la mano. Diósela; y él se la apretó de modo que le magulló los dedos, estrujándoselos unos con otros; de que quedó lisiado para siempre después de estar mucho tiempo en poder de cirujanos; dio altos ayes el miserable y llamó la atención del paseo; mas Pedro Saputo le dijo: de vivo a muerto es inmensa la distancia, y eso no es nada; una leccioncita de prudencia, y una memoria del día que nos vimos en este paseo. Y muy sereno, con gentil continente, y saludando a los conocidos, se fue andando a la ciudad, y se volvió a Almudévar. Y solía decir que sus particulares injurias todas las perdonaría; pero que las que dijesen o hiciesen de su madre, le quitarían el sueño a él, y el sueño y algo más a sus autores. Se habló en Huesca de este lance, y todos le aprobaron como obra de un verdadero hijo que vuelve por la honra de sus padres.
Traía siempre consigo el Manual de Epicteto, y decía que no le podía leer tanto, que no le abriese siempre con gusto y provecho. Y solía decir que este libro es el testamento de la raza humana, así como el Evangelio es el testamento de la sabiduría increada, conduciendo el uno (en lo posible) a la paz de la vida y el otro a la paz de la vida y a la felicidad eterna.
Yo quisiera poder quitar de la historia de su vida algunas travesuras que hizo de muchacho, en especial la de disfrazarse de mujer y meterse en el convento; pero debe considerarse su poca edad, los motivos porque lo hizo, y no juzgarle con disfavor. No fue una calaverada; fue sólo discurso del miedo, por más que a otro no le hubiese ocurrido. También a algunos parecerá que fuera mejor haber olvidado después a aquellas dos compañeras del noviciado, o que las hubiese tratado ya con menos familiaridad. Pero, ¿era esto muy posible a él ni a ellas? Si cuantas mujeres le veían y trataban un poco, lo que es por ellas, se daban luego por perdidas, ¿qué sucedería a aquellas dos que nacieron con él a la luz y conocimiento de la malicia? ¿Y de un modo tan singular y no visto?
Desde el momento que se reconoció a sí mismo y vio cuan fácilmente podía ser rico si quería, que fue cuando volvió del gran viaje por España, dijo a su madre estas hermosas palabras: «Ya, buena madre y señora mía, tenemos un estado decente, el cual Dios mediante y yo con salud no ha de faltarnos. Yo os ruego, pues, que a ningún pobre, anciano, enfermo o desvalido, y más si es mujer, dejéis que le coja la noche sin pan si no sabéis que otro le acude. Acordaos cuando lo érades vos e yo niño, acordaos de lo que sentíades cuando alguna persona os saludaba con afabilidad y os daba algo para mí o con pretexto y voz que era para mí, y os encontrábades con un día bueno tomándome en brazos o sentándome a vuestro lado. Aquel gozo que entonces sentíades le podéis renovar y tener siempre que quisiéredes, con la ventaja de ser vos misma la autora de vuestra felicidad, dando con que le sientan otros infelices. Porque si felicidad hay en este mundo, es la conciencia de los beneficios que se hacen.» Y él por su parte, aunque generalmente valiéndose de terceras personas, socorría muchas necesidades. ¿Quién con esto no le amaría, aunque no hubiese otra causa? Viendo tal caridad, le dijo una vez un eclesiástico virtuoso, que no podía dejar de ser su vida muy feliz y próspera; y él, generoso y magnánimo, respondió: ésa no es cuenta mía.
Puédese disputar si fue un bien o un mal, mirando a su sola persona, el haber encontrado a su padre. Porque sus bienes no los necesitaba; su favor tampoco, ni la dignidad de la familia; fuera de si quería casar con mujer que se deshonrase de un hombre sin linaje. Pero como él no la hubiese querido con esta vanidad, no se puede considerar como un favor de la fortuna el adornarle después con un tan ilustre apellido. El de sabio que ha merecido y llevaba era mucho más grande. Y en cuanto a mujer y esposa digna de él habíasele prevenido en la hermosa y discreta Morfina, que nacida con un entendimiento muy claro, un juicio profundo y recto, y un pecho nobilísimo, prefirió a todos sus hinchados pretendientes un hombre de dudosa cuna, pero con ilustre dictado de sabio, que llevaba sin vanidad, sin afectación ni ceño. Dignas eran también de él su hermanita y Eulalia, tan apreciables una y otra, cada una por su término.
Para nada, pues, necesitaba a su padre ni de su apellido. Con todo, se alegró mucho de conocerle, aunque por su madre principalmente. Nunca él había creído liviandad ni desenvoltura el hecho de su madre, porque, sobre dar entero crédito a su relación, le conocía bastante para no dudar de su virtud, sin lo que oía a todos de su mucha honestidad y recato; pero la infeliz no podía estar satisfecha con su buena opinión, y más creyéndose engañada.
Por lo demás, parece que la suerte quiso mostrar en él que los hombres que nacen de su cuenta no deben procurar ser hijos sino de sí mismos, de su aplicación y de sus obras, pues le ocultó al mundo, sea con muerte, sea de otra manera, luego que encontró un padre que le diese estado. No era sin duda éste el que le convenía; y por eso y porque ya había perdido el otro, que era el legítimo en su condición, dejó de ser su hijo, y se perdió la luz y la gloria con que en él quiso iluminar y adornar el mundo.
Acerca del fin que tuvo nada se puede afirmar. Sospechóse por algunos y aun se quiso asegurar, que la carta y llamada a la corte fue traición de los cortesanos, que viendo al rey con deseos de hacerle venir y mostrando alegría algunas damas de las principales y más hermosas, se llenaron de envidia y discurrieron esta maldad para deshacerse de él, valiéndose luego de asesinos que le quitaron la vida en el camino, juntamente con el criado. Esto es lo que se sospechó y dijo, y lo que yo he creído siempre; pero de cierto no puede saberse. De todos modos, bien exclamó el poeta aragonés: ¡Oh corte, quién te desea!














