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lunes, 1 de junio de 2026

Sindic - Sizami

Sindic, s. m., lat. syndicus, syndic.
Procurador e sindic.
(chap. Procuradó y síndic. Lo chapurriau del 2026 no se diferensie mol del ocsitá de Burdeos de 1413.)
Tit. de 1413, de Sainte-Eulalie de Bordeaux. 
Procureur et syndic.
Qu' els cossols puescan far, e la universitat, sindic.
Charte de Gréalou, p. 108.
Que les consuls et l'universalité puissent faire syndic.
CAT. Sindic. ESP. Síndico. PORT. Syndico. IT. Sindaco. (chap. Síndic, sindics.)

2. Sindicat, Sendicat, Sendegat, s. m., syndicat.
Am lo cosselh del sendegat 
E dels clergues de la cieutat.
V. de S. Honorat.
Avec le conseil du syndicat et des clercs de la cité.
Sera inscrit en sendicat los noms. Fors de Béarn, p. 1077.
Il sera inscrit en syndicat les noms.
No se puescon escuzar del uffici de sindicat. Cartulaire de Montpellier, fol. 43.
Ne se puissent excuser de l'office de syndicat.
CAT. Sindicat. ESP. Sindicado (sindicato). PORT. Sindicado, syndicado. IT. Sindicato. (chap. Sindicat, sindicats. A Valderrobres ña un edifissi en este nom, allí está la escola de música.)

Sinedoche, s. f., lat. synecdoche, synecdoche, figure de rhétorique.
Voyez Diomedis, de Orat., lib. II, col. 453, éd. Putsch.
Sinedoches…., cant hom pauza lo tot per la part.., cant hom pauza la part per lo tot.
Leys d'amors, fol. 131 et 132.
La synecdoche..., quand on pose le tout pour la partie..., quand on pose la partie pour le tout.
CAT. Sinechdoque. ESP. Sinecdoque (sinécdoque). PORT. Synecdoque. 
(chap. sinécdoque : cuan se pose la part pel tot o lo tot per la part.)

Singlar, Senglar, Cynglar, s. m., sanglier.
Tornejet al fuec un senglar. Roman de Jaufre, fol. 12.
(chap. Tornejabe al foc un jabalí. Típic de Astérix y Obélix.)
Il tourna au feu un sanglier.

Tornejabe al foc un jabalí. Típic de Astérix y Obélix.

Aissi s volvs e s vira cum fai singlars feritz. Guillaume de Tudela.
Ainsi se tourne et se vire comme fait sanglier blessé.
Anc cynglar no vim plus irat,
Quan l' an brocat ni l' an cassat.
Bertrand de Born: Ieu chan qu' el reis.
Oncques nous ne vîmes sanglier plus irrité, quand ils l'ont piqué et l'ont chassé.
Loc. Val mais leos de singlar.
P. Cardinal: Ieu volgra.
Vaut mieux lion que sanglier.
ANC. FR. Si orent pris II cers et un singler.
Roman de Gérard de Vienne, v. 356.
IT. Cinghiale. (chap. Jabalí, jabalins, jabalina, jabalines. CAT. Porc senglar. ESP. Jabalí, jabalíes, jabalina, jabalinas; cría: jabato, jabatos.)

Singular, adj., lat. singularis, singulier, seul, unique.
Singulars de valor
Fo, et es
De totz bes
Complida.
G. Riquier: Aissi cum es.
Unique en mérite elle fut, et est de tous biens accomplie.
- Particulier.
Si el non a singular razo. Trad. du Code de Justinien, fol. 19.
S'il n'a pas particulière raison.
- Terme de grammaire.
Al vocatiu singular. Gramm. provençal.
Au vocatif singulier.
Subst. Lo singular e 'l plural. Gramm. provençal.
Le singulier et le pluriel.
CAT. ESP. PORT. Singular. IT. Singulare, singolare. (chap. Singulá o singular, singulás.)

2. Singularment, adv., singulièrement, individuellement. 
Per qual causa hom pot demandar totas causas singularment.
Trad. du Code de Justinien, fol. 17.
Par quelle cause on peut demander toutes choses singulièrement.
CAT. Singularment. ESP. PORT. Singularmente. IT. Singularmente, singolarmente. (chap. Singulamen o singularmen.)

3. Singularitat, s. f., lat. singularitatem, singularité, individualité.
An pluralitat et singularitat. Gramm. provençal.
(chap. Tenen pluralidat y singularidat.)
Ont pluralité et singularité.
- Bizarrerie, originalité. 
Singularitat; cant hom es ayssi sobrecuiat, que cuia plus valer et saber que los autres que valon mays. V. et Vert., fol. 8.
Singularité; quand homme est ainsi présomptueux, qu'il pense plus valoir et savoir que les autres qui valent davantage.
CAT. Singularitat. ESP. Singularidad. PORT. Singularidade. IT. Singularità, singularitate, singularitade, singolarità, singolaritate, singolaritade.
(chap. Singularidat, singularidats.)

4. Single, Sengle, adj., lat. singuli, singulier, unique, seul, individuel.
Totas las causas universas e singlas. Tit. de 1269. Arch. du Roy., K. 17.
(chap. Totes les coses universals y singulás.)
Toutes les choses universelles et singulières.
Loc. Noms divizables es aquel qu' es a sengles, so es a cascu. 
Leys d'amors, fol. 48.
Le nom divisible est celui qui est à singulier (commun), c'est-à-dire à chacun.

Sinocha, Synocha, s. f., lat. synochum, synoque, sorte de fièvre.
Engendra si febre nomnada sinocha inflativa.
Synocha, ruptura de vena.
Eluc. de las propr., fol. 90 et 266.
S'engendre fièvre nommée synoque enflative.
Synoque, rupture de veine.
L'ESP. fait usage de l'adj. sinoco. (N. E. Fiebre sínoca, del griego sýnochos, continuo.)

2. Synochides, s. f., synochide, sorte de fièvre.
Engendra si febre dita sinochides. Eluc. de las propr., fol. 91.
S'engendre fièvre dite synochide.

Sinodal, adj., du lat. synodicus, synodal, qui appartient, qui a rapport au synode.
Per constitutio sinodal. Cat. dels apost. de Roma, fol. 11.
(chap. Per constitussió sinodal.)
Par constitution synodale.
CAT. ESP. Sinodal. PORT. Synodal. IT. Sinodale. (chap. Sinodal, sinodals, de sínodo, assamblea, consili.)

2. Cenede, s. m., lat. synodus, synode, assemblée, concile.
Lo premier sainht cenede universal que fos tengutz.
Cat. dels apost. de Roma, fol. 36.
Le premier saint synode universel qui fut tenu.
CAT. ESP. (sínodo) Sinodo. PORT. Sinodo, synodo. IT. Sinodo. 
(chap. Sínodo, sínodos; assamblea, assamblees; consili, consilis.)

la iglesia iba a celebrar en Viena un concilio general por el año 1311, durante el pontificado de Clemente V

Sinopis, s. m., lat. sinopis, sinope, sorte de craie rouge.
Sinopis, es color roia trobada pres la ciutat dita Sinopis.
Eluc. de las propr., fol. 267.
Sinope, c'est couleur rouge trouvée près la cité dite Sinope.
ESP. Sinople. PORT. Sinopla. IT. Sinopia, senopia.

Siphat, s. m., arab. siphac, péritoine.
Spatia inter intestina et pelliculam quæ siphac dicitur.
Constantinus Afr., lib. V. Du Cange, t. VI, col. 533.
Hernia es per crebadura de la tela dita siphat. Eluc. de las propr., fol. 99.
Hernie est par rupture de la toile dite péritoine.
(chap. ESP. Peritoneo. Hernia es per trencadura de la tela dita siphat : peritoneo.)

Siroc, s. m., siroc, vent de sud-est sur la Méditerranée.
Voyez Aldrete, p. 181 et 365; et Muratori, Diss. 33.
Siroc e labech feron mala tempesta.
Syroc e labech los parton de la terra.
V. de S. Honorat.
Siroc et vent de sud-ouest firent affreuse tempête.
Siroc et vent de sud-ouest les séparent de la terre.
ANC. FR. L'ung loue le siroch, l'aultre le besch. 
Rabelais, liv. IV, ch. 43.
Les vents de note, d'auster, de siroch.
Hist. maccaronique, t. 1, p. 332.
CAT. Xaloc. ESP. PORT. Siroco, jaloque. IT. Sirocco, sciroco, scilocco.
(chap. Siroco, ven del sur-este o sur-est. Modelo de Volkswagen. Ne té un Germán Gil, de la gasolinera Cepsa de Valderrobres.)

2. Eyssiroc, Issalot, s. m., eyssiroc, siroc, vent de sud-est.
Tempesta d' aquilon, eyssiroc e labech. V. de S. Honorat.
Tempête d'aquilon, eyssiroc et vent de sud-ouest.
Los principals aissi nomnam
En nostra lengua romana:
Levan, grec e trasmontana,
Maestre, ponent e labec, 
Mieg jorn, issalot.
Brev. d'amor, fol. 41.
Les principaux ainsi nous nommons dans notre langue romane: Levant, grec et tramontane, mistral, ponent et labech, midi, siroc. 
ANC. CAT. Axaloc. 

Siroc, s. m., siroc, sorte d'échalas. 
Sirocs, qui so pals agutz. Eluc. de las propr., fol. 223.
Sirocs, qui sont pieux aigus.

Sirtite, s. f., lat. syrtides, sirtite, sorte de pierre précieuse.
Saphirs... apelon la eyssamen sirtite, per so quar en la riba de Sirtes fluvi las troba hom. Trad. du lapidaire de Marbode.
Saphir... ils l'appellent également sirtite, pour cela que sur la rive du fleuve Sirtes on les trouve.

Sirventes, Serventes, s. m., sirvente, sorte de poésie.
Un sirventes fatz dels malvatz barons.
Bertrand de Born: Un sirventes.
Je fais un sirvente sur les mauvais barons.
Fes sirventes joglaresc, que lauzava l' uns e blasmava los autres.
V. d'Augier.
Il fit sirventes joglaresques, vu qu'il louait les uns et blâmait les autres.
Qui volra serventes auzir
Tescut d' enueitz, d' antas mesclat.
P. Cardinal: Qui volra.
Qui voudra ouïr sirvente tissu d'ennuis, de hontes mêlé.
IT. Serventese. (chap. Sirventés, classe de poema.)

2. Sirventesc, s, m., sirvente.
Ni sirventesc
Ni balaresc
Non t' aug dir e nuilla sazon.
Giraud de Cabreira: Cabra joglar.
Ni sirvente ni ballade je ne t'entends dire en nulle saison.
E 'l rei d'Arago donet per molher las cansos d' En Guiraut de Bornelh als sieus sirventesc. V. de Bertrand de Born.
Et le roi d'Aragon donna pour femme les chansons du seigneur Giraud de Borneil aux siens sirventes.

3. Sirventesca, s. f., sirvente.
Va, sirventesca,
Al bon rey d' Arago.
(Ves, sirventesca o sirventés, al bon rey d'Aragó.)  
Pierre Basc: Ab greu.
Va, sirvente, vers le bon roi d'Aragon.
ANC. FR. 
N'entendi mie à gas ne à fere serventoiz. Roman de Rou, v. 4889.

Sisclar, v., gazouiller, fredonner, crier.
L' auzel son de sisclar mut.
Rambaud d'Orange: Er quan.
Les oiseaux sont de gazouiller muets.
Aras no siscla ni canta
Rossinhols.
Rambaud d'Orange: Aras.
Maintenant ne gazouille ni chante rossignol.
(chap. Chulá; piulá los muixons; cridá.)

2. Siscle, Ciscle, s. m., gazouillement, fredonnement.
D' on vey mortz quitz, cris, brais e siscles.
Rambaud d'Orange: Ar s' espan.
D'où je vois morts piaillements, cris, braillements et gazouillements.
- Clameurs.
Ab critz et ab ciscles et ab grans colps mortals. Guillaume de Tudela.
Avec cris et avec clameurs et avec grands coups mortels.

Sisclaton, Sisclato, s. m., sisclaton, sorte d'étoffe.
Golius, dans son Dictionnaire arabe, dit au mot Siglat:
Operimentum laneum quod mulieres pilento suo camelino injiciunt, lene ac molle panni genus, colore pictum.
Estrecha venc en un mantel
D' un drap de seda bon e bel,
Que hom apela sisclato.
R. Vidal de Bezaudun: Unas novas.
Elle vint serrée en un manteau d'un drap de soie bon et beau, qu'on appelle sisclaton.
- Tunique. 
Mota jupa de seda e mot ric sisclaton. Guillaume de Tudela.
Nombreuses jupes de soie et nombreuses riches tuniques.
ANC. FR. Et cauces de présumption
Faites de viermeil siglaton.
Roman du Renart, t. IV, p. 294.
Armez de haubregon, couvert d'un singlaton. 
Poème sur Bertrand Du Guesclin.
ANC. ESP.
En cuerpos è en camisas e en ciclatones. Poema del Cid, v. 2731.
Todos vestidos eran de blancos ciclatones.
Vida de santa Oria, cop. 143.

Sitot, conj., quoique, bien que. 
Ieu vos am, sitot vos no m' amatz.
Hugues de la Bachelerie: Ses totz enjans.
Je vous aime, quoique vous ne m'aimiez pas.
Ades m' agr' ops, sitot s' es bos,
Mos chans fos melhers que non es.
B. de Ventadour: Ja mos chantars. 
Incessamment me serait besoin, bien qu'il soit bon, que mon chant fût meilleur qu'il n'est.

Situar, v., du lat. situs, situer.
Part. pas. En lo loc ont la pessa venduda sera situada. Fors de Bearn, p. 1073.
Dans le lieu où la pièce vendue sera située.
CAT. ESP. PORT. Situar. IT. Situare. (situá, colocá, posá : sitúo, sitúes, sitúe, situem o situam, situéu o situáu, sitúen; situat, situats, situada, situades; situaré; situaría; si yo situara.)

2. Situament, s. m., situation, position.
Situament dels osses. Trad. d'Albucasis, fol. 45.
Position des os.
IT. Situamento. (ESP. Situación, posición. chap. Situamén, Situassió, possisió.)

Sivals, Sivaus, Savals, adv., au moins, du moins.
Elh er amicx sivals o drutz clamatz.
Rambaud d'Orange: Si de trobar.
Il sera ami au moins ou galant avoué.
Totz temps n' aurai bon cor sivaus.
B. de Ventadour: Chantars.
Toujours j'en aurai bon coeur du moins.
O metre l' escut denan,
Savals entre lui e se.
Cadenet: Amors e com.
Ou mettre l'écu devant, du moins entre lui et soi.
Savals mezeus l' esforsamens es honestes. Trad. de Bède, fol. 2.
Du moins l'effort même est honnête.

Sizami, s. m., lat. sesamum, sésame, jugéoline, sorte de plante.
Am farina de sizami. Trad. de Albucasis, fol. 60.
(chap. En farina de sésamo o séssamo - pronunsiem les dos S fortes, al escomensamén se escriu sol 1 s, entre vocals, ss.)
Avec farine de sésame.
- Adj. De sésame.
Oli violat o sizami.
En oli sizami o en mucellage de altea.
Trad. d'Albucasis, fol. 14 et 38.
Huile de violette ou de sésame.
En huile de sésame ou en mucilage de gui mauve.
(ESP. Sésamo.) PORT. Sesamo. IT. Sisamo, sesamo. (chap. Sésamo o séssamo.)

En farina de sésamo o séssamo - pronunsiem les dos S fortes, al escomensamén se escriu sol 1 s, entre vocals, ss.

viernes, 5 de diciembre de 2025

Propiciacio, Propri

Propiciacio, s. f., lat. propitiatio, propitiation.

Mont de clemencia et de propiciacio.
Dia de propiciacio.

Eluc. de las propr., fol. 161 et 129.
Mont de clémence et de propitiation.
Jour de propitiation.
CAT. Propiciació. ESP. Propiciación. PORT. Propiciação. IT. Propiziazione.
(chap. Propissiassió, propissiassions.)

Propiciacio, s. f., lat. propitiatio, propitiation.


2. Propitiatori, s. m., lat. propitiatorium, propitiatoire, nom que les Hébreux donnaient à une table d'or placée sur l'arche d'alliance.

Adumbrans lo propitiatori. Trad. de l'Épître de S. Paul aux Hébreux.
Ombrageant le propitiatoire.
CAT. Propiciatori. ESP. PORT. Propiciatorio. IT. Propiziatorio.
(chap. Propissiatori, propissiatoris : que té la facultat de fé propissi o favorable; espessialmen dabán de la divinidat; tamé se li diu al reclinatori, reclinatoris.)


Propri, adj., lat. proprius, propre.

Nostre propri sen ni nostra propra volontat. V. et Vert., fol. 42.
Notre propre sens ni notre propre volonté.

Loc. prov. Comensamens es de discordia faire propri aquo qu' es comu.
(chap. literal: Escomensamén es de discordia fé propi lo que es comú; apropiá, apropiás de algo comú, com lo monte, aon se pasturabe.
Conec algunes fites que controlabem cuan erem pastorets.)

Trad. de Bède, fol. 7.

C'est commencement de discorde de faire propre ce qui est commun.

- Le sens naturel et primitif d'un mot.
Transportadas del significat propri ad impropri per alcuna semblansa.

Leys d'amors, fol. 108.
Transportées de la signification propre à l'impropre pour aucune ressemblance.

- Subst. Propriété, possession.

Veray religios non ha ren propri en terra.
Son proprietaris, pueys que auran vodat que ells non tengan propri.

V. et Vert., fol. 99 et 14.
Le vrai religieux n'a rien en propre sur la terre.
Sont propriétaires, après qu'ils auront fait voeu qu'ils ne tiennent pas (de ne pas tenir) de propre.
CAT. Propi (N. E. Encuentro propri, propria en textos que parecen catalanes, a ver si van a ser occitanos, y también propi).
ANC. ESP. Proprio. ESP. MOD. Propio. PORT. IT. Proprio, propio.
(chap. propi, propis, propia, propies.)

2. Proprietat, s. f., lat. proprietatem, propriété.

Era proprietat d' En Espaingnol. V. de Bertrand de Born.
Était la propriété du seigneur Espagnol.
Non deu aver proprietat
Ses licencia de son abbat.

V. de S. Honorat.
Il ne doit pas avoir de propriété sans la permission de son abbé.

- Ce qui appartient essentiellement à une chose.

Entendem per proprietatz las partidas essentials de la cauza.

La proprietatz del nom es significar substancia e qualitat.

Leys d'amors, fol. 145 et 43.

Nous entendons par propriété les parties essentielles de la chose.

La propriété du nom est de signifier substance et qualité.

- Qualité, titre.

Cant hom parla d' una autra persona de la cal no sab so nom, hom la dona a conoysser ayssi co pot per sas proprietatz; ell' es rey o ducs o comtes. (N. E. Hay imbéciles como Próspero de Bofarull y Mascaró, archivero del ACA, archivo general de la Corona de Aragón, que usan sin ninguna propiedad: condes-reyes, monarquía catalano-aragonesa, etc.)

V. et Vert,, fol. 39.
Quand l'homme parle d'une autre personne de laquelle il ne sait pas son nom, l'homme la donne à connaître ainsi comme il peut par ses qualités; elle est roi ou duc ou comte.

Moral. Bos pretz a tres noblas proprietatz.
G. Riquier: Quar dreytz.
Bon mérite a trois nobles qualités.
Tota proprietat
Qu' es en Dieu e' n Deitat.

Brev. d'amor, fol. 2.
Toute propriété qui est en Dieu et en Divinité.
CAT. Propietat. ESP. Propiedad. PORT. Propriedade. IT. Proprietà, proprietate, proprietade. (chap. Propiedat, propiedats)

3. Proprietari, s. m., lat. proprietarius, propriétaire, maître.

Son proprietaris, pueys que auran vodat que ells non tengan propri.

V. et Vert., fol. 14.

Sont propriétaires, après qu'ils auront fait voeu qu'ils ne tiennent pas (de ne pas tenir) de propre.

Possessors, proprietaris.

Tit. de 1422, Bordeaux. Cab. Monteil.
Possesseurs, propriétaires.

CAT. Propietari. ESP. Propietario. PORT. IT. Proprietario.
(chap. Propietari, propietaris, propietaria, propietaries.)

4. Propriamen, Propriamens, adv., proprement.

Lo quins planeta dissenden

Es dig Venus propriamen.

Brev. d'amor, fol. 32.

La cinquième planète descendante est dite Vénus proprement.

Nos non podem nomnar aquestas virtutz en romans ayssi propriamens co lo lati o pauza. V. et Vert., fol. 64.
Nous ne pouvons pas nommer ces vertus en roman aussi proprement comme le latin le pose.

- Terme de grammaire.

Cant una dictios pot estar en locutio methaforicalmen o propriamen.

Leys d'amors, fol. 142.
(N. E. Los catalanoparlantes no tendrán muchas dificultades en entender el texto de las Leys d'amors, es una de las “gramáticas” de su lengua, el occitano, que no han querido aceptar.)
Quand un mot peut être en locution métaphoriquement ou proprement.

CAT. Propiament. ESP. Propiamente. PORT. IT. Propriamente.
(chap. Propiamen, própiamen.)

5. Propriar, v., approprier, attribuer.
Part. pas. Las obras que son de gran poder son propriadas a Dieu lo payre. V. et Vert., fol. 46.
Les œuvres qui sont de grand pouvoir sont attribuées à Dieu le père.
(chap. atribuí, atribuís : yo me atribuíxco, atribuíxes, atribuíx, atribuím, atribuíu, atribuíxen; atribuít, atribuíts, atribuída, atribuídes; apropiá, apropiás té un atre significat, fé propi, conquistá, pendre, robá, furtá, etc.)

6. Apropriatio, s. f., lat. apropriatio, appropriation, ressemblance, similitude.

Alcuna apropriatio de persona. V. et Vert., fol. 39.
Aucune ressemblance de personne.

CAT. Apropiació. ESP. Apropiación. PORT. Appropriação.
IT. Appropriazione. (chap. Apropiassió, apropiassions : fé propi; no vech cla “Alcuna apropriatio de persona” traduít com “Aucune ressemblance de personne.”; en este cas siríe : paregut, assemellá, assemellás, pareixe, pareixes; de prop: aproximassió, aproximassions.)

7. Apropriar, Appropriar, v., lat. appropriare, approprier.

Verays humils non apropria a se los bes de son senhor que passon per sas mas. V. et Vert., fol. 52.
(chap. Lo verdadé humil no se apropie de los bens de son siñó que passen per ses (les seues) mans.)
Le vrai modeste n'approprie pas à soi les biens de son seigneur qui passent par ses mains.
(N. E. Aquí tengo que citar a Modesto, habitante de Beceite, cuyos vecinos son los más pacíficos.)

Per apropriar a si la terra de son vezi.

(chap. literal: Pera apropiá a sí la terra de son veí : pera apropiás de la terra de son veí (son : lo seu); vehí escriu l'agüelo Sebeta, Luis Arrufat de Valjunquera: “Sé que no escric prau be, pero, per les vostres charrades, vech que tots me enteneu y aisó o es un miracle o es una demostrasió viva de que lo chapurriau viu, en contra de lo que algún vehí se empeñe en recordamos un día si y un atre tamé.”)

For de Montcuc. Ord. des R. de Fr., 1463, t. XVI, p. 132.
Pour approprier à soi la terre de son voisin.

- Attribuer.

Appropriar a lor juridiction. Cout. de Condom.
Attribuer à leur juridiction.
Part. pas. Los bes que son apropriatz a santa Glieysa.

V. et Vert., fol. 16.
Les biens qui sont attribués à sainte Église.
Osta aquela, si podes, am instrumentz apropriatz.

Trad. d'Albucasis, fol. 14.
Ôte celle-là, si tu peux, avec instruments appropriés.

(N. E. Las palabras en francés que están en mayúscula a principio de frase, NO suelen llevar las tildes o circunflejos; las pongo yo siempre que me dé cuenta. Osta occitano pasa a “oste” antiguo francés, y “ôte” en el francés más moderno. El verbo es “ôter”, quitar, remover, retirar, sustraer (véase tolre, tolere, tolra, año 960). Se encuentran muchísimos ejemplos, nostre : nôtre, chastel : chasteau : château, etc, &c.)

- Rendre propre, en parlant d'un nom.
Vol apropriar nom comu. Leys d'amors, fol. 131.
Veut rendre propre nom commun.
CAT. ESP. Apropiar. PORT. Appropriar. IT. Appropriare.
(chap. Apropiá, apropiás: yo me apropio, tú te apropies, apropie, apropiem o apropiam, apropiéu o apropiáu, apropien; apropiat, apropiats, apropiada, apropiades; apropiaría; apropiaré; si yo me apropiara de tots los teus llibres y no ne llixquera cap, encara aixina sabría mes que tots los sompos de la Ascuma juns.)

8. Apropriadamens, adv., convenablement.
Ayssi breumen et ayssi apropriadamens. V. et Vert., fol. 39.
Aussi brièvement et aussi convenablement.
ESP. Apropiadamente. PORT. Appropriadamente.
(chap. Apropiadamen : en propiedat, ben fet, curiosamen, etc.)

9. Apropriamen, s. m., propriété.

Lur calitat... e 'ls apropriamens.

Pierre de Corbiac: El nom de.
Leur qualité... et les propriétés.
ANC. ESP. Apropiamiento. (chap. Apropiamén, apropiamens : no es lo mateix que lo fransés “propriété”, propiedat, sino lo resultat del verbo apropiá, apropiás; per ejemple : lo apropiamén del rey Jaime I del regne de Valensia : lo de Blasco de Alagón de Morella, lo de Alfonso I de Saragossa, etc.)

10. Impropri, adj., lat. improprius, impropre.

Transportadas del significat propri a impropri per alcuna semblansa.

Leys d'amors, fol. 128.
Transportées de la signification propre à l'impropre pour aucune ressemblance.
(N. E. Esto lo tenía que haber leído el ignorante químico Pompeyo Fabra antes de meter la pata.)
CAT. Impropri
(N. E. O sea, que Raynouard encuentra Propi como catalán, pero ahora encuentra lo contrario, Impropri, con dos erres, igual que se escribe en occitano; eso es normal cuando confundes una lengua, la occitana, con uno de sus dialectos, el catalán).
ESP. Impropio. PORT. Improprio. IT. Improprio, impropio.
(chap. Impropi, impropis, impropia, impropies; in + propi, negassió,
n dabán de p passe a m, aixó no sol passe al chapurriau, sino a diferentes llengües de la mateixa familia latina.)

11. Impropriamen, Enpropriamen, adv., improprement.

L' imperatius impropriamen ha presen.

Enpropriamen sia ditz, segon romans.
Leys d'amors, fol. 75 et 43.
L'impératif improprement a le présent.
Soit improprement dit, selon roman.

CAT. Impropriament. ESP. Impropiamente. PORT. Impropriamente.
IT. Impropriamente, impropiamente.
(chap. Impropiamen : de manera impropia.)

12. Improprietat, s. f., lat. improprietatem, impropriété.

La quals improprietatz de sentensa se fay en motas manieras.

Leys d'amors, fol. 104.

Laquelle impropriété de phrase se fait en nombreuses manières.

CAT. Improprietat. ESP. Impropiedad. PORT. Impropriedade.
IT. Improprietà, impropietà. (chap. Impropiedat, impropiedats.)

Pros

lunes, 12 de agosto de 2024

Original - Ortolana

 

Original, adj., lat. originalis, original, originel, primitif.

Pres corrupcio general

En lo peccat original.

Brev. d'amor, fol. 55.

Prit corruption générale dans le péché originel.

L' original mon. Trad. de la 2e Épître de S. Pierre.

Le monde primitif. 

Substantiv. La copia collationada ab lo original. Fors de Béarn, p. 1097.

(chap. La copia compulsada en lo original.)

La copie collationnée avec l' original.

CAT. ESP. PORT. Original. IT. Originale. 

(chap. Original, com lo “orinal”, bassí de Valderrobres, originals.)

2. Originalment, adv., originairement. 

Es composta de qualitat elemental originalment.

Eluc. de las propr., fol. 28. 

Est composée de qualités élémentaires originairement.

CAT. Originalment. ESP. PORT. IT. Originalmente. 

(chap. Originalmen, originariamen.)


Orina, s. f., lat. urina, urine.

De s' orina

Fai metzina.

(chap. De sa (la seua) orina fa medissina.)

Guillaume de Berguedan: Un trichayre.

De son urine fait médecine.

Aus, tu que donas mezinas

E que jutjas las orinas.

P. Cardinal: Jhesum Crist. 

Écoute, toi qui donnes médecines et qui juges les urines.

CAT. ESP. Orina. PORT. Orina, ourina. IT. Orina. (chap. Orina, orines; purín, purins : mescla de orina y merda dels gorrinos.)


Orizon, s. m., lat. horison, horizon.

Aquel cercle termenant nostra vista, es dit orizon.

Eluc. de las propr., fol. 108. 

Ce cercle terminant notre vue, est dit horizon.

CAT. Horisont. ESP. Horisonte (chap. horizonte). PORT. Orisonte, horizonte. IT. Orizzonte.


Orlar, v., ourler, border.

Part. pas. Coma 1 vaissels de cera que es orlatz e avironatz de peiras pressiozas.

Lo vaissels, que es de terra, orlatz ricamen.

Liv. de Sydrac, fol. 38.

Comme un vase de cire qui est bordé et entouré de pierres précieuses.

Le vase, qui est de terre, bordé richement. 

ESP. PORT. Orlar. IT. Orlare. (chap. Orlá : bordá.)

2. Orladura, s. f., bordure, ourlet.

Una bela orladura. Roman de Gerard de Rossillon, fol. 37. 

Une belle bordure.

ANC. FR. D' os estoit fete l' orléure. Roman du Renart, t. 1, p. 55. 

ESP. PORT. (chap.) Orladura. IT. Orlatura.


Ornar, Hornar, v., lat. ornare, orner, parer.

Part. pas. 1 calice hornat de las pus presciosas peyras que podion esser trobadas. Philomena. 

Un calice orné des plus précieuses pierres qui pouvaient être trouvées.

Substantiv. Aprop que deu hom pauzar S per causa d' ornat.

Leys d'amors, fol. 5.

Après que on doit poser S pour cause d' ornement.

ANC. CAT. ESP. (adornar) PORT. Ornar. IT. Ornare. (chap. Adorná.)

2. Ornament, Ornamen, s. m., lat. ornamentum, ornement.

Cauzas sanctas, ayssi co son los ornamens de sancta Glieya, que son adordenatz al servizi de Dieu.

Totz los autres ornamens del autar.

V. et Vert., fol. 15 et 16.

Choses saintes, ainsi comme sont les ornements de sainte Église, qui sont consacrés au service de Dieu.

Tous les autres ornements de l'autel.

CAT. Ornament. ESP. PORT. IT. Ornamento. (chap. Adorno, adornos.)

3. Ornatiu, adj., ornatif, qui sert à orner.

O son... ornativas. Leys d'amors, fol. 26. 

Ou elles sont... ornatives.

4. Ornamenta, s. f., ornement. 

Pueys a l' ornamenta 

Del autar demandada.

V. de S. Honorat. 

Puis a demandé l' ornement de l'autel.

5. Adorn, adj., orné, élégant. 

Son adorn bel cors ses par.

Paulet de Marseille: Er qu' el jorn. 

Son élégant beau corps sans pareil.

6. Adornamen, s. m., ornement, embellissement.

Si fan aquells adornamens per atrayre plus a peccat.

Per 1 cascun adornamen de sobrefluitat. 

V. et Vert., fol. 70.

Se font ces embellissements pour plus entraîner au péché.

Par un chacun ornement de superfluité.

ANC. FR. Furent sauvées les reliques et les aornemens d' icelle église.

Monstrelet, t. II, fol. 128.

La splendeur et refulgence de son très noble et précieux aornement.

J. Marot, t. V, p. 4.8. 

ANC. CAT. Adornament. ANC. ESP. Adornamiento. IT. Adornamento.

(chap. Adornamén, adornamens : adorno, adornos.)


Orobi, s. m., lat. orobax, pivoine.

Figas, menta, orobi. Eluc. de las propr., fol. 103.

(chap. Figues, menta, peonia.)

Figues, menthe, pivoine.


Ors, Urs, s. m., lat. ursus, ours.

Urs pren aquel nom quar am la boca... forma los orsatz.

No es animant tan engenhos a far mal cum ors.

Eluc. de las propr., fol. 261.

L' ours prend ce nom parce que avec la bouche... il forme les oursons.

Il n'est animal si ingénieux à faire le mal comme ours.

(chap. Onso, onsos; ESP. Oso.)

Despiertan a un oso pardo que hibernaba en la Cova de la Dona de Beceite

2. Orsa, Ursa, s. f., lat. ursa, ourse.

Ursa o orsa es bestia mot cruzel, majormen quan ha orsatz.

Eluc. de las propr., fol. 261. 

L' ourse est bête moult cruelle, principalement quand elle a oursons.

ESP. PORT. Ursa. IT. Orsa. (chap. Onsa, onses.)

8M Valderrobres , si natros o natres mos aturem

3. Orsat, s. m., ourson.

E 'ls orsatz semlo pessas de carn ses faysso al comensament.

(chap. Y los onsets pareixen pesses de carn sense forma al escomensamén.)

Eluc. de las propr., fol. 231.

Et les oursons ressemblent à des morceaux de chair sans forme au commencement.

(chap. onset, onsets, onseta, onsetes.)


Ort, s. m., lat. hortus, jardin, verger, potager.

Pietz ol no fa fems en ort.

(chap. Pijó auló (pudó) que no fa lo fem al hort, horta.)

A. Daniel: Pois Raimons.

Sent pire que ne fait fumier en jardin. 

Tant amon ort e jardis.

Bertrand de Born: Be m platz. 

Tant ils aiment verger et jardin.

Fig. De cobezeia ns planton ort.

Gavaudan le Vieux: Patz passien. 

Nous plantent jardin de convoitise. 

Cambra de Dieu, ort don naysso tug be. 

Guillaume d'Autpoul: Esperansa.

Chambre de Dieu, jardin dont naissent tous les biens.

- Par extens. Solitude.

Tornar faran de ciutat a un ort.

G. Rainols: A tornar. 

Feront tourner de cité en une solitude. 

Totz lo mons me par sol uns ortz. 

Rambaud de Vaqueiras: No m' agrad' iverns. 

Tout le monde me paraît seulement une solitude. 

ANC. FR. Por coi venez en son hor herbergier. Roman d'Agolant, v. 1227.

CAT. Hort. ESP. Huerto. PORT. Horto. IT. Orto. 

(chap. Hort, horts; horta, hortes; hortet, hortets; horteta, hortetes.)

2. Ortenc, adj., de jardin.

D' aybres... alcus so ortencs o domesges.

Flors ortencas.

Eluc. de las propr., fol. 195 et 142. 

Des arbres... aucuns sont de jardin ou domestiques.

Fleurs de jardin. 

PORT. (ESP.) Hortense. (chap. Hortenc, hortencs, hortenca, hortenques : del hort o del horta, com los maracuyás hortencs del horta de Guay.)

Guay cultiva Maracuyá huerta mayor Beceite


3. Ortolan, ortola, s. m., lat. hortulanus, jardinier.

Aquest jardi plantet lo grans ortolas. V. et Vert., fol. 36. 

(chap. Este jardí va plantá lo gran hortolá u hortelano, jardiné.)

Ce jardin planta le grand jardinier.

Adoncas Jhesu Crist, en forma de ortolan, 

Ac pietat, e dis: Non plorar, Maria. V. de Sainte Magdelaine. 

Alors Jésus-Christ, en forme de jardinier, eut pitié, et dit: Ne pleure pas, Marie. 

ANC. FR. Surviendrent deux pasteurs et un ortholan. 

Lett. de rém., 1464, Carpentier, t. III, col. 102. 

Anthoine Belot, ortholan de Nysmes. 

Tit. de 1473. Hist. de Nismes (Nîmes), pr., t. III, p. 3. 

CAT. Hortolá. ESP. Hortelano. PORT. Hortelão, hortolão. IT. Ortolano.

(chap. Hortolá, hortolans (tamé sels diu als de Horta de Sant Joan o Puigventós de la figuereta; hortelano, hortelanos), hortolana u hortelana, hortolanes u hortelanes; jardiné, jardinés, jardinera, jardineres.)

4. Hortal, s. m., hortolage, jardinage. 

Pel pres commu fe, pailla et hortal et hortalas. 

Charte de Gréalou, p. 102.

Pour le prix commun foin, paille et hortolage et légumes.

5. Hortala, s. f., légume, produit du jardin.

Pel pres commu fe, pailla et hortal et hortalas.

Charte de Gréalou, p. 102.

Pour le prix commun foin, paille et hortolage et légumes.

6. Ortalessa, Ortalessia, Hortalicia, Ortoloza, s. f., légume, herbe potagère, jardinage.

Si alcus pren... ortalessa d' ort. 

For de Montcuc. Ord. des R. de Fr., 1463, t. XVI, p. 129. 

Si aucun prend... légume de potager.

O ortalessia de casal. 

Cout. de Fumel de 1265. DOAT, t. VIII, fol. 147. 

Ou jardinage de casal. 

Hortalicias de jardins. Fors de Béarn, p. 1088. 

Légumes de jardin. 

CAT. Hortalissa. ESP. Hortaliza. PORT. Hortaliça. 

(chap. Hortalissia, hortalissies : llegums, verdures; pataques, guixes, sigrons, bajoques, bledes, borraines, cols, ensiam o lletugues, primentons, tomates, espinacs, carbasses, carbassons, pepinos o cogombros, churuvíes, safranories, rabanetes, etc.)

huerto ecológico, Jaime Giner Guimerá, huerta mayor

7. Ortolana, s. f., hortolane, sorte de poésie.

Coma son... vaquieras et ortolanas e vergieras. Leys d'amors, fol. 40.

Comme sont... vachères et hortolanes et vergières.

lunes, 29 de julio de 2024

4. 8. De la fira de Graus.

Capítul VIII.

De la fira de Graus.

¿Es una lengua el ribagorzano?

Va visitá encara per allá alguns atres pobles, y se va arrimá al Cinca passán per Barbastro, aon sol va visitá a la sempre amable Antonina, encara que portabe cuatre donselles a la llista, no per despressio de elles, sino perque de Barbastro no volíe amistat ni deutes. Va incliná la seua direcsió cap al orién y amún pera pujá a la Ribagorsa, y va arribá a la Pobla de Castro, aon va pará al messón, sense portá registre de aquell poble. Ere lo taberné charraire, alegre, franc y mol atén. Als postres va demaná llissensia y va entrá al cuarto de Pedro Saputo, y li va di que si volíe matiná una mica li podíe serví, perque pensabe aná a la fira de Graus a divertís un rato, y en veu baixa va afegí: y emportám una criada pera ama de claus, perque me se case la que ting, y la cuinera no val mes que per als topins y los teons.

Va arribá en aixó un llauradó, y lo va fé entrá dién:

- Este home, siñó caballé, es cuñat meu, germá de la meua dona que en pas descanso. Me vach casá fa setse añs, y mos van doná a mí una finca y an ella un atra; y entre les dos, que les vach sembrá aquell añ, vach arreplegá dos cafisos y mich de morcacho, una mica de pipirigallo y ya me va parí la dona. Yo vach escomensá a dím: pos vas be, Juan Simón; no tens aon sembrá enguañ, y la Felipa te parirá totes les pascues. Mal, Juan Simón, perque no ñaurá pa.

¿No ne ñaurá?, vach di, pos n'ha de ñabé, a discurrí. Y cavilán y no dormín me se va ocurrí un espessífic que algún san me va ficá al cap. Y li vach di a la meua dona: cariño, ya hay discurrit un modo pera que no mos falto pa; ya pots criá sense temó. 

Mira, Felipa, an este món sol són deshonra tres coses:

Sé pobre, no tindre dinés y portán.

- De aixó radé ya te libraré yo, va di ella.

- Calla boba, li vach contestá yo; no va per tú, que ya sé que no penses ficamels. Pos sí siñó, li vach di; aixó sol es deshonra an este món, y no atra cosa.

- Anem, Juan Simón, va di lo cuñat, que datres coses ñan. 

- Ya u sé, va replicá lo parlán; pero la verdat es la verdat, y en lo demés no se repare. Díxam parlá y no me golfejos les paraules. 

La meua Felipa se va alegrá mol y yo vach di: ya veus que an este poble ningú vol sé tendé o botigué, ni messoné, perque u tenen per afrenta, y los arrieros y viachans no saben aón pará, y van demanán favor y u paguen mes car y están mal servits. Lo comprá y vendre, ¿pot sé afrenta?; lo doná fonda al que no té aón embutís, ¿pot sé afrenta? Cornut siga si aixó no es mentira. Yo hay pensat, pos, comprá oli, vi, pa, arrós, abadejo, sardines, guardiassivils de cubo, tossino salat, cansalada, magre, espessies y datres coses, y tindre abacería de botiga y fem messoné; ¿te pareix be, cariño? 

Y me va contestá:

- Com diuen que venim de bons...

- Calla, tonta, an este món cap pobre es bo; tots los miren de reúll y així com de gairó. Disme que sí, y en dos paletes te fach rica, y tamé mes hermosa, perque les riques totes u són, encara que no u siguen. ¡Qué guapa, y qué refilada los díes de festa cuan vaigues a missa, y tornos, y a cada cosa que remogues o regiros al arca sonon per allí los doblons! Encara no n'has vist cap, encara no saps cóm són; ya vorás después. Y en aixó la vach ficá contenta, y me vach eixecá, que ere encara de matí y estabem a la márfega. Y aquell mateix día, agarro y veng los dos terrenos, lo meu y lo de la meua dona. 

Aquí está mon cuñat que no me dixará di mentires.

¡Qué lloco, díe la gen, qué perdut! Lo que ven, acabe. 

Y tú tamé, Silvestre, u díes, y ton pare mes, que va vindre y me se va volé minjá, y va fé plorá a la Felipa. Pero yo chitón y a la meua. Conque vach y me compro un ruc (en perdó de vostra mersé), y ¡qué tieso que ere!, y baixo a Basbastro y lo torno en les banastes carregades a cormull pera la botigueta. Y a la hora que solen vindre los arrieros vach eixí a la plassa y los vach di: a casa meua, que soc messoné. Ya fa de aixó catorse añs, prop de quinse, y cuatre que me se va morí la dona, ben rica, y en mes carneta que vatres me la vau doná, cuñat, en tota la vostra sopopeya (prosopopeya), que al final, en que veniu de bons, tens una somera, y roína y guita, que si te se mor te quedes tan a peu que no has de montá ya mai datra cabalgadura que la cavegueta, si yo no te dixo alguna bestia de les meues. Yo ting un parell de mules, una está ya algo desmemoriada, y campos y terra, finques, faixes, gayes, freginals, y olivás plens de olivés y olives, y un jaco que se beu y talle lo ven, y grassies a Deu que no sé aón ficáls; y per aixó tan de bons ving ara com cuan me vach casá y era pobre. Los meus fills van a llaurá, y no ne ñan de mes garridos, pinchos, pitos y envejats al poble. 

¡Ay, habés mort sa mare!

En mol gust sentíe Pedro Saputo la relassió del messoné, y preguntanli per la fira, va di:

- An ixa fira, siñó caballé, no se ven lo que de ordinari se ven a totes, encara que no falte res, sino que es fira de criats y criades. Allí acudixen de tota la Ribagorsa los mossos y mosses, en cuadra o sense cuadra, que volen afirmás, ells pera mossos de llauransa o  muleros, y tamé pera pastós o un atre ofissi, y elles pera criades, niñeres, caseres de mossens, lo que ixque y segons la persona. 

Y ¡qué guapes algunes! ¡Qué fresques y espabilades! Yo no me la pergo may; y dos criades que ting y tres que me se han casat, dos al tems de la meua dona y una después, totes les hay portat de allí, y totes bones, perque ting bon ull y no me engañen. Es verdat que bon amo fa bon criat, y com les trato be...

- Massa, va di lo cuñat.

- ¿Veéu?, ya ha caigut a la malissia. Siñó caballé, la enveja es mol roína, perque no cregáu que es atra cosa. Be pareix que me les trauen, que no dirán sino que lo serví a casa meua, y aixó messoné, sigue concilianda de novios, que sempre les sobre per damún del cap. Sense armonía y bona voluntat, ¿cóm habíe de ñabé pau a casa? Y viure sense pau y sense gust cap ley u mane. 

¿Ting raó, siñó caballé?

- La teníu, y mol gran, va contestá Pedro Saputo; perque la vida sense agrado, sense descans del cor, no es vida verdadera sino purgatori abans de tems. Sol que com sou viudo, la malissia salte después... 

- Aixó, aixó, va di lo messoné. ¿Veéu, Silvestre com tamé lo siñó diu que es malissia? Y si me casara, después no me serviríen tan be les sagales, perque totes en sentí que es un home casat, al instán li fiquen la cara anugolada. Un atra que troba com la Simona, que així se diu esta; y lo que tingue enveja que revento. Anem, cuñat, que lo siñó ha de descansá. Van eixí los dos cuñats, quedán en Pedro Saputo en que lo acompañaríe lo messoné y li enseñaríe lo que encara no habíe vist ni se veu mes que an aquella fira.

Van matiná y lo messoné en lo seu jaco voladó y talladó de ven va acompañá a Pedro Saputo, diénli pel camí:

- Ya vorá sa mersé, cuántes y qué guapes. Totes se fiquen al seu puesto, que es la Creu y cuan se arrimen a mirales fan uns ullets...

Yo per la mirada les calo, y la que es fina tamé me cale a mí, y sense parlá mos entenem. Porten cusida per dins una burchaqueta deball del bras, y allí una estampa de Santa Romera, abogada de les rellissades; les burchaques les hi cusen les yayes, encarreganles mol que se encomanon a la santa. Y si anéu a feles cussigañes, pessigolles, pessiguañes o gochet, fuchen y diuen que les malmetréu la estampeta; pero aixó es a la plassa y al escomensamén.

En tan alegre conversa van arribá a Graus, y com día de festa que ere (san Miquial) van aná primé a la iglesia, van empendre lo amorsaret en tords fregits, y después, habense dixat portá Pedro Saputo aon va volé Juan Simón, van aná a la Creu, que es la parada, la botiga y ferial propi de les sagales.

En efecte, estáen allí y ne ñabíen moltes, y algunes mol grassioses y ben majes. Y li va di Pedro Saputo al messoné:

- Anéu vosté, Juan Simón, per un costat y yo per un atre; vosté ne marcaréu una y yo un atra, que sabén lo seu gust vach a vore si lay enserto. U van fé així, y acabán la revista de totes, se van apartá a una vora a conferensiá. Y encara que Pedro Saputo ne habíe vist una que li va pareixe que seríe la que mes ompliríe lo ull al seu huésped, en tot per probál, va di que li conveníe una que ñabíe en sintes blaves, de bon bona figura, y linda presensia, que en dos amigues fée la desfeta a una vora. Y lay siñalabe.

- Perdonéu, siñó, va contestá lo messoné; sí que me agrade, pero sirá mol retrechera y engañará hasta a la seua sombra, ¿no veéu que sap mol? Milló es la del llas vert, aquella que mos mire, y que encara que vergoñoseta ya me ha dit en los ulls tot lo que yo volía sabé. Y veéu, ya me la está encorrén aquell mossen, que es lo de Salas Altas, y me la bufará y me dixará a la lluna de Valensia. 

Pos no ha de sé per an ell, botovadéu, que vach allá y la firmo de un brinco. Y dit y fet se dispare cap an ella y li diu:

- Demanéu jornal, la del llas vert, y veníu en mí pera ama de claus de casa meua, que soc botigué y messoné. Li va demaná nou escuts y dos parells de espardeñes de espart a estrená.

- Deu t' en daré, va di ell, ademés de un parell de sabates, y van quedá conformes, y se la va emportá y la va enviá cap a la seua fonda en les señes.

Va quedá admirat Pedro Saputo del coneiximén del messoné, pos en efecte ere la mateixa que ell li habíe marcat. La de les sintes blaves se va acomodá de casera en lo mossen de Salas. Y de mes de sixanta sagales sol unes quinse se van entorná cap als seus pobles esperán un atre añ milló. Tamé Pedro Saputo ne va afermá un atra pera casa de sons pares, y com no podíe portala en ell la va entregá y encomaná al messoné hasta que una persona de confiansa vinguere a per nella.

- Y miréu, li va di...

- Enteng, enteng, va contestá Juan Simón; bon ull hau tingut; pero anéu descansat, que yo, siñó, lo meu meu y lo de atre de atre. ¡Collons ! Milló es esta que la meua; pero res, lo dit, dit; com si li dixáreu ficades armes reals o guarda suissa. La enviaré a vostra mersé igual que la va parí sa mare, exeptuán les cuentes passades.

En cuan a les del registre, que ne eren dos, les va vore Pedro Saputo sense manifestá quí ere, y se va doná per satisfet.


Original en castellano:

Capítulo VIII.

De la feria de Graus.

Anduvo aún por allá algunos otros pueblos, y se acercó al Cinca pasando por Barbastro, donde sólo visitó a la siempre amable Antonina, aunque llevaba cuatro doncellas en lista, no por desprecio de ellas, sino porque de Barbastro no quería amistad ni deudo. Inclinó su dirección al oriente hacia arriba para subir a la Ribagorza, y llegó a la Puebla de Castro, donde paró en el mesón, no llevando registro de aquel pueblo. Era el mesonero hablador, alegre, franco y muy atento. A los postres pidió licencia y entró en el cuarto de Pedro Saputo, y le dijo que si quería madrugar un poco le podía servir, porque pensaba ir a la feria de Graus a divertirse un rato, y en voz baja añadió: y traerme una criada para ama de llaves, porque se me casa la que tengo, y la cocinera no vale sino para los pucheros y los tizones.

Llegó en esto un labrador, y le hizo entrar diciendo: - Este hombre, señor caballero, es cuñado mío, hermano de mi difunta. Me casé hace dieciséis años, y nos dieron a mí un campo y a ella otro; y entre los dos, que los sembré aquel año, cogí dos cahíces y medio de morcacho, y antes ya me parió la mujer. Yo comencé a decir: pues estás bien, Juan Simón; no tienes donde sembrar hogaño, y la Felipa te va a parir todas las pascuas. Malo, Juan Simón, porque no habrá pan. ¿No habrá?, dije, pues ha de haber, a discurrir. Y discurriendo y no durmiendo m'ocurrió, un específico que algún santo me lo puso en la cabeza. Y le dije a mi mujer: cariño, ya he discurrido un modo para que no nos falte; ya puedes parir sin miedo. Mira, Felipa, en este mundo sólo es deshonra tres cosas: ser pobre, no tener dinero y llevallos. - De eso último ya te libraré yo, dijo ella. - Calla boba, le respondí yo; no va por ti, que ya sé que no piensas ponérmelos. Pues sí señor, le dije; eso sólo es deshonra en este mundo, y no otra cosa. - Vamos Juan Simón, dijo el cuñado, que algunas otras cosas hay. - Ya lo sé, replicó el parlante; pero la verdad es la verdad, y en lo demás no se repara. Déjame hablar y no me golfees las palabras. Mi Felipa s'alegró mucho y yo dije: ya ves que en este lugar nadie quiere ser tendero ni mesonero, porque lo tienen por afrenta, y los arrieros y viajeros no saben a do parar, y andan pidiendo favor y lo pagan más caro y están mal servidos. El comprar y vender, ¿puede ser afrenta?; el dar posada al que no tiene do meterse, ¿puede ser afrenta? Cornudo sea si eso no es mentira. Yo he pensado, pues, comprar aceite, vino, pan, arroz, abadejo, sardinas, tocino salado, especias y otras cosas, y tener abacería de tienda y hacerme mesonero; ¿te parece bien, cariño? Y me respondió: - Como dicen que venimos de buenos... - Calla, tonta, en este mundo ningún pobre es bueno; todos los miran de reojo y así como de lance. Dime que sí, y en dos paletas te hago rica, y también más hermosa, porque las ricas todas lo son, aunque no lo sean. ¡Qué guapa, y qué refilada los días de fiesta cuando vayas a misa, y vuelvas, y a cada cosa que rebullas en el arca suenen por allí los doblones! Aún no has visto ninguno, aún no sabes cómo son; ya verás entonces. Y con esto la puse contenta, y me levanté, que era aún de mañana y estábamos en la cama. Y aquel mismo día, cojo y vendo los dos campos, el mío y el de mi mujer. Aquí está mi cuñado que no me dejará mentir. ¡Qué loco, decían las gentes, qué perdido! Y tú también, Silvestre, lo decías, y tu padre más, que vino y se me quiso comer, e hizo llorar a Felipa. Mas yo callar y a la mía. Conque voy y me compro un burro (con perdón de vuesa merced), y ¡qué tieso que era!, y bajo a Basbastro y me lo traigo cargado de la tienda. Y a la hora que suelen venir los arrieros salí a la plaza y les dije: a mi casa, que soy mesonero. Ya hace de esto catorce años, cerca de quince, y cuatro que se me murió mi mujer, bien rica (a Dios no sea retraído), y con otras carnes que vosotros me la disteis, cuñado, con toda vuestra sopopeya, que al fin, con que venís de buenos, tienes una burra, y mala, que si se te muere te quedas tan de a pie, que no has de montar ya más cabalgadura que la azada, si yo no te lo presto. Y yo tengo par de mulas, y campos y olivares, y un jaco que se bebe el viento, y gracia de Dios que no sé dónde metella; y por eso tan de buenos vengo agora como cuando me casé y era pobre. Mis hijos van a la labranza, y no los hay más garridos y envidiados en el lugar. ¡Ah, haberse muerto su madre!

Con mucho gusto oía Pedro Saputo la relación del mesonero, y preguntándole de la feria, dijo: - En esa feria, señor caballero, no se vende lo que de ordinario se vende en todas, aunque no falta, sino que es feria de criados y criadas. Allí acuden de toda la Ribagorza los mozos y mozas que quieren afirmarse, ellos para mozos de labor o de mulas, y también para pastores u otra cosa, y ellas para criadas, niñeras, caseras de curas, lo que les sale y según la persona. Y ¡qué guapas algunas! ¡Qué frescas y lucidas! Yo no la pierdo nunca; y dos criadas que tengo y tres que se me han casado, dos en tiempo de mi mujer y una después, todas las he traído de allí, y todas buenas, porque tengo ojo y no me engaño. Es verdad que el buen amo hace el buen criado, y como los trato bien... - Demasiado, dijo el cuñado. - ¿Veis?, ya cayó en la malicia. Señor caballero, la envidia es muy mala, porque no creáis que es otra cosa. Bien parece que me las sacan, que no dirán sino que el servir en mi casa, y eso mesonero, sea concilianda de novios, que siempre les sobran por encima de la cabeza. Sin armonía y buena voluntad, ¿cómo había de haber paz en casa? Y vivir sin paz y sin gusto ninguna ley lo manda. ¿Tengo razón, señor caballero? - Tenéisla, y muy grande, respondió Pedro Saputo; porque la vida sin agrado, sin descanso del corazón, no es vida verdadera sino purgatorio antes de tiempo. Sólo que como sois viudo, la malicia salta luego... - Eso, eso, dijo el mesonero. ¿Veis, Silvestre como también el señor dice que es malicia? Y si me casase, después no me servirían tan bien las muchachas, porque todas en oyendo que oyen que es un hombre casado, al instante le ponen cara anublada. Otra que encuentre como la Simona, que así se llama ésta; y el que tenga envidia que se reviente. Vamos, cuñado, que el señor ha de descansar. Saliéronse en fin los dos cuñados, quedando con Pedro Saputo en que le acompañaría el mesonero y le enseñaría lo que aún no había visto ni se ve sino en aquella feria.

Madrugaron con el día y el mesonero con su jaco volador acompañó a Pedro Saputo, diciéndole por el camino: - Ya verá su merced, cuántas y qué guapas. Todas se ponen en su sitio, que es la Cruz y cuando se acercan a mirallas hacen unos ojos... Yo por la mirada las calo, y la que es aguda también me cala a mí, y sin hablar nos entendemos. Llevan cosida por dentro en el jubón o ropilla debajo del brazo una estampa de Santa Romera, abogada de los resbalones; que regularmente se las cosen las abuelas, encargándoles mucho que se encomienden a la santa. Y si les vais a hacer cosquillas, fuyen y dicen que les ajáis la estampa; pero esto es en la plaza y a los principios.

Con tan alegre conversación llegaron a Graus, y como día de fiesta que era (san Miguel) cumplieron primero con la iglesia, tomaron un ligero desayuno habiéndose dejado llevar Pedro Saputo a donde quiso Juan Simón, y fueron a la Cruz, que es la parada, y como la tienda y ferial propio de las muchachas.

Con efecto, estaban allí y había muchas, y algunas harto graciosas y bien prendidas. Y dijo Pedro Saputo al mesonero: - Id vos, Juan Simón, por un lado y yo por otro; vos marcaréis una e yo otra, que sabiendo vuestro gusto voy a ver si os acierto. Hiciéronlo así, y acabando el alarde y revista de todas, se apartaron a un lado a conferenciar. Y aunque Pedro Saputo había visto una que le pareció sería la que más llenaría el ojo a su huésped, con todo por probarlo, dijo que le convenía una que había con ribetes azules, y de buen talle, y linda presencia, que con dos amigas hacía la deshecha a un lado. Y se la señalaba. - Perdonad, señor, respondió el mesonero; sí que me gusta, pero será muy retrechera y engañará a su sombra, ¿no veis que sabe mucho? Mejor es la del lazo verde, aquella que nos mira, y que aunque vergonzosilla ya me ha dicho con los ojos todo lo que yo quería saber. Y veis, ya me la está acechando aquel cura, que es el de Salas Altas, y me la va a soplar y dejarme a la luna de Valencia. Pues no ha de ser para él, voto a bríos que voy allá y la firmo de un brinco. Y diciendo y haciendo se dispara a ella y le dice: - Pedid salario, la del lazo verde, y veníos conmigo para ama de llaves de mi casa, que soy tendero. Pidióle nueve escudos y dos pares de alpargatas. - Diez te daré, dijo él, con más de un par de zapatos, y quedaron ajustados, y se la trajo y la mandó a su posada con las señas.

Quedó admirado Pedro Saputo del conocimiento del mesonero, pues en efecto era la misma que él le había marcado. La de las cintas azules se acomodó de casera con el cura de Salas. Y de más de sesenta muchachas sólo unas quince se volvieron a sus pueblos para otro año. También Pedro Saputo afirmó otra para casa de sus padres, y como no podía llevarla consigo la entregó y encomendó al mesonero hasta que con persona de confianza enviase a por ella. - Y mirad, le dijo... - Entiendo, entiendo, respondió Juan Simón; buen ojo habéis tenido; pero id descansado, que yo, señor, lo mío mío y lo de otri de otri. ¡Malditilla! Mejor es que la mía; pero nada, lo dicho dicho; como si le dejaseis puestas armas reales. Se la mandaré a vuesa merced lo mismo que la parió su madre, salvo error de cuentas pasadas.

En cuanto a las del registro, que eran dos, las vio Pedro Saputo sin manifestar quién era, y se dio por satisfecho.