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jueves, 8 de octubre de 2026

II, Parabole de l'enfant prodigue, Selon Saint-Luc, chapitre 15

N° II.

Parabole de l'enfant prodigue,
Selon Saint-Luc, chapitre 15,
Extraite de la Traduction française du Nouveau-Testament, pour l'intelligence des Traductions de cette même Parabole en divers Patois.

Parabole de l'enfant prodigue, Selon Saint-Luc, chapitre 15, Extraite de la Traduction française du Nouveau-Testament, pour l'intelligence des Traductions de cette même Parabole en divers Patois.

Un homme avait deux fils, dont le plus jeune dit à son père: mon père, donnez-moi les biens que je dois avoir pour ma part; et il leur fit le partage de son bien.
Peu de jours après, le plus jeune emportant avec lui tout ce qu'il avait, s'en alla voyager en pays éloignés où il dépensa tout son bien en débauches.
Après qu'il eut tout dissipé, il survint une grande famine dans ce pays-là, et il fut tellement dénué de toutes choses, qu'il fut obligé de s'attacher à un habitant du lieu qui l'envoya dans sa ferme pour y garder des pourceaux. Là il désirait de pouvoir se rassassier des écorces que les pourceaux mangeaient; mais personne ne lui en donnait. Enfin étant entré en lui-même, il dit: “Combien y a-t-il dans la maison de mon père de domestiques qui ont du pain en abondance, et moi je meurs ici de faim; il faut que je me lève, que j'aille trouver mon père et que je lui dise: mon père, j'ai péché contre le ciel et devant vous. Je ne suis pas digne maintenant d'être appelé votre fils; traitez-moi donc comme l'un de vos domestiques.” 
Il se leva donc, et alla trouver son père; mais lorsqu'il était encore loin, son père l'aperçut, et touché de compassion, il courut l'embrasser et le baiser.
Son fils lui dit: “Mon père, j'ai péché contre le ciel et devant vous; je ne suis pas digne maintenant d'être appelé votre fils.”
Mais le père dit à ses serviteurs: “Apportez-lui promptement sa première robe, et l'en revêtez; mettez-lui un anneau au doigt et des souliers aux pieds; amenez le veau gras et le tuez; mangeons et faisons grande chère, parce que voici mon fils qui était mort et il est ressuscité, il était perdu et il est retrouvé”; et ils firent grande fête.
Cependant son fils aîné qui était au champ revint, et lorsque étant près de la maison, il entendit qu'on dansait, qu'on chantait, il appela un de ses serviteurs pour savoir de lui ce que c'était; "C'est, dit-il, que votre frère est venu, et votre père le voyant plein de vie, a fait tuer le veau gras”. Celui-ci fut si indigné, qu'il ne voulait pas entrer dans la maison; ce qui obligea son père de sortir et de le prier d'entrer avec lui. Mais il répondit à son père: "Il y a long temps que je vous sers sans vous avoir jamais désobéi, néanmoins vous ne m'avez jamais donné seulement un chevreau pour me réjouir avec mes amis; et lorsqu'un fils comme celui-là qui a mangé tout son bien avec des femmes perdues, est venu, vous avez fait tuer pour lui le veau gras”. Son père lui dit: "Mon fils, pour vous, vous êtes toujours avec moi et je n'ai rien qui ne soit à vous; mais il fallait bien faire un festin et nous réjouir, parce que votre frère qui était mort est ressuscité, qu'il était perdu, et qu'il est retrouvé.”