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jueves, 8 de octubre de 2026

Seconde partie. Recherches, patois, Champollion

Seconde partie.

fulla, brindó, pontet, rastell, rampill, mánec, maneta, manelló, manilló, maniguill, costella de la fulla, falte la pedra per a esmolá y la enclusa

Nous avons établi ailleurs (38: Antiquités de Grenoble, page 15) comme un fait incontestable, que la partie du territoire de ce département située entre la rivière d'Isère et le fleuve du Rhône, appartenait aux Allobroges, et que toute la partie qui est sur la rive gauche de cette même rivière dépendait des Voconces.
Mais les uns et les autres faisaient partie de la Gaule; leur langue était donc celle des peuples qui habitaient les autres parties de cette vaste contrée, c'est-à-dire le celtique. Nous sommes trop loin de ces temps, et depuis trop de peuples étrangers ont successivement habité ce pays, pour qu'on puisse se promettre de trouver encore aujourd'hui beaucoup de restes de son ancienne langue. Mais par cela même qu'on n'en trouve plus que des traces fugitives, qui ne peuvent être reconnues qu'à l'aide d'un sage discernement dégagé de tout esprit de système, on doit les recueillir avec plus de soin.
Espérons que ce que nous en dirons ici ne souffrira point de contestation; et par suite des mêmes principes qui nous ont guidés dans les recherches contenues dans la première partie de ce mémoire, nous ne prendrons nos exemples que parmi les mots qui ont dû être en usage dans tous les temps, parce qu'ils désignent des choses inséparables pour ainsi dire de l'existence de l'homme sur la terre (39: Ce sont ces mêmes considérations qui ont déterminé le choix qu'a fait S. Ex. le ministre de l'intérieur de la parabole de l'Enfant prodigue, où tout est simple et naturel).
Ainsi les noms que conservent encore quelques phénomènes naturels ou météorologiques, ceux qui sont relatifs à la division du temps, ceux que portent diverses productions de la nature qui sont d'un usage journalier dans l'économie rurale et domestique, ceux de quelques ustensiles employés dans les arts et les métiers dont les produits fournissent aux premières commodités de la vie, les noms même de quelques étoiles et constellations connues et observées très-anciennement dans nos climats (40); telle est la série des noms qui peuvent donner des indications vraies dans des recherches de la nature de celles-ci, série dans laquelle
nous prendrons les exemples que nous citerons (41). 

(40) On pourrait peut-être avoir une idée approximative des connaissances astronomiques des Gaulois, en recueillant dans divers départemens de la France et dans les campagnes, les noms des étoiles et des constellations qui y sont connues par tradition, et sous des noms qui n'ont aucun rapport avec l'astronomie moderne. On pourrait faire la même recherche relativement aux phases de la lune, aux noms qu'on leur donne, tel que celui de Lune rousse, à l'influence qu'on leur accorde à diverses époques de l'année, etc. On trouverait peu de choses sur le soleil, la facilité des observations ayant dû porter plutôt les observateurs à étudier la lune. Ce travail aurait souvent pour résultat les erreurs de l'astrologie; mais il nous semble qu'il y aurait quelque chose à gagner pour l'histoire des sciences.

(41) Les noms propres de villes, bourgs et villages auraient pu nous fournir une longue liste de mots celtiques; mais nous avons cru qu'il suffisait de désigner ces noms à ceux qui desirent une série de mots plus nombreuse que celle que nous rapportons plus bas.

Peut-être n'aurons-nous pas l'avantage de convaincre tous les lecteurs de la vérité des résultats que nous allons présenter, et nous convenons que la nomenclature de mots celtiques que nous offrirons à leur sagacité pourra d'autant plus facilement être attaquée, qu'il n'est pas mathématiquement possible de la justifier.
Mais nous cherchons de bonne foi la vérité, et, dégagés de toute prévention, nous soumettons avec réserve notre opinion au jugement de ceux qui sont ou plus instruits ou plus heureux que nous.
Toutefois nous devons dire que dans le choix des mots que nous citerons, nous avons fait usage d'une règle qui nous a paru propre à nous rapprocher de la vérité: ainsi lorsque nous avons été convaincus par des analyses soignées qu'un mot n'était évidemment ni latin, ni grec, ni français, et que sa racine n'appartenait à la langue d'aucun des peuples qui ont eu des rapports directs avec ceux de la Gaule, nous avons cru pouvoir tirer de cette épreuve une forte présomption qui nous a autorisés à classer ce mot parmi ceux qui nous restent de la langue des Allobroges et des Voconces, ou plus généralement de la langue des Gaulois. Nous avons regardé comme tels les mots suivans, et leur explication semble pour la plupart confirmer nos conjectures (42).
(42) Barbazan a dit: Je soutiens qu'il ne nous reste de la langue des Celles aucun vestige, aucun mot; je ne parlerais pas avec autant de certitude si on me citait un seul mot dont il fût impossible de tirer l'origine du latin (Fabliaux, édit. de Méon, t. 1, page 11 - ou II).
Mais que dirait Barbazan des mots que les auteurs latins nous ont conservés de la langue des Celtes, et qui se trouvent encore dans les langues vulgaires avec la même orthographe et la même acception?
Que dirait-il des mots qui composent celle première nomenclature?

Celtique. Français.

Berlio, Colline.
Brio, Chaussée, dérivé de 
Briva,      Chemin.
Eyssart, Lieu inculte et mauvais terrein.
Lega,      Lieue.
Biga et Baga, Montagnards: de là les Bagaudae, troupe de paysans qui soutinrent une guerre dans les Gaules contre Maximian, qui les vainquit.
Bec, qui, selon Suétone, avait en celtique la signification qu'on lui donne en français.
Garbe, Embonpoint, d'où l'on fit Galba, nom que porta Sergius Galba à cause de son embonpoint.
Casnar, qui, selon Tacite, signifiait chez les Gaulois vieillard.
On a fait de là:
Cagnard, Homme mou et sans vigueur comme un vieillard.
Aysino, Tracassier.
Aymo, Bon sens. Il s'emploie toujours dans le sens privatif.
Basi de fan, Mort de faim.
Baroufla, Figure refrognée.
Baube, Figure pleureuse.
Barouchi, Fantôme des champs.
Caramantran, Corps décharné.
Bageo, Sage par excellence. Ce mot est le reste de celui d' Embageo que portait une classe de Druides.
Biffa,      Ride du visage, d'où l'on a fait biffer, rayer, effacer.
Eigagni, Rosée.
Chancragni, Bourrasque d'hiver.
Jeivri,      Temps des frimats.
Maujé      Mauvais temps.
Lubac, Le nord.
Droichi, Le midi.
Bot, Crapaud, d'où l'on a fait: 
Boutiffla, Toupie.
Darbou, Taupe.
Ego, Jument.
Truyi,      Truie. C'est le nom que les Gaulois donnaient à une machine de guerre semblable au bélier, que les Latins nommaient sues, et en langue gauloise truia.
Bardana, Punaise.
Beleau, Pou.
Blanda, Chenille.
Bacon, Porc.
Argueu, Le serpent qui porte le nom de orvet.
Lina,      Braire.
Chapla, Couper en morceaux.
Chabouna, Finir, terminer.
Bucla,      Passer à la flamme du feu.
Attaffeïer, Planter.
Belluar, Guêtres.
Braya, Haut-de-chausses.
Spaso, Épée, de Spatha, nom gaulois selon Végèce.
Teule,      Brique.
Peyssel, Echalas.
Benna, Vaisseau de bois. Adopté dans la basse latinité.
Dailli,     Faux.
Feyclar, Entonnoir de tonneau.
Etc. etc.

Nous bornons là cette série, et l'on ne peut pas attendre que nous citions ici tous les mots des idiomes delphinaux qui nous ont paru appartenir à la langue des Celtes; une semblable nomenclature serait même déplacée dans ce mémoire, et nous croyons en avoir dit assez pour prouver, comme nous l'avons avancé dans la première partie de cet essai, que dans les idiomes vulgaires du département de l'Isère on reconnaît encore beaucoup de restes de l'ancienne langue des Allobroges; et c'est ici que nous devons faire remarquer que, quelque nombreuse que fut la série de mots reconnus celtiques parmi ceux qui composent les patois d'un département quel qu'il soit, et même de tous les départemens de la France méridionale, cette série serait toujours incomplète, parce qu'on s'est fait une habitude de dériver du latin les mots celtiques introduits dans la basse latinité, et qu'on a regardé comme de récente formation des mots français qui ne sont cependant que des mots celtiques francisés; de là il doit résulter nécessairement que les mots celtiques reconnus tels sont en très-petit nombre, puisqu'on ne prend pour celtiques que ceux qui, dédaignés par le latin et le français, n'ont pas été éteints dans ces deux langues pour y trouver une nouvelle vie, en perdant jusques au souvenir de leur origine.
Cette observation ne s'applique pas aux mots grecs conservés dans les idiomes du département de l'Isère. Il suffit en effet de prononcer ou de lire ces mots, pour reconnaître aussitôt un emprunt fait à la langue du peuple le plus poli de la terre, de ce peuple qui fut aussi supérieur aux modernes dans les beaux-arts et les ouvrages d'imagination, qu'il approcha peu des modernes et des anciens dans les sciences physiques et mathématiques, l'astronomie et la politique; et par les anciens nous entendons parler, par rapport aux Grecs, des peuples contemporains de cette antique civilisation de l'Asie, qui devint l'héritage des Égyptiens et des Hindous, dont les monumens magnifiques, instructifs jusques dans leurs décombres, décèlent chez leurs auteurs autant de connaissances que ce qu'il y a de plus parfait chez les modernes. Mais il ne s'agit pas ici de la langue de ces peuples; nous ne devons parler que de celle des Grecs, et de ce qu'en adoptèrent les Voconces et les Allobroges. 
Ces mots sont à-peu-près les mêmes chez ces deux peuples, et pour ne pas nous arrêter à prouver un fait qui n'est contesté par personne, nous indiquerons seulement les mots suivans comme empruntés du grec par nos idiomes vulgaires.

Bêla. C'est le nom d'un petit bâton aigu par les deux bouts dont se servent les enfans qui jouent au martinet. Ce mot est dérivé de *gr, dard, à cause de sa forme aiguë.
Bachelard, grand imbécile qui se met toujours en frais de sentimens auprès des femmes; dérivé de *gr, qui, en grec, a la même signification. Babouin, qui parle difficilement; de *gr, balbutier.
Cotouilli, vase destiné à contenir du vinaigre ou de l'huile; dérivé de *gr, qui a la même signification en grec.
Cara, visage, physionomie; de *gr, mot grec qui a la même acception.
Empura, faire brûler le bois au feu; dérivé de *gr.
Rabbata, se trémousser; de *gr, même signification.
Picote, mesure de vin; de *gr, vase, urne, etc.

Ce dernier mot est un de ceux qui se sont le mieux conservés dans nos idiomes, et on le trouve dans les plus anciens actes.
Il a même donné lieu à une fausse correction proposée par l'abbé Lebeuf (43 : Acad. des Belles-Lettres, XX. Mém. 243), qui rapporte dans son mémoire sur les Chroniques Martinienes un extrait des Chroniques dalphinales recueilli par Mamerot. Cet extrait annonce qu'une extrême abondance de vendange dans la commune de Vif, près de Grenoble, y avait réduit, en 1385, le prix du vin à trois deniers la picote, et le savant académicien propose de lire pinte au lieu de picote, vraisemblablement parce qu'on ne dit pas picote à Paris; d'où l'on peut conclure que, pour expliquer exactement les circonstances d'un événement, il est indispensable de connaître dans leurs détails la topographie et les usages particuliers du pays qui en a été le théâtre. Mais revenons aux recherches qui font le sujet de ce mémoire.
Nous arrivons à la troisième série des mots exotiques par lesquels s'est altérée la langue qui fut commune aux Allobroges et aux Voconces avant la conquête de leur pays par les Romains, et c'est dans la langue de ces mêmes Romains qu'est prise entièrement cette troisième série. 
Mais puisqu'on a cru jusqu'ici que tous les idiomes vulgaires dérivaient du latin, et qu'on ne l'a cru que parce qu'un grand nombre de mots de ces idiomes appartiennent évidemment au latin, nous sommes dispensés de rappeler ici les mots de cette nature qui font partie des idiomes vulgaires de notre département, et nous appliquons à un grand nombre de mots seulement tout ce qu'on a dit des idiomes eux-mêmes, lorsqu'on a soutenu que le latin était leur source commune. Nous croyons notre détermination justifiée par les discussions contenues dans la première partie de ces recherches. Nous ajouterons seulement que les traces de la langue latine sont les plus sensibles dans les formes, les principes et l'esprit des idiomes vulgaires, et que ces traces en forment la partie principale, celle autour de laquelle tous les autres élémens ne semblent que des accessoires. Nous reconnaissons par là dans toute sa plénitude l'influence de la langue des Romains sur celle de la Gaule soumise, et sur la langue des Voconces et des Allobroges en particulier. Nous citerons même comme une preuve de cette influence l'habitude qu'ont, dans le département de l'Isère, les habitans de la campagne qui se livrent à quelque trafic mercantile, et surtout ceux de la rive gauche de cette rivière, de se servir de préférence des chiffres romains, en laissant ceux que nous nommons improprement chiffres arabes à l'usage des villes et des personnes qui ont quelqu'instruction. Cette particularité nous a paru digne de remarque, et elle termine ce que nous avions à dire de l'influence du latin sur nos idiomes vulgaires, avant que de passer aux observations générales sur l'état de ces mêmes idiomes dans les divers cantons du département de l'Isère.
On ne doit pas s'attendre à trouver de grandes différences dans la langue écrite de ces cantons; on n'en remarque d'essentielles que dans l'accent particulier à chacun d'eux. Sans nous arrêter à ce qu'un voisinage mutuel leur donne de commun, nous indiquerons seulement les points extrêmes du département comme ceux qui peuvent fournir quelques observations résultantes de leur rapprochement. Ainsi le patois de l'extrémité nord de la vallée de Graisivaudan, située au N. E. de Grenoble, notamment celui du canton d'Allevard, a un caractère assez distinct pour mériter d'être remarqué; mais cette remarque lui donne une grande identité avec celui de la portion du département du Mont-Blanc voisine de ce canton: ils sont l'un et l'autre doux, d'une prononciation prompte et facile, résultat d'une exacte accentuation qui exclut toute syllabe muette; on y remarque fréquemment cette modification de prononciation qui est un vice dans notre langue et qu'on désigne par le verbe bléser, modification dont les Grecs modernes se servent encore en prononçant le *gr devant une voyelle, comme dans *gr, qui est commune à toutes les langues orientales, et qui ajoutait tant de charme aux discours du plus aimable des Athéniens, Alcibiade.
Dans les cantons de l'Oyzan et d'Entraygues, au S. E. de Grenoble, le langage est beaucoup plus lent; il manque en général de douceur et d'agrément; ceux qui le parlent le font participer de leur lenteur d'action et d'idées. Il en résulte que le langage lui-même manque de figures; on n'y trouve que le mot pour la chose, et la chose qui n'est pas connue n'a pas de mot. Telle est l'influence qu'exerce sur sa langue un peuple sans vivacité et sans aisance au moral comme au physique. On peut en trouver la cause dans l'état du pays, coupé par des vallées profondes, couvert de hautes montagnes et où la nature avec quelques sites rians et pittoresques conserve toujours une physionomie sombre et sévère, et y porte quelquefois l'image du bouleversement et de la destruction.
Mais, dans les cantons de Mens et de l'ancien pays de Trièves, au sud de Grenoble, on commence à trouver la vivacité méridionale. 
Les départemens des Hautes-Alpes et de la Drôme limitrophes de ces cantons, leur ont communiqué leur accent et cette bruyante facilité d'expression qui ajoute à chaque idée un geste que soutient encore le ton élevé, quelquefois criard, du langage. Il en résulte que ce même langage est débarrassé des syllabes traînantes, des mots longs, et que, pressées par la rapide succession des idées, les phrases sont réduites au nombre de mots absolument nécessaire, et les mots eux-mêmes aux lettres indispensables. On peut vérifier ces faits par la simple comparaison des deux traductions de la parabole de l'Enfant prodigue en patois de l'Oyzan (44 : A l'Index, n°. 4) et en patois du (Trieves) Trièves (45 : A l'Index, n°. 5).
Cette influence de l'accent méridional se remarque encore dans les langages des autres cantons voisins de la rive gauche du Rhône. 
Ceux de ces cantons qui sont situés au nord-ouest du département de 
l'Isère, se ressentent en partie du voisinage de l'ancien Bugey, et l'on n'établit pas beaucoup de différence entre leur idiome et celui des cantons situés en face du Lyonnais, à l'ouest de Grenoble. Le langage des uns et des autres est un peu trainant (traînant) et nasillard; il n'a pas même de caractère propre, cette partie du département étant celle où se trouvent le plus de villes et de bourgs considérables où l'on parle plus généralement français; il en est de même de la partie sud-ouest du département voisin de celui de la Drôme.
Nous ne nous arrêtons pas aux cantons situés au centre; on ne peut trouver dans leurs idiomes d'autres différences que celles de l'accent particulier presque à chacun d'eux: celui des environs de Voiron est lent et chantant dans ses finales.
A ces qualifications particulières nous ajouterons une observation générale; c'est que les habitans des campagnes dans le département de l'Isère entendent en général le français, surtout dans les montagnes où les émigrations dont nous avons parlé plus haut le transportent avec les modiques bénéfices d'une louable industrie. Par-tout les propriétaires qui jouissent de quelque aisance le parlent d'une manière assez intelligible; mais les termes gothiques de l'ancienne pratique, et dont le barreau français n'ose pas encore abandonner l'usage traditionnel, sont très-fréquens parmi ces individus, parce que, avant la révolution, lorsque les enfans avaient appris à lire et à écrire au village, et qu'ils avaient pendant un an ou deux mis au net des exploits et des appointemens chez un procureur au bailliage, leur éducation était faite, et ils retournaient à la charrue. Un bon système d'instruction publique peut seul désormais prévenir de semblables inconvéniens.

sábado, 9 de mayo de 2026

Sedicio, Seditio, Sedicion, Segar, Segador, Segon, Seguel

Sedicio, Seditio, Sedicion, s. f., lat. seditionem, sédition.
Viras environ
Mortal sedicion.
V. de S. Honorat.
Vous verriez alentour mortelle sédition.
La seditio tessalonica. Cat. dels apost. de Roma, fol. 50.
(chap. La sedissió tessalónica.)
La sédition thessalonique.
CAT. Sedició. ESP. Sedición. PORT. Sedição. IT. Sedizione. (chap. Sedissió, sedissions, com la de Carlitos Puigdemont a Cataluña. Als textos antics ix que estabe penada en la mort o exili. Sedissiós, sedissiosos, sedissiosa, sedissioses.)

Puigdemont, Waterloo, Napoleón, pañales

Segar, v., lat. secare, couper, scier, moissonner, faucher.
Las messios qu' el a fachas en arar o en semenar o en segar o en estivar lo blat. Trad. du Code de Justinien, fol. 17.
Les dépenses qu'il a faites à labourer ou à semer ou à couper ou à récolter le blé.
Part. prés. Segan prat am lo dalh el ma. Brev. d'amor, fol. 47.
(chap. Segán lo prat en la dalla a la ma. La dalla se fa aná en les dos mans; la corbella, fals o falz en una, y al atra la soqueta de fusta.)
Fauchant pré avec la faux à la main.
Part. pas. Madurat, segatz es apres;
Segat, hom lo bat per que salha
Et yesca lo blatz de la palha.
Leys d'amors, fol. 36.
Mûri, il est coupé après; coupé, on le bat pour que saille et sorte le blé de la paille.
La bona meysso cant es segada el camp. V. et Vert., fol. 66.
La bonne moisson quand elle est coupée au champ.
ANC. FR. C'estoyent des moissonneurs en chemise qui scioyent du blé aux plus grandes chaleurs du jour. Remi Belleau, t. 1, fol. 130.
Arbres planter et blez soier.
Nouv. rec. de fabl. et cont. anc., t. 1, p. 376.
CAT. ESP. PORT. Segar. IT. Segare. (chap. Segá, segás: sego, segues, segue, seguem o segam, seguéu o segáu, seguen; segat, segats, segada, segades; segaré; segaría; si yo segara; si yo tinguera una dalla, cuántes faixes segaría.)

fulla, brindó, pontet, rastell, rampill, mánec, maneta, manelló, manilló, maniguill, costella de la fulla, falte la pedra per a esmolá y la enclusa

2. Segador, s. m., moissonneur, faucheur.
Comunamen segador
Per so penhon li penhedor 
Junh. 
Brev. d'amor, fol. 47.
Communément (en) faucheur pour cela les peintres peignent juin.
CAT. ESP. PORT. Segador. IT. Segatore. (segadó, segadós, segadora, segadores.)

Segon, prép., lat. secundum, selon.
Segon los corteiadors.
Giraud le Roux: A la mia.
Selon les courtiseurs.
Segon los ditz de la Sainta Escriptura.
Bernard de la Barthe: Foilla ni flors.
Selon les dits de la Sainte-Écriture.
Conj. comp. Segon que mandec, fo fayt. Philomena.
Selon qu'il commanda, il fut fait.
A greu sera est segl' en l' estamen
Que a estat, segon que auzem dir.
P. Cardinal: Tot atressi.
Difficilement sera ce siècle dans l'état qu'il a été, selon que nous entendons dire.
ANC. FR. Selunc nature, purchaceit
Sa viande cum il soleit. 
Marie de France, t. II p. 62.
CAT. Segons. ESP. Según. PORT. Segundo. IT. Secondo. (chap. Segons.)

Segon, adj. num., lat. secundus, second, deuxième.
La nueyt segonda devia intrar. Philomena.
La seconde nuit il devait entrer.
Subst. El segonz, Guirautz de Bornelh.
Pierre d'Auvergne: Chantarai.
Le second, Giraud de Borneil.
Loc. Una no sai
Que segonda no 'l sia.
A. Daniel: Quan chai.
Une je ne sais qui seconde ne lui soit. 
- Cousin issu de germain, cousin second.
Fraire e cozi e segon.
(chap. Germá y cusí y cusí segón. De frater : fraire : frare : flare, flares.)
T. de Sifre et de Bernard: Mir Bernar.
Frère et cousin et second.
Gausceran Durtz e son frair' En Raimon
Am atretan cum s' eron mey segon.
Bertrand de Born: Quan la novella.
Gausserand Durt et son frère le seigneur Raimond j'aime pareillement comme s'ils étaient mes cousins seconds.
- Seconde farine, recoupe, bis-blanc.
Coma aquel que purga la pura farina del segon.
(chap. Com aquell que purgue la pura farina del segó.)
V. et Vert., fol. 35, 2e Ms.
Comme celui qui purge la pure farine du second.
- Rival, concurrent. 
Sol Dieus mi gart del segon. 
Raimond de Castelnau: Entr' ira.
Seulement que Dieu me garde du concurrent.
ANC. FR. Il fud li secunz qui là mist
La lei Deu e tenir la fist.
Marie de France, t. II, p. 419.
CAT. Segon. ESP. PORT. Segundo. IT. Secondo. (chap. Segón, segons, segona, segones; segundo, segundos, segunda, segundes. 1 segón de tems.)

2. Segondament, Segondamen, adv., secondement.
Itera... am enguent... segondament.
Trad. d'Albucasis, fol. 25. 
Réitère... avec onguent... secondement.
CAT. Segonament. ESP. Segundamente (Segundament). IT. Secondamente. 
(chap. Segonamen o segónamen; dos vegades; a la segona. Reiteradamen.)

3. Segondanament, adv., secondement.
Tu descuebre.. segondanament. Trad. d'Albucasis, fol. 44.
Tu découvres... secondement.

4. Segondar, v., lat. secundare, seconder. 
Qui ara no 'l segonda 
Non er de la taula redonda.
Roman de Jaufre, fol. 4.
Qui maintenant ne le seconde ne sera pas de la table ronde.
CAT. Secundar. ESP. (secundar) PORT. Segundar. IT. Secondare.
(chap. Secundá, seguí: secundo, secundes, secunde, secundem o secundam, secundéu o secundáu, secunden; secundat, secundats, secundada, secundades; secundaré la mossió de censura; secundaría; si yo secundara la majoría de vots.)

5. Secundari, adj., lat. secundarius, secondaire.
Tan... premiera que secundaria.
(chap. Tan... primera com secundaria.)
Statuts de Provence. Julien, t. 1, p. 58.
Tant... première que secondaire.
CAT. Secundari. ESP. PORT. Secundario, segundario. IT. Secondario.
(chap. Secundari, secundaris, secundaria, secundaries.)

Secundari, secundaris, secundaria, secundaries.

6. Segundariament, Segondariamen, Secondariament, adv., secondairement, secondement.
Son pauzadas segondariamen. Leys d'amors, fol. 122. 
(chap. Són posades secundariamen o secundáriamen.)
Sont posées secondairement.
Secondariament per la longueza de temps. Doctrine des Vaudois.
Secondement par la longueur de temps.
Inscideys aquela segundariament. Trad. d'Albucasis, fol. 20.
Incise celle-là secondement.
CAT. Secundariament. ESP. (secundariamente) PORT. Segundariamente. 
IT. Secondariamente. (chap. Secundariamen o secundáriamen.)

7. Segundina, Secondina, s. f., lat. secundinae, segondine, arrière-faix, 
délivre.
Fetus... evolopat en la pel dita secundina, ab la qual naysh.
(chap. Feto... embolicat en la pell dita secundina, en la cual naix. Naix sone igual que naysh o naish.)
Eluc. de las propr., fol. 251.
Fétus... enveloppé dans la peau dite secondine, avec laquelle il naît.
Cove que no y laissas alcuna causa dedinz la segondina.
Trad. d'Albucasis, fol. 37.
Il convient que tu n'y laisses aucune chose dedans la secondine.
CAT. ESP. Secundina. PORT. Secundinas. IT. Secondina. (chap. Secundina, secundines dels ressién naixcuts.)

Seguel, s. m., du lat. secale, seigle.
Granetz de seguel hi moillatz.
Deudes de Prades, Auz. cass.
Petits grains de seigle vous y mouillez.
Un sestier de seguel.
Tit. de 1279 et 1280. Arch. du Roy., Toulouse, J. 321.
Un setier de seigle.
CAT. Segol (sègol). IT. Segale, segola. (ESP. Centeno. Chap. Senteno; secale cereale L. Es de la familia del blat o formén, y está relasionat en la sibada.)

ESP. Centeno. Chap. Senteno; secale cereale L. Es de la familia del blat o formén, y está relasionat en la sibada.

trilla, noms, sibá, avena, senteno, blat

martes, 27 de enero de 2026

Pur - Espurgatori

Pur, adj., lat. purus, pur, nel, propre.
De bon vi pur a beure assatz.
Deudes de Prades, Auz. cass. 
De bon vin pur à boire assez.
Pura cum la pupilla. Eluc. de las propr., fol. 69.
(chap. Pura com la pubilla : verge, virgen, no casada. No crec que se traduíxque en fransés “prunelle”, que es la nina del ull.)
Pure comme la prunelle.
Moral. Tal cuia esser purs e netz de peccatz.
Hom leva puras mas en oratio.
V. et Vert., fol. 41 et 90.
Tel pense être pur et net de péché. 
On lève pures mains en oraison.
CAT. Pur. ESP. PORT. IT. Puro. (chap. Puro, pur, puros, pura, pures.)

Pur, adj., lat. purus, pur, nel, propre. Oro, or, aurum, aur


2. Purament, adv., purement, simplement.
Heres pot esser instituitz alcus hom e purament e sotz condicion.
Trad. du Code de Justinien, fol. 63.
Héritier peut être institué aucun homme et purement et sous condition.
CAT. Purament. ESP. PORT. IT. Puramente. (chap. Puramen, púramen si se vol ficá tilde aon está lo acento, que es lo correcte segons la ortografía del chapurriau.)

3. Puritat, Puretat, Purtat, s. f., lat. puritatem, pureté, netteté. 
L' abitacols dels peissos 
Non es de puritat tan gran
Cum l' aires on l' aucel estan.
Brev. d'amor, fol. 52.
(chap. L'habitácul dels peixos no es de puresa tan gran com l'aire aon los muixons están.)
Le séjour des poissons n'est pas de pureté si grande comme l'air où les oiseaux sont.
Car de purtat nasquet et mor. Libre de Senequa.
Car de pureté naquit et meurt.
Moral. Aquels que fan vida d' angel en terra per puritat de sancta vida.
V. et Vert., fol. 103. 
Ceux qui font vie d'ange sur la terre par pureté de sainte vie.
ANC. FR. Aimant d'un cueur rempli de purité.
CL. Marot, t. IV, p. 346.
Amyot, trad. de Plutarque. Morales, t. II, p. 225.
La cape blanche signifie purité et virginité.
H. Estienne, Apologie pour Hérodote, t. II, p. 214.
CAT. Puritat. ESP. Puridad (pureza). PORT. Puridade. IT. Purità, puritate, puritade. (chap. Puresa, pureses; impuresa, impureses; valensiá: purea, nedea.)

4. Puracio, s. f., purification.
Puracio de la plaga. Trad. d'Albucasis, fol. 12.
(chap. Purificassió de la llaga : ferida; llimpiesa.)
Purification de la plaie.

5. Purificar, v., lat. purificare, purifier.
Purifica la mia arma. Lo Payre eternal.
(chap. Purifique la meua alma o ánima. Vore l'agüelo sebeta : ting presa, ting pressa. La meua ánima té pressa. - Pedro Salinas.)

“LA MEUA ÁNIMA TÉ PRESA". Carambelos. Ting Presa, Pedro Salinas; Luis Arrufat

Purifie la mienne âme.
Part. pas. Adonc Paul pres II barons purificatz.
(chap. Entonses Pablo, Paúl, Pol va pendre o prendre dos barons purificats. Traducsió dels Actes dels Apostols al ocsitá, antic chapurriau.)
Trad. des Actes des Apôtres, ch. 21.
Alors Paul prit deux hommes purifiés.
CAT. ESP. PORT. Purificar. IT. Purificare. (chap. Purificá : purifico, purifiques, purifique, purifiquem o purificam, purifiquéu o purificáu, purifiquen; purificat, purificats, purificada, purificades; yo purificaré; yo purificaría; si yo purificara; si yo tinguera una purificadora, cuánta aigua purificaría; o pixum de gorrino, purín, purins.)

6. Purificacio, Purificatio, s. f., lat. purificatio, purification.
Lo complimens de lur purificacio.
Trad. des Actes des Apôtres, ch. 21. 
L'accomplissement de leur purification.
La purificatio de sancta Maria. Calendrier provençal.
(chap. La purificassió de Santa María.)
(N. E. Supongo que cualquier catalanoparlante, escribiente u oyente entenderá esta corta frase en provenzal, uno de los dialectos de la lengua occitana, de òc, Languedoc, lenga d'òc, och, hoc, oc : sí afirmativo.
El catalán siempre ha sido uno más de los dialectos de esta antiquísima lengua; véanse los Serments de 842 en Estrasburgo. 
El vocablo catalán purificació, con tilde, es el mismo que purificacio sin tilde, se encuentran palabras en textos catalanes sin tilde, y son las mismas que las occitanas. ¿Òc o no?)
La purification de sainte Marie.
CAT. Purificació. ESP. Purificación. PORT. Purificação. IT. Purificazione.
(chap. Purificassió, purificassions.)

Retrato imaginario de Martín I de Aragón, de Manuel Aguirre y Monsalbe. Ca. 1851-1854. (Diputación Provincial de Zaragoza).

7. Purificatiu, adj., purificatif, propre à purifier.
Es del sanc purificatiu.
Solelh... ha virtut purificativa.
(chap. Es de la sang purificatiu : purifique la sang. Lo sol … té virtut purificativa.)
Eluc. de las propr., fol. 20 et 116.
Il est du sang purificatif.
Soleil... a faculté purificative.
(chap. Purificatiu, purificatius, purificativa, purificatives.)

8. Impuritat, s. f., lat. impuritatem, impureté.
Ab infeccio et impuritat. Eluc. de las propr., fol. 133.
Avec infection et impureté.
CAT. Impuritat. ESP. Impuridad (impureza). IT. Impurità, impuritate, impuritade. (chap. Impuresa, impureses; impuridat, impuridats.)

9. Depurar, v., lat. depurare, épurer, rendre pur, clarifier. 
Vens... l' ayre pestilencial depuron. Eluc. de las propr., fol. 134-135.
(chap. Los vens... l'aire pestilén o pestilensial depuren; lo ven depure l'aire pestilén. Lligí Lo Decamerón en chapurriau.)
Vents... l'air pestilentiel épurent.
Part. pas. La clartat depurada.
Perilhos, Voy. au Purgatoire de S. Patrice. 
La clarté épurée.
CAT. ESP. Depurar. IT. Depurare. (chap. Depurá: depuro, depures, depure, depurem o depuram, depuréu o depuráu, depuren; depurat, depurats, depurada, depurades; yo depuraré; yo depuraría; si yo depurara; si yo tinguera una depuradora, cuánta aigua depuraría. 
A Beseit fa tems que depurem les aigües residuals, fecals, pixarrades, caguerades, lo safarech, la de escurá o fregá, y tota l'aigua bruta que vullgues. Al cárcol, toll de les madrilles, abans baixabe molta gorrinada.)

10. Depuracio, s. f., dépuration, épurement.
Ayga... per accio del foc pren depuracio. Eluc. de las propr., fol. 75.
(chap. L'aigua... per la acsió del foc se depure - pren depurassió -) 
L'eau... par action du feu prend épurement. 
CAT. Depuració. ESP. Depuración. IT. Depurazione. 
(chap. Depurassió, depurassions.)

11. Depurament, s. m., épurement, purification.
Depuro l'ayre..., dono depurament. Eluc. de las propr., fol. 38. 
Épurent l'air..., donnent épurement.
(chap. Depuren l'aire..., donen depuramén o depurassió : purifiquen.) 

12. Depuratiu, adj., dépuratif, propre à épurer.
Del ayre... depuratiu.
Depurativa... de superfluitatz d' humors.
Eluc. de las propr., fol. 52 et 25.
De l'air... dépuratif.
Dépurative... de superfluités d'humeurs.
(chap. menjunje depuratiu, depuratius, beguda depurativa, herbes depuratives com lo gitam, timó, saduricha, ruda, mansanilla, ortiga, herba de san Juan, herba fechera, herba del riñó, etc.)

saduricha
13. Purgar, v., lat. purgare, purger, purifier, nettoyer.
Bona sirventa que purga be lo ostal.
Coma aquell que purga la pura farina del bren.
V. et Vert., fol. 68 et 35.
Bonne servante qui nettoie bien l'hôtel.
Comme celui qui purge la pure farine du son.
Moral. Per purgar los peccatz... e per conquerre las virtutz.
Purgar lur consciencia.
(chap. Pera purgá los pecats... y pera conquistá les virtuts. Purgá la seua consiensia. Lur : llur; lurs : llurs : seu, seua, seus, seues.)
V. et Vert., fol. 66 et 33. 
Pour purger les péchés... et pour conquérir les vertus.
Purifier leur conscience.
- Terme de médecine.
El cap e 'l cors tot eisamen
Li purga fort be et adoba.
Deudes de Prades, Auz. cass. 
La tête et le corps tout pareillement il lui purge fort bien et arrange.
Subst. Ab purgar o ab sagnia. Brev. d'amor, fol. 37.
(chap. En purga (sust.) o en sangría; en lo purgá o en sangría. Lligí a Pedro Saputo cuan se va fé dotó o meche.)
Avec le purger ou avec saignée.
- Polir, affiner.
La lima esmera e purga lo fer. V. et Vert., fol. 77.
(chap. La llima esmerille (esmole, pulix) y purgue lo ferro.)
La lime polit et affine le fer.
Part. pas. Aprop de mel ben escumat
E del bel oli ben purgat
Deudes de Prades, Auz. cass.
Après du miel bien écumé et de belle huile bien purifiée sis gouttelettes.
- Terme de pratique.
Premeirament se deu esser purgatz d' aquel crim.
Trad. du Code de Justinien, fol. 4.
Premièrement il doit s'être purgé de ce crime.
CAT. ESP. PORT. Purgar. IT. Purgare. (chap. Purgá; porgá, cribá, ventá; purgo, purgues, purgue, purguem o purgam, purguéu o purgáu, purguen; purgat, purgats, purgada, purgades; yo purgaré; yo purgaría; si yo purgara; porgo, porgues, porgue, porguem o porgam, porguéu o porgáu, porguen; porgat, porgats, porgada, porgades; porgadora, porgadores; ventadó, ventadós; criba, cribes; aré, arés; sedás, sedassos.)

ventadó
14. Purgatori, Porguatori, s. m., lat. purgatorium, purgatoire.
Si es en purgatori, lai si purgara. Liv. de Sydrac, fol. 16. 
(chap. Si está (ell, ella) al purgatori, allí se purgará : purificará.)
S'il est en purgatoire, là il se purifiera. 
Tu intraras en porguatori.
(chap. Tú entrarás al purgatori.)
Tu entreras en purgatoire. 
Pensa d' yfern e de paradis e de purgatori.
V. et Vert., fol. 28.
Pense d'enfer et de paradis et de purgatoire.
CAT. Purgatori. ESP. PORT. IT. Purgatorio. (chap. Purgatori.)

15. Purgatori, adj., du purgatoire, qui appartient au purgatoire. 
Tres penas son: Las temporals, purgatorias et ifernals.
Brev. d'amor, fol. 108.
Trois peines sont: Les temporelles, du purgatoire et infernales.
(chap. Purgatori : purgán; purgatoris : purgans; purgatoria, purgatories.)

16. Purgatio, Purgacion, s. f., lat. purgationem, purgation, purification. Una vetz l' an prenga purgatio.
(chap. Que una vegada al añ prengue purgassió : se purgo dels pecats.)
Liv. de Sydrac, fol. 73.
Qu'une fois l'an il prenne purgation. 
Fig. Lo don del S. Esperit, don nos parlam ayssi, complis e perfay aquesta purgatio et aquesta neteza de l'arma.
V. et Vert., fol. 83.
Le don du Saint-Esprit, dont nous parlons ici, accomplit et parfait cette purification et cette netteté de l'âme.
Dona salut et purgacion de l' arma.
Hist. de la Bible en provençal., fol. 81.
Donne salut et purification de l'âme.
(N. E. Habría que comparar una Biblia provenzal con una catalana del mismo tiempo, incluso una traducción de Limoges (en verdadero lemosín) con una de Tortosa, a ver las grandes diferencias. La Biblia en valenciano de Bonifaci o Bonifacio Ferrer lamentablemente no se puede comparar, sólo la última página donde está especificado que está traducido a la lengua valenciana.)
CAT. Purgació. ESP. Purgación. PORT. Purgação. IT. Purgazione.
(chap. Purgassió, purgassions : purga, purgues.)

17. Purgament, s. m., purification.
Jorn del purgament de la Verge.
(chap. Lo día del purgamén o purificassió de la virgen, verge; pubilla.)
Trad. du N.-Test., S. Luc, ch. 7.
Jour de la purification de la Vierge.
ANC. ESP. Purgamiento. IT. Purgamento. (chap. purgamén, purgamens.)

18. Purgador, s. m., purgatif, purgation.
Non deu hom penre purgador
Voluntiers ni far sagnia. (N. E. A veces se encuentra volontiers.)
Brev. d'amor, fol. 37. 
On ne doit pas prendre purgatif volontiers ni faire saignée.
- Purgatoire.
Las penas del purgador.
Gui Folquet: Escrig trop. 
Les peines du purgatoire.
(chap. Purgadó, purgadós, purgadora, purgadores; porgadó, porgadós, porgadora, porgadores.)

19. Purgatiu, adj., lat. purgativus, purgatif, purificatif, propre à purger, propre à purifier. 
Ha virtut purgativa. Eluc. de las propr., fol. 150. 
A propriété purgative.
CAT. Purgatiu. ESP. PORT. IT. Purgativo. (chap. purgatiu, purgatius, purgativa, purgatives.)

20. Depurgar, v., lat. depurgare, purger, purifier.
Trulhat se depurga colan. Leys d'amors, fol. 36.
(chap. Lo prensat (la prensada: trullat : que va al trull) se purgue colán. En efecte, antes de que lo suc de raím, mosto, o l'oli vaigue al trull, convé colál, depurál, purgál, porgál.)
Pressé il se purifie en coulant.

trull, trujal, trullo, cup, fe vi, hacer vino


21. Espurgar, Espurjar, v., lat. expurgare, purger, purifier.
Enquera per ben espurgar,
La flor del' api faitz secar.
Deudes de Prades, Auz. cass. 
Encore pour bien purger, la fleur du céleri faites sécher.
Moral. Celui que s vol de pechat espurjar. Trad. de Bède, fol. 50.
Celui qui veut se purifier du péché.
Part. pas. Lendema, cant ser' espurgatz.
(chap. En son demá, cuan estará purgat : purificat : llimpio.)
Deudes de Prades, Auz. cass.
Le lendemain, quand il sera purgé.
ANC. FR. Espurgier soi parfaitement.
Helinand ou Thibaud de Marly, Vers sur la Mort.
L'or ou l'argent se espurge et afine au feu.
Livre de la Loi au Sarrasin, p. 115.
(N. E. No es extraño que un libro de la ley para los sarracenos, moros, mahometanos, musulmanes se encuentre escrito o traducido en romance, provenzal, occitano, ya que esta población usaba el romance (ladino) desde siglos bien tempranos, no sólo el árabe. Pedro IV en sus Ordonacions tiene una donde especifica que a los príncipes moros hay que escribirles en romance, romans.)
CAT. Expurgar, espurgar, esporgar. ESP. PORT. Expurgar. IT. Spurgare.
(chap. Esporgá: esporgo, esporgues, esporgue, esporguem o esporgam, esporguéu o esporgáu, esporguen; esporgat, esporgats, esporgada, esporgades; yo esporgaré; yo esporgaría; si yo esporgara; si yo tinguera un serrucho en mánec llarc, cuáns olivés u oliveres esporgaría!)

Beceite lanza olivos mandarinos al mercado

22. Espurgamen, Espurjamen, s. m., purgation, médecine, purification.
Vos li daretz espurgamen.
Deudes de Prades, Auz. cass.
Vous lui donnerez purgation.
Fig. Lo batemens de Deu, es espurjamens de presens vida.
Trad. de Bède, fol. 68.
Le battement de Dieu, c'est purification de la présente vie.
IT. Spurgamento. (chap. Esporgamén, espurgamén, esporgamens, espurgamens; esporgamenta, esporgada; espurgamenta, espurgada.)

23. Espurgatori, s. m., purgatoire.
Si non passa per espurgatori.
Liv. de Sydrac, fol. 89.
S'il ne passe pas par purgatoire.
ANC. FR. Et toutes les armes ploroient
Qui erent en espurgatoire.
(chap. Y totes les almes (ánimes) ploraben, (per) que estaben al expurgatori o purgatori.)
Fables et cont. anc., t. III, p. 144.
CAT. Expurgatori. ESP. PORT. Expurgatorio. (chap. expurgatori :  purgatori; esporgadó, esporgadós, esporgadora, esporgadores.)

domingo, 28 de julio de 2024

3. 11. La cova de Santolaria.

Capítul XI.

La cova de Santolaria.

La cova de Santolaria.

Teníe Pedro Saputo una tía, germana de son yayo per part de mare y de poca mes edat que sa mare, al poble de Santolaria la Mayor, aon va aná a pará desde Barbastro y aon desde chiquet solíe aná los estius a passá algunes temporades. Lo volíe mol sa tía y tota la familia, que ere numerosa y no tan pobre pera que no lo pugueren convidá al seu gust. Al poble lo idolatraben y sentíen que no fore de allí dién cada vegada que lo veíen: llástima que haigue naixcut a Almudévar.

Li agradáe mol lo sel de Santolaria, y solíe di que sol faltabe an aquell poble una calzada o refalda que formare replá hasta la seua mitat o tersera part del lloc pera criás allí los millós entenimens y les mes glorioses imaginassions del mon. Perque lo mirá sempre aon se fiquen los peus, díe que embote los ingenios y fa les almes raquítiques, apocades y terrenes.

Sen anabe moltes vegades a dreta y esquerra de la serra, atres al nort y per lo sentro a recorre aquelles atalayes, aquelles quebrades, esplugues o espelunques y barrangs, ya en la flauta, ya en la escopeta, y sempre en la llapissera y algún llibre, encara que rara vegá lo obríe, perque li arrebataben la imaginassió aquelles magnífiques, sublimes y silensioses soledats. Allí ere poeta, ere pintó, ere filóssofo. Tan pronte se 'l veíe a la corona de un alta peña inacsessible, com al peu de aquelles eternes impotens muralles y torreons, calculán libremen los siglos de la seua fundassió y elevanse a la contemplassió de la eternidat y del poder y grandesa del creadó que tot u va traure del no res.

A un de estos filossofics passeos an aquells palaus y alcassars de la naturalesa, se va assentá al peu de una peña a pendre la fresca, y dixanse caure cap atrás va repará que una mica mes amún ñabíe una boca o forat que tapaben casi del tot unes herbes naixcudes a la mateixa peña. Va sentí al cor un fort dessich de pujá a vore lo que ere y hasta embutís a dins, si cabíe; y agarrán unes pedres va fé un poyet desde aon va llimpiá la entrada de herbes, se va ajupí y va embutí lo cap, perque lo boquete ere mes ample de lo que pareixíe. Aquella entrada se anabe eixamplín al pas que adelantabe per nella, que ere mol poquet a poquet y tremolán, perque se acababe la llum de la boca y la cova teníe trassa de sé mol fonda. Se girabe a mirá cap a la zaga cada tres o cuatre passes; y mentres allá lluñ se atinabe algo de claridat de la llum de la porta, va aná entrán per aquella regió fosca y paorosa y reconeixén aquell ventre amagat de la peña. Lo enterra an algunes parts ere arenós, com a sauló, a datres pedregós, atres llimpio y sec; la cova, en general, de cuatre a sing peus de altura, de sis a siat lo mes alt, y un poc menos ampla aon no ñabíen colses. Va patejá a una vora una cosa dura, va tentá en la má y ere un martell de ferro sense mánec, lo que li va pareixe una troballa de gran preu y un indissi de habé entrat atres antes que ell; y hasta va pensá lo que se diu a España, que no ña cova retirada que no se cregue que fore albergue dels moros y depósit de les seues riqueses cuan anaben perdén la terra y no desconfiaben de recobrala o recuperala en milló fortuna, amaganse mentrestán an elles moltes families y vivín amagades, engañán en disfrás de cristianos si ixíen a pendre llengua de lo que passabe y a provís de lo menesté. Pedro Saputo va dixá allí lo martell com a siñal de hasta aon habíe arribat, y en ánimo de torná un atre día mes prontet, pos ere ya algo tard, sen va eixí de la cova y va torná al poble.

Va matiná en son demá; se va emportá un chisquero o mechero de mecha pera ensendre, una llinterna de cristals y un atra de papé, dos bujíes, un siri de dos a tres pams, un gabiñet de monte y un arcabús, y espoleján a la mula y apeanse cuan veníe mal camí, va arribá al puesto en menos de dos hores. Va millorá lo poyet, va tirá a dins los instrumens, va entrá com un gat, a marramiaus, y dixán una bujía aon se acababe la claridat de la porta y una llanterna un poc mes a dins va aná en lo siri a la má mirán y penetrán la cova. Va arribá al martell, y a poques passes mes se va trobá a una sala que podíe dís espassiosa, pos teníe uns deu passos de ampla en diámetro y com a set peus de alta; y seguín a la dreta un forigó que continuabe mes estret que lo de la entrada, va topá en un cadáver tombat pancha per aball, pero girada la cara a un costat y los brassos amples, sense mes roba que la camisa y un corpiño a la antiga; tot ell sansé estáe tan ben conservat que encara que estiguere de coló negre y passat pareixíe que acababe de morís o que estabe dormín. Li va doná tan horror a la vista, que se li van esturrufá los pels y li penabe habé entrat. Lo va tocá en lo peu y se va desfé en pols tota una cama. Lo va dixá aixina, y sén lo mateix pera la temó torná cap atrás que tirá cap abán, va volé acabá lo reconeiximén.

A uns sis passos mes a dins y damún de una colcha o camilla an terra va topá un atre mort, pero dona, no menos sansera y ben conservada, mich tapada en una manta o cosa que u pareixíe, y a la llum del cresol brillaben com a foc les riques pedres de un collá que portáe ficat y de les arracades, y l'or de una cadena pressiosa que en una joya de gran valor caíe per un costat. Se va esglayá; les cames li flaquejaben y l'alma se li perdíe al cos. Volíe agarrá aquelles joyes y no se atrevíe. Al final, pera recobrá l'ánim y vense cara a cara a la po se va assentá entre los dos cadavers, y mirán ya al un, ya a l'atre se va ficá a discurrí lo que alló podríe habé sigut, cuan va repará en uns instrumens de guiarra que ñabíe a la voreta del primé cadáver contra la paret, y alguns caiguts an terra. Va aná a examináls y eren dos alfanjes, dos espases, tres gabiñets, una daga, un peto, un morrión, y per allí escampats alguns pedernals, trossos de asser, dos o tres llimes, dos parells de mordasses curtes, tres botelles de vidre, alguns pots, una alcuza y datres utensilis; un salé, dos o tres culleres de plata, atres tantes de fusta de boix, relíquies de pa o al menos u pareixíe, carbó y un foc an terra en sendra, ossos y atres coses que no se coneixíe lo que eren, tot a un racó o ángul que formabe la peña. Ñabíen tamé algunes robes que al tocales se desféen en pols, menos la seda de alguna y los bordats.

Un poc mes tranquil y sereno al examen de estos objectes, va aná seguín aquell negre y horrorós claustro hasta unes dotse passes mes allá dels cadavers, aon se acababe. Y com va advertí que lo remat estabe fet a pic, y que acababe com a una tronera, va examiná esta y va vore que u ere en efecte; una enchumenera o respiradero que se tancabe en una pedra mol ajustada, la va soltá sense massa dificultat, va vore la llum del sol y los montes y peñes de enfrente, pero no teníe de diámetro mes que sing o sis pulgades. Com entrabe algo de ven y perilláen les llums la va tancá y va doná per acabat lo registre de la cova.

Va arribá hasta los cadavers, y miranlos va di: esta es dona y aquell, home; sense duda va sé un bandolero y ella la seua dona o la seua querida, que se albergaben an esta cova y van morí sense auxili humano; o van sé dos amans que aquí se van amagá en tota esta prevensió de armes y provisions que, pareix, no van consumí, al menos per radera vegada, morín potsé entabuchats y aufegats pel fum, com pareix per la seua separassió y actitut y per estes siñals de foc. Siguéu qui vullguéu, joves desgrassiats, lo món tos va olvidá mol pronte, pos ni tradissió ha quedat de la vostra desaparissió ni de la vostra existensia, si no ereu de paísos mes apartats. Descanséu en pas, y no portéu a mal que yo arreplega estes joyes que tos adornaben y vau portá en vatros pera gala y honor de les vostres persones, y tamé sense duda pera auxilio y reparo de la sort. Y dién aixó va espabilá la llum, y a un foradet natural que ñabíe a la peña a modo de armari va vore una arqueta que, peganli en lo gabiñet un parell de cops, va saltá en ascles minudes y casi tot en pols, y va dixá vore al seu seno lo tessoro de aquells infelisos, ara seu per dret de ocupassió o de natural herensia. Al vórel va di: no ha sigut mal empleat lo viache: encara que sense aixó lo donaría tamé per bo. Eren monedes de or y plata en abundansia unes y atres y mes les primeres, y brillaben moltes pedres engastades a collás de or, arracades, brincos, joyes, adornos del cap, ajorcas y una empuñadura de espasa sembrada de carreres de diamans y perles finíssimes y la roseta, de brillans. Va traure lo tessoro; y miranlo y calculán lo seu valor, per lo que fa a les monedes u va jusgá per lo pes y comparassió en les actuals, pos les mes ressentes no baixaben de sen a sen sincuanta añs de antigüedat; li va pareixe que tot jun y lo que la dona portáe damún podríe valé de nou a deu mil escuts. 

Y giranse cap als cadavers va di: No tos conec les señes, no són clares, pero sí sospechoses, perque es molta riquesa pera dos simples amans. Diéu: ¿de aón u vau traure? ¿Quí sou? Eixequeutos y contestéu. ¿Sol l'amor tos va portá y va fé viure an esta sepultura? ¿Van sé les vostres mans inossentes de tot atre delit? Lo silensio que seguíe an estes preguntes y la quietut eterna dels cadavers lo va horrorisá y tornáe a eixecás la temó al cor; conque va arreplegá lo tessoro, mes lo que portáe ficat la dona, y al tráurelay se li va desfé lo cap y part del pit, y tota una má aon portabe dos o tres anells riquissims, y sen va eixí emportanse un alfanje, una espasa y un gabiñet. Y pera que un atre que fore tan curiós com ell trobare algún premio de valor, va dixá al armari del cofret algunes monedes, un dengue, unes arracades y un collaret de no massa valor, de modo que tot jun y les armes que quedaben li va pareixe que vindríe a valé de uns tressens a tressens sincuanta escuts.

Va arribá a la boca de la cova, se va descarregá, y arribat abaix se va assentá, va respirá fondo y va descansá sense pugué eixecás, de baldat y esglayat, en un bon rato. Va desfé lo poyet después y va assolá y escampá los barroculs pera que no quedare rastre ni sospecha de la seua visita a la cova, y que si algú habíe de pujá an ella fore per la seua espontánea curiosidat y no seguín lo ejemple del que donaríen indissis aquelles pedrotes.

Va carregá la mula, va montá, y com encara no ere michdía, va aná per montes y peñascals y costeján serres y passán fondonades espantoses, a visitá la famosa cova de la Tova, no perque esperare trobá an ella algo de valor, sino per dissimulá lo seu viache y fé creure per les mostres de les armes que no podíe ni volíe amagá, y de algunes monedes que pensabe enseñá, que a la Tova ñabíen grans tessoros com díe y creíe lo vulgo, y com diu y creu encara al nostre tems.

En efecte, va entrá an ella una mica, va vore que nessessitabe mes ferramentes y aparells y si auncás tamé compañía; y com la curiosidat de aquell día habíe quedat satisfeta a la cova dels dos amans, se va assentá a la porta, se va minjá un pa en tomata y magre de espaleta que portabe, y donanli ya lo sol mol de ple y de esquena al camí, sen va entorná a Santolaria aon va arribá prop de les nou de la nit.

En lo que veíen que va portá Pedro Saputo (que sol eren les armes y algunes monedes a modo de medalles, perque lo tessoro lo va guardá ben guardadet), va creixe la fama per la montaña y peu de la serra, y dure encara, que a la Tova ña molta riquesa amagada; si be ell parláe sempre de aixó en misteri, ocultán la verdat y dixán pensá a cadaú lo que vullguere.

Roganli después moltes vegades coneguts y no coneguts que aniguere en ells a la Tova, contestabe que ell pera aná a traure tessoros no volíe compañía per no partí en ningú; y que lo que fore temorico no teníe que aná aon se nessessitabe cor y no llengua. 

Los parlabe de calaveres, de encantats, de simes y passadissos. 

- Imagineutos, díe, lagos o estañs negres, en sapos y serps que eixequen lo cap una vara per damún del aigua, que fotén uns grans chulits y sacsán la cresta tos van seguín per la vora y amenassán. Aquí toparéu en un mort que pareix viu, o en un viu que pareix mort; allá tos ixen dos agüeles en barbes y mantos blangs; mes abán topetéu en un home o una dona convertits en estatues de sintura per aball; a un atre costat entropesséu en una comunidat de flares de la Mersé; a lo milló sentíu suspiros y queixes que no se entenen y tos gelen la sang a les venes; o igual tos ve una volada de muixons en rostros humanos pegán bufits acollonans y de una aletada tos estamordixen y derriben an terra sense sentit. Pos ¿qué, cuan de repén se sén allá lluñ un estrapalussi y cridanera com si fore un ejérsit que aclame al seu general, a un príncipe? Miréu allá aon per supost no veéu res, y sentíu a la vostra esquena una carcañada que tos assuste y tos fa pixá damún. ¿Quí es lo guapo que tan valor té y no cau mort sen vegades?

En estos y datres disparates que se le ocurríen los fée mes temó a tots, y no se sap que ningú haigue reconegut encara del tot aquella cova que asseguren que es grandíssima y mol fonda. Mols, sí, parlen de ella y hasta de fes rics sol arribán y ficán les dos mans hasta los colses; pero les tinalles de or y plata encara se están allí com lo primé día. Perque si va algú, entre pocs passos, li agarre diarrea o cagarrines, se escagarse y sen entorne dixanla tota per registrá, o al menos les parts mes amagades y enrevessades, que es pressisamen aon han de está los tessoros.


Original en castellá:

Capítulo XI.

La cueva de Santolaria.

Tenía Pedro Saputo una tía, hermana de su abuelo materno y de poca más edad que su madre, en el pueblo de Santolaria la Mayor, adonde fue a parar de Barbastro y a donde desde niño solía ir los veranos a pasar algunas temporadas. Queríale mucho su tía y toda su familia, que era numerosa y no tan pobre que no le pudiesen agasajar a su gusto. En el pueblo idolatraban en él y no acababan de sentir que no fuese de allí diciendo cada vez que le veían que era lástima que hubiese nacido en Almudévar.

Gustaba mucho del cielo de Santolaria, y solía decir que sólo faltaba a aquel pueblo una calzada o refalda que formase rellano hasta su mitad o tercera parte del lugar para criarse allí los mejores entendimientos y las más gloriosas imaginaciones del mundo. Porque el mirar siempre dónde se ponen los pies, decía que hace los ingenios botos y las almas raquíticas, apocadas y terrenas.

Íbase muchas veces a derecha e izquierda de la sierra, otras al norte y por el centro a recorrer aquellas atalayas, aquellas quebradas, senos y barrancos, ya con la flauta, ya con la escopeta, y siempre con el lapicero y algún libro, aunque rara vez le abría, porque le arrebataban la imaginación aquellas magníficas, sublimes y silenciosas soledades. Allí era poeta, era pintor, era filósofo. Tan pronto se le veía en la corona de un alto peñasco inaccesible, como al pie de aquellas eternas impotentes murallas y torreones, calculando libremente los siglos de su fundación y elevándose a la contemplación de la eternidad y del poder y grandeza del criador que todo lo sacó de la nada.

En uno de estos filosóficos paseos a aquellos palacios y alcázares de la naturaleza, se sentó al pie de una peña a tomar el fresco, y dejándose caer supino reparó a poco más de un estado de elevación en una boca o agujero que cerraban casi del todo unas yerbas nacidas en la misma peña. Sintió en su corazón un deseo vehemente de subir a él y ver lo que era y aun meterse dentro si cabía; y recogiendo piedras hizo un poyo desde el cual limpió la entrada de yerbas y se encaramó y metió la cabeza, porque el boquete era más capaz de lo que parecía. Íbase aquella entrada ensanchando al paso que adelantaba por ella, que era muy poco a poco y temblando, porque se acababa la luz de la boca y la cueva tenía traza de ser profunda. Volvíase a mirar atrás cada tres o cuatro pasos; y mientras a lo lejos pudo ver alguna claridad de la luz de la puerta, fue entrando por aquella región oscura y pavorosa y reconociendo aquel vientre oculto de la peña. El suelo en unas partes era arenoso, en otras pedregoso, en otras limpio y seco; la concavidad, en general, de cuatro a cinco pies de altura, y de seis a siete por lo más, y un poco menos ancha donde no había recodos. Pisó a un lado una cosa dura, tentó con la mano y era un martillo de hierro sin mango, el que tuvo por hallazgo de gran precio y por indicio de haber entrado otros antes que él; y aun pensó de lo que se dice en España, que no hay cueva retirada que no se crea fue albergue de los moros y depósito de sus riquezas cuando iban perdiendo la tierra y no desconfiaban de cobrarla con mejor fortuna, escondiéndose entre tanto en ellas muchas familias y viviendo ocultas, engañando con disfraz de cristianos si salían a tomar lengua de lo que pasaba y a proveerse de lo necesario. Pedro Saputo dejó allí el martillo por señal de donde había llegado, y con ánimo de volver otro día más temprano, pues era ya la tarde, se salió de la cueva y tomó la vuelta del pueblo.

Madrugó al día siguiente; llevóse recado de encender, una linterna de cristales y otra de papel, dos bujías, un blandón de dos a tres palmos, un cuchillo de monte y un arcabuz, y espoleando la mula y apeándose en el mal camino, llegó al sitio en menos de dos horas. Mejoró el poyo, tiró dentro los instrumentos, se entró como un gato, y dejando una bujía donde se acababa la claridad de la puerta y una linterna un poco más adentro fue con el blandón en la mano mirando y penetrando la cueva. Llegó al martillo, y a pocos pasos más se encontró en una sala que para allí podía decirse espaciosa, pues tenía unos diez pasos de ancha en un diámetro y como siete pies de alta; y siguiendo a la derecha un boquerón y nuevo seno en que se continuaba más estrecho que el de entrada, dio con un cadáver tendido boca abajo, aunque vuelta la cara a un lado y los brazos anchos, sin más ropa que la camisa y un corpiño a la antigua; todo él entero y tan perfecto que fuera de color negruzco y pasado parecía que acababa de morir o que estaba durmiendo. Cogióle tal horror a su vista, que se le erizaron los cabellos y le pesaba de haber entrado. Tocólo empero con el pie y se deshizo en polvo toda una pierna. Le dejó así, y puesto ya en aquel paso y siendo lo mismo para el miedo volver atrás que ir adelante, quiso acabar el reconocimiento.

A unos seis pasos más dentro y encima de una colcha o camilla en tierra topó otro cadáver, pero de mujer, no menos entero y bien conservado, medio rebujado con una manta o cosa que lo parecía, del cual con la luz del blandón brillaban como fuego las ricas piedras de un collar que traía puesto y de los pendientes, y el oro de una cadena preciosísima que con una joya de gran valor le caía en tierra por un lado. Llenóse nuevamente de horror; las piernas le flaqueaban y el alma se le perdía en el cuerpo. Quisiera tomar aquellas prendas y no se atrevía. Al fin para cobrar el ánimo y vencer cara a cara el miedo se sentó entre los dos cadáveres, y mirando ya al uno, ya al otro se puso a discurrir lo que aquello podría haber sido: cuando repara en unos instrumentos de guerra que había al lado del primer cadáver contra la pared, y algunos caídos en el suelo. Fue a examinarlos y eran dos alfanges, dos espadas, tres cuchillos, una daga, un peto, un morrión, y por allí esparcidos algunos pedernales, trozos de acero, dos o tres limas, dos pares de tenazas cortas, tres botellas de vidrio, algunos tarros, una alcuza y otros utensilios; un salero, dos o tres cucharas de plata, otras tantas de palo, reliquias de pan o al menos que lo parecía, carbón y un hogar con ceniza, huesos y otras cosas que no se conocía lo que eran, todo en un rincón o ángulo que formaba la peña. Había también algunas ropas que al tocarlas se resolvían en polvo, si no es la seda de alguna y los bordados.

Un poco más cobrado y sereno con el examen de estos objetos, fue siguiendo aquel negro horroroso claustro hasta unos doce pasos más allá de los cadáveres, donde se acababa. Y como advirtiese que en el remate estaba mucha parte de él hecha a pico, y que terminaba como en una tronera, examinó ésta y vio que lo era con efecto; esto es una ventanilla o respiradero que se cerraba con una piedra muy ajustada, la cual, quitada con poca dificultad, vio la luz del sol y los montes y peñas de enfrente, puesto que no tuviese de diámetro más de cinco o seis pulgadas. Mas como entrase algo de viento y peligrasen las luces la cerró y dio por terminado el registro de la cueva.

Llegó hasta los cadáveres, y mirándolos dijo: ésta es mujer y aquél, hombre; sin duda fue un bandolero y ella su mujer o su querida, que se albergaba en esta cueva y murieron sin auxilio humano; o fueron dos amantes que aquí se escondieron con toda esta prevención de armas y provisiones que, al parecer, no consumieron, al menos por última vez, muriendo quizá ahogados del humo, como se parece por su separación y actitud y por estas señales de lumbre. Seáis quien queráis, jóvenes desgraciados, el mundo os olvidó muy pronto, pues ni aun tradición ha quedado de vuestra desaparición ni de vuestra existencia, si no érades de países más lejanos. Descansad en paz, y no llevéis a mal que yo recoja estas joyas que os adornaban y trujisteis con vosotros para gala y honor de vuestras personas, y también sin duda para auxilio y reparo de la suerte. Y diciendo así despabiló la luz, y en un hueco natural que había en la peña a modo de armario vio una arquilla que, dándole con el cuchillo un par de golpes, saltó en astillas menudas y lo más de ella en polvo, y dejó ver en su seno el tesoro de aquellos infelices, ahora suyo por derecho de ocupación o de natural herencia. Al verle dijo: no he perdido el viaje: aunque sin esto le diera por bien empleado. Porque eran monedas de oro y plata en abundancia unas y otras y más las primeras, y brillaban muchas piedras engastadas en collares de oro, arracadas, brincos, joyas, adornos de la cabeza, ajorcas y un puño de espada sembrado a carreras de diamantes y perlas finísimas y la roseta, de brillantes. Sacó el tesoro; y mirándolo y calculando su valor, aunque por lo que hace a las monedas lo juzgó por el peso y comparación con las actuales, pues las más recientes no bajaban de ciento a ciento cincuenta años de antigüedad; le pareció que todo junto y lo que la mujer traía encima podría valer de nueve a diez mil escudos. Y volviéndose a los cadáveres dijo: No os conozco las señas, no son claras, pero sí sospechosas, porque es mucha riqueza para dos simples amantes. Decid: ¿de dónde los hubisteis? ¿Quiénes sois? Levantaos y responded. ¿Sólo el amor os trajo e hizo vivir en esta sepultura? ¿Fueron vuestras manos inocentes de todo otro delito? El silencio que seguía a estas preguntas y la quietud eterna de los cadáveres le horrorizó de nuevo y volvía a levantarse el miedo en el corazón; conque recogió el tesoro, con más lo que traía puesto la mujer, que al quitárselo se deshizo la cabeza y parte del pecho, y toda una mano donde llevaba dos o tres anillos riquísimos, y se salió llevándose un alfange, una espada y un cuchillo. Y para que otro que fuese tan curioso como él encontrase algún premio de su valor, dejó en el armario del cofrecillo algunas monedas, un dengue, unos pendientes y un collarcito de no mucho valor, de modo que todo junto y las armas que quedaban le pareció que vendría a valer de unos trescientos a trescientos cincuenta escudos. Llegó a la boca de la cueva, descargóse, y llegado abajo se sentó, respiró y descansó no pudiendo levantarse, de cortado, en un buen rato. Deshizo el poyo después y derrumbó y esparció las piedras a fin de que no quedase rastro ni sospecha de su visita a la cueva, y que si alguno había de subir a ella fuese por su espontánea curiosidad y no siguiendo el ejemplo de que dieran indicios aquellas piedras.

Cargó su mula, montó, y porque aún no era mediodía, fue por montes y peñascales y costeando sierras y pasando profundidades espantosas, a visitar la famosa cueva llamada la Tova, no porque esperase encontrar en ella algo de valor, sino por disimular su viaje y hacer creer por las muestras de las armas que no podía ni quería ocultar, y de algunas monedas que pensaba enseñar, que en la Tova había grandes tesoros como decía y creía el vulgo, y como dice y cree aún en nuestro tiempo.

Con efecto, estuvo en ella, entró un poco adentro, vio que necesitaba más aparejos y acaso compañía; y como la curiosidad de aquel día había quedado satisfecha en la cueva de los dos amantes, se sentó a la puerta, se comió un pan y unas magras de tocino que llevaba, y dándole ya el sol muy de llano y de espaldas en el camino se volvió a Santolaria adonde llegó cerca de las nueve de la noche.

Con lo que veían que trajo Pedro Saputo (que eran las armas no más y algunas monedas a modo de medallas, porque el tesoro lo guardó muy callado), creció la fama por la montaña y pie de la sierra, y dura aún en el día, que en la Tova hay mucha riqueza escondida; si bien él hablaba siempre de esto con misterio ocultando la verdad y dejando pensar a cada uno lo que quisiese.

Rogándole después muchas veces conocidos y no conocidos que fuese con ellos a la Tova, y respondía que él para ir a sacar tesoros no quería compañía por no partir con nadie; y que el que fuese cobarde no debía de ir adonde se necesitaba corazón y no lengua. Hablábales de calaveras, de encantados, de simas y boquerones. - Imaginaos, decía, lagos negros, con sapos y culebras que levantan la cabeza una vara encima del agua, y dando silbidos y sacudiendo la cresta os van siguiendo a la orilla y amenazando. Aquí toparéis con un muerto que parece vivo, o con un vivo que parece muerto; allá os salen dos viejas con barbas y mantos blancos; más allá dais con un hombre o una mujer convertidos en estatuas de medio abajo; a otro lado tropezáis con una comunidad de frailes de la Merced; a lo mejor oís suspiros y quejas que no se entienden y os paran la sangre en las venas; ya sobreviene una bandada de aves con rostros humanos dando bufidos temerosos y que de un aletazo os aturdirán y derribarán en tierra sin sentido. Pues ¿qué, cuando de repente se oye a lo lejos una gritería como de un ejército que aclama a su general, a un príncipe? Miráis allá adonde por supuesto no veis nada, y sentís a vuestra espalda una carcajada que os aturde y deja corrido. ¿Quién es el guapo que tanto valor tiene y no se cae muerto cien veces?

Con estos y otros disparates que se le antojaba decir ponía más miedo a todos, y no se sabe que nadie haya reconocido aún del todo aquella cueva que aseguran que es vastísima y muy profunda. Muchos, sí, hablan de ella y aun de hacerse ricos sin más que llegar y meter ambas las dos manos hasta los codos; pero conversación: los tinajones de oro y plata aún se están allí como el primer día. Porque si va alguno, entra pocos pasos, le da diarrea y se vuelve a salir dejándola toda por registrar, o al menos las partes más recónditas, que es precisamente donde han de estar los tesoros.