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jueves, 22 de enero de 2026

Pulsar - Compulcion

Pulsar, v., lat. pulsare, pousser, frapper, heurter, choquer, battre. 
Si tu me ferist o me pulsest.
Trad. du Code de Justinien, fol. 102.
Si tu me frappas ou me choquas.
Cum ella s' auça, cel a del cap polsat.
Poëme sur Boèce.
Comme elle se hausse, le ciel elle a du chef frappé. 
Considera on polsa la vena. Trad. d'Albucasis, fol. 13.
Considère où bat la veine.
- Respirer, souffler.
Sol no polsetz.
Non deu portar 
Blanc vestimen ni polsar.
Deudes de Prades, Auz. cass.
Que seulement vous ne souffliez pas. 
Il ne doit porter blanc vêtement ni souffler.
CAT. ESP. PORT. Pulsar. IT. Pulsare. (chap. Polsá; tindre pols.)
2. Pols, s. m., lat. pulsus, pouls.
Pols, es movement fayt per dilatacio et restrictio del cor.
Saphir... de sanc es restrictiu... pauzat sobre polses dels tens, quan hom pert sanc pel nas. Eluc. de las propr., fol. 20 et 192.
Pouls, c'est mouvement fait par dilatation et resserrement du coeur.
Le saphir... de sang est restrictif... posé sur les pouls des tempes, quand on perd sang par le nez.
(chap. Lo zafiro... es restrictiu de la sang... posat damún de les pulseres (dels polsos del temporal), cuan se pert sang pel nas; entonses va be contra una pujada de sang, possible embolia, ictus, derrame serebral.)
CAT. Pols. ESP. PORT. Pulso. IT. Polso. (chap. Pols, polsos; les patilles se diuen a Beseit pulseres.)
3. Pulsacio. s. f., lat. pulsatio, pulsation.
La diminucio de la rogor et de la pulsacio. Trad. d'Albucasis, fol. 24.
(chap. La disminussió de la roijó y de la pulsasió : del pols.)
La diminution de la rougeur et de la pulsation.
CAT. Pulsació. ESP. Pulsación. PORT. Pulsação. IT. Pulsazione.
(chap. Pulsassió, pulsassions o pulsasió, pulsasions.)

Rochos (agüelo Sebeta) Pulsar - Compulcion

4. Polsament, s. m., pulsation.
Arterias prendo esperit del cor, e porto l' a far polsament.
Eluc. de las propr., fol. 33.
Les artères prennent esprit du coeur, et le portent à faire pulsation.
5. Pulsatil, adj., pulsatif, agité.
Doas venas pulsatils, las quals so aprop las aurelhas.
(chap. Dos venes pulsatils, les cuals están prop de les orelles: les pulseres, lo pols, los polsos.)
De las venas pulsatils e de las quietas.
Trad. d'Albucasis, fol. 50 et 1.
Deux veines pulsatives, lesquelles sont proche les oreilles.
Des veines agitées et des paisibles.
Pols es fort... per moleza del istrument pulsatil.
Eluc. de las propr., fol. 21.
Le pouls est fort... par souplesse de l'instrument pulsatif. 
ESP. Pulsátil. IT. Pulsatile. (chap. Pulsátil, pulsatils; pulsatiu, pulsatius, pulsativa, pulsatives.)
6. Impellir, Empellir, v., lat. impellere, pousser, chasser, inciter.
Empelley aquel entro que pervengua a la fissura.
Trad. d'Albucasis, fol. 14. 
Pousse celui-là jusqu'à ce qu'il parvienne à la fissure.
Part. prés, subst. Sia cum empellent.
Forma de impellent.
Trad. d'Albucasis, fol. 15 et 38.
Soit comme incitant.
Forme d'incitant. 
Part. pas. subst: L' empellit.
Trad. d'Albucasis, fol. 38. 
L'incité.
CAT. Impellir. ESP. Impeler. POUT. Impellir. IT. Impeliere.
(chap. Impelí : espentá : instigá : insitá : impulsá : impulso, impulses, impulse, impulsem o impulsam, impulséu o impulsáu, impulsen; impulsat, impulsats, impulsada, impulsades; yo impulsaría; yo impulsaré; si yo impulsara.)
7. Impulcio, Inpulsio, s. f., lat. impulsio, impulsion, choc.
La reduccio es fayta am impulcio. Trad. d'Albucasis, fol. 68.
La réduction est faite avec impulsion. 
Si mov trop leu per tota impulsio. Eluc. de las propr., fol. 36.
Se meut fort facilement par toute impulsion.
CAT. Impulsió. ESP. Impulsión (impulso). PORT. Impulso. IT. Impulsione. (chap. Impuls.)
8. Impulsiu, adj., impulsif, propre à donner impulsion.
Del sanc purificatiu... et als membres impulsiu.
(chap. De la sang o sanc purificatiu (purificadó)... y als membres (miembros) impulsiu.)
Eluc. de las propr., fol. 20.
Du sang épuratif... et aux membres impulsif.
CAT. Impulsiu. ESP. PORT. Impulsivo.
(chap. Impulsiu, impulsius, impulsiva, impulsives.)
9. Impelliscar, v., pousser.
Cove que tu impelliscas aquels en sus. 
Trad. d'Albucasis, fol. 36.
Il convient que tu pousses ceux-là en sus.
10. Repellir, v., lat. repellere, rejeter, repousser, chasser.
Deu om los tantost restrenher e repellir.
Les dix Commandements de Dieu.
On les doit aussitôt restreindre et repousser. 
Part. pas. Aquelas donatios son ades e seran d' aissi enant del tot repellidas, cassadas et annuladas.
Tit. du XIVe siècle. DOAT, t. CLXXII, fol. 216.
Ces donations sont maintenant et seront d'ici en avant entièrement rejetées, cassées et annulées.
CAT. Repellir. ESP. Repeler. PORT. Repellir. (chap. Repelí : rechassá : repulsá: expulsá : foragitá : fotre fora.) 
11. Repulsa, s. f., lat. repulsa, répulsion, refus, opposition.
Ses tota disgregacio, repulsa et repercussio.
Eluc. de las propr., fol. 120.
Sans aucune disjonction, répulsion et répercussion.
Fig. Per venjansa de la repulsa.
(chap. Per venjansa de la repulsa (repulsió, rechás))
Cat. dels apost. de Roma, fol. 125. 
Par vengeance du refus.
CAT. ESP. PORT. IT. Repulsa. (chap. Repulsa, repulses) 
12. Expellir, v., lat. expellere, chasser, rejeter, expulser.
De la sieu' expulsio per la qual expellis las malautias. (sieu' : sieua)
Trad. d'Albucasis, fol. 2. 
De la sienne expulsion par laquelle tu expulses les maladies.
Part. prés. Expellent las superfluas fumozitatz.
Eluc. de las propr., fol. 81.
Expulsant les vapeurs superflues.
CAT. Expellir. ESP. Expeler. PORT. Expellir. IT. Espellere. (chap. Expelí: repelí : expulsá, etc.)
13. Expulcio, Expulsio, s. f., lat. expulsio, expulsion.
De la sieu' expulsio per la qual expellis las malautias.
Am expulcio fort.
Trad. d'Albucasis, fol. 2 et 37. 
De la sienne expulsion par laquelle tu expulses les maladies.
Avec expulsion forte. 
CAT. Expulsió. ESP. Expulsión. PORT. Expulsão. IT. Espulsione.
(chap. Expulsió, expulsions; v. expulsá : expulso, expulses, expulse, expulsem o expulsam, expulséu o expulsáu, expulsen; expulsat, expulsats, expulsada, expulsades; yo expulsaré; yo expulsaría; si yo expulsara.)
14. Expulsiu, adj., expulsif, répulsif.
Nas es membre oficial, d' ayre atractiu et expulsiu.
Offici propri de virtut expulsiva es getar foras las superfluitatz.
Eluc. de las propr., fol. 40 et 14.
Le nez est membre auxiliaire, d'air attractif et répulsif.
L'emploi propre de faculté expulsive est de jeter dehors les superfluités.
CAT. Expulsiu. ESP. PORT. Expulsivo. IT. Espulsivo. 
(chap. Expulsiu, expulsius, expulsiva, expulsives; repulsiu, repulsius, repulsiva, repulsives.)
15. Compellir, Compelir, v., lat. compellere, contraindre, forcer, obliger.
Compellir, per los sirvens, los negligens a pagar.
Fors de Montcuc, Ord. des R. de Fr., 1463, t. XVI, p. 126.
Contraindre, par les sergents, les négligents à payer.
No los posque compellir de.
(chap. No los pugue compelí a (obligá, forsá a fé tal cosa))
Tit. de 1378. Hist. de Languedoc, t. IV, pr., col. 355.
Ne les puisse contraindre de.
Part. pas. Compelits a pagar passages.
(chap. Compelits a pagá passages o passaches; obligats, forsats)
Statuts de Provence. BOMY, p. 226.
Obligés à payer passages.
ANC. FR. Compelliz par paines ou autrement de la païer... et à ce compelissoient lesdictes parties... elle se païera sans compellir les debtes d'icelle. Ord. des R. de Fr., 1371, t. V, p. 706. 
CAT. Compellir. ANC. ESP. Compelir. ESP. MOD. Compeler. PORT. Compellir. (chap. Compelí : compelixco o compelixgo, compelixes, compelix, compelim, compeliu, compelixen; compelit, compelits, compelida, compelides; yo compeliré; yo compeliría; si yo compeliguera o compelira.)
16. Compulsori, adj., compulsoire. 
De la qual obtenon lettras compulsorias.
(chap. De la cual obtenen lletres (cartes) compulsories.)
Statuts de Provence. BOMY, p. 7.
De laquelle ils obtiennent lettres compulsoires.
ESP. PORT. Compulsorio. (chap. Compulsori, compulsoris, compulsoria, compulsories.)
17. Compulcion, s. f., lat. compulsionem, compulsion.
La juridiction, cohertion, compulcion.
(chap. La jurisdicsió, coersió o cohersió, compulsió. Ojo la diferensia del chapurriau del 2026 en lo ocsitá de Santa Eulalia de Burdeos de 1413, 613 añs mes atrás. Sol se diferensie en la ortografía.)
Tit. de 1413, de Sainte-Eulalie de Bordeaux.
La juridiction, coercition, compulsion.
CAT. Compulsió. ESP. Compulsión. (chap. Compulsió, compulsions : apremio que se fa a una persona per part de un juche o de una autoridat, compelínla a fé algo o a soportá una dessisió. Tamé signifique: inclinassió, passió per algo o algú, com la de Carlos Rallo Badet pel dialecte ocsitá catalá, o la de la Ascuma per les subvensions que después se gasten en ves a sabé, pero los llibres están agotats de esperá lo fin, com los Ilegales. Ells escriuen “exhaurits”, ja ja ja, la sucursal del IEC a Calaseit, Calaceite.)

martes, 1 de octubre de 2024

Podar - Omnipotencia

 

Podar, v., lat. putare, tailler la vigne, les arbres.

Es temps de podar aybres et vinhas. Eluc. de las propr., fol. 129.

(chap. Es tems de podá abres y viñes.)

Est temps de tailler arbres et vignes

Hom adoncx poda las vitz 

Et autres albres.

Brev. d'amor, fol. 46. 

Alors on taille les vignes et autres arbres.

Part. pas. Podatz et de superfluitatz purgatz.

Vitz podadas en temps degut. Eluc. de las propr., fol. 217 et 225. 

Taillés et de superfluités purgés. 

Vignes taillées en temps dû. 

ANC. FR. Laquelle vigne j'ai podée, fossée, vinée et gouvernée.

Lett. de rém. de 1469. Carpentier, t. III, col. 326. 

CAT. ESP. PORT. Podar. IT. Potare. (chap. Podá: podo, podes, pode, podem o podam, podéu o podáu, poden; podat, podats, podada, podades.)

2. Podador, s. m.. lat. putator, vigneron, tailleur de vignes.

Boviers e fotiadors, 

Podador, ortolas.

G. Riquier: Pus Dieu.

Bouviers et terrassiers, vignerons, jardiniers. 

A manieira de podador 

Podadoira portan.

Brev. d'amor, fol. 46. 

A manière de vigneron serpe portant.

CAT. ESP. PORT. Podador. IT. Potatore. 

(chap. Podadó, podadós, podadora, podadores.)

3. Podadoira, s. f., du lat. putatorius, serpe, serpette.

A manieira de podador

Podadoira portan.

Brev. d'amor, fol. 46.

A manière de vigneron serpe portant.

CAT. Podadora. ESP. Podadera. PORT. Podadeira. 

(chap. Podadora, podadores : navalla de podá; en fransés se li diu serpe y serpette, té la forma de serp, serpeta.)

Podadora, podadores : navalla de podá; en fransés se li diu serpe y serpette, té la forma de serp, serpeta

Poder, s. m., pouvoir, puissance, autorité, juridiction.

Quora us tenrai en mon poder?

La Comtesse de Die: Estat ai.

Quand vous tiendrai-je en mon pouvoir? 

Vol en Gascoign' intrar 

Ab tal poder de genz 

Que murs ni bastimenz 

Non o puesca suffrir.

B. Calvo: Mout a que. 

Il veut en Gascogne entrer avec telle puissance de gens que mur ni bâtiment ne puisse supporter cela. 

Loc. Ieu non ai ges poder

Que m puesca d' amor defendre.

B. de Ventadour: Amors e que. 

Je n' ai point pouvoir que je puisse me défendre d'amour.

Denant aquel jutge deu esser faitz lo plaitz en cui poder es la tenesos.

Trad. du Code de Justinien, fol. 15. 

Devant ce juge doit être fait le plaid sous l' autorité duquel est la propriété.

Qui risien a tut lor poder. V. de S. Honorat. 

Qui riaient de tout leur pouvoir.

S' en re faill, fatz o per non poder. 

Rambaud de Vaqueiras: Savis. 

Si je faux en rien, je le fais par non pouvoir. 

Prép. comp. Lieis cui ador,

Qu' es aurs en poder d' estaing.

Perdigon: Be m dizon. 

Celle que j'adore, qui est or en comparaison d'étain.

Adv. comp. Enaus son ric pretz, quascun dia, 

de mon poder.

Guillaume de Saint-Didier: El mon non.

J' exalte son brillant mérite, chaque jour, de mon pouvoir.

(chap. Poder, poders.)

2. Poder, v., pouvoir, avoir la puissance, la force.

Non puesc mal dir de lieis, quar no i es ges.

B. de Ventadour: Be m'an. 

Je ne puis dire mal d'elle, car il n'y est point. 

Partirai m' en ieu? Non, qu'ieu non poiria.

Aimeri de Sarlat: Fis e leials. 

M'en séparerai-je? Non, vu que je ne pourrais pas.

ANC. FR. Respundi Saül: Ne te poz pas à lui cupler.

Anc. trad. des Livres des Rois, fol. 22.

CAT. ESP. PORT. Poder. IT. Potere. (chap. Podé, pugué: puc, pots, pot, podem, podéu, poden; pogut, poguts, poguda, pogudes.)

3. Poderos, adj., puissant, maître, possesseur, efficace, libre.

A la destra de Dieu, lo payre totz poderos. V. et Vert., fol. 6. 

A la droite de Dieu, le père tout-puissant. 

Siei fag plus poderos de poder 

Qu' els autres fagz fazian desvaler. 

Aimeri de Peguilain: Era par ben. 

Ses faits plus efficaces de pouvoir qui les autres faits faisaient diminuer de prix. 

Poderos de son corps e de pes e de mans. V. de S. Honorat. 

Libre de son corps et de pieds et de mains. 

Del fugir no sui ges poderos.

Le moine de Montaudon: Aissi cum. 

Du fuir je ne suis point maître. 

Poderos l' en fare. Titre de 1067. 

Possesseur l'en ferai. 

CAT. Poderos. ESP. PORT. IT. Poderoso. 

(chap. Poderós, poderosos, poderosa, poderoses.)

4. Poderatge, s. m., puissance, pouvoir.

Trop demostra ves mi son poderatge. 

Pierre d'Auvergne: D' un bon vers.

Trop démontre envers moi sa puissance.

Doncs pos avetz en mi plan poderatge, 

Amor, merce!

Le moine de Foissan: Be m'a. 

Donc puisque vous avez sur moi plein pouvoir, Amour, merci!

5. Poderozamens, adv., puissamment, vigoureusement.

Los homes poderos poderozamens suffriran lurs turmens.

V. et Vert., fol. 90.

Les hommes puissants puissamment souffriront leurs tourments.

CAT. Poderosament. ESP. PORT. IT. Poderosamente. 

(chap. Poderosamen.)

6. Potestat, Podestat, Pozestat, Poestat, Postat, s. f., lat. potestatem, puissance, autorité, juridiction.

En lor podestat lo tornaran. Titre de 1025. 

En leur puissance le replaceront. 

Filla 's al rei qui a gran poestat. Poëme sur Boèce.

Fille elle est au roi qui a grand pouvoir. 

Si recobrar lo pot en la sua potestat. Tit. de 1059. Hist. de Languedoc, t. II, pr., col. 230. 

Si recouvrer il le peut en sa puissance.

- Podestat, potentat, gouverneur, magistrat souverain. 

Les Romains ont employé potestas dans ce sens.

An Fidenatum Gabiorum que esse potestas?

Et de mensura jus dicere?

Juvenal, Sat. 10. 

Mites praestare dominos potestatesque exorabiles.

Pline, lib. XXIX, cap. 4.

Sed jussit potestas officialem suum magna severitudine coerceri.

Apulée.

Comtes e reys, ducs et emperadors 

E manh baro e manta poestat 

Vey guerreyar.

Folquet de Romans: Quan lo. 

Comtes et rois, ducs et empereurs et maints barons et mainte puissance je vois guerroyer. 

Elegron poestatz 

Per que entr' els fos patz.

Arnaud de Marueil: Razos es. 

Ils élurent gouverneurs pour qu' entr' eux fût paix.

- Autorité des magistrats, justice.

Atressi lo libertz non pot clamar son patron en plait ses mandament de la poestat. Trad. du Code de Justinien, fol. 3. 

Pareillement l'affranchi ne peut appeler son patron en cause sans l'autorisation de la justice.

ANC. FR. Rei nus dune ki sur nus ait poested. 

Anc. trad. des Livres des Rois, fol. 9. 

Vos don de chanter poesté. Roman du Renart, t. 1, p. 123.

Sans supériorité et légitime potesté. Monstrelet, t. 1, fol. 59.

CAT. Potestat. ESP. Potestad. PORT. Potestade. IT. Potestà, potestate, potestade, podestà, podestate, podestade. (chap. Potestat, potestats.)

Doña Filipa, trobada pel home en lo seu amán, cridada a juissi, en una rápida y divertida resposta conseguix la libertat y fa cambiá les leys.

7. Poestados, adj., puissant.

No seran per els asebelitz

Ni visitatz ni aculhitz,

Si non eron poestados.

P. Cardinal: Can vey.

Ne seront par eux ensevelis ni visités ni accueillis, s'ils n'étaient puissants.

8. Poestadit, adj., puissant, affermi.

Anc non fui 1 jorn senher poestaditz. Guillaume de Tudela.

Oncques je ne fus un jour seigneur affermi. 

ANC. FR. Tant cum il fu si poestis, 

Edelsi fu bien sis amis. 

Ki donc ert reis poistifs. 

G. Gaimar, Poëme d'Haveloc, v. 77 et 511.

9. Potestatiu, adj., potestatif, facultatif.

Autra condicio es que hom apela potestativa.

Trad. du Code de Justinien, fol. 62.

Autre condition est qu'on appelle facultative.

(chap. Potestatiu, potestatius, potestativa, potestatives : facultatiu, facultatius, facultativa, facultatives.)

10. Poyssans, adj., puissant.

Sitot s' es sobeirans reys poyssans.

P. Cardinal: Us sirventes. 

Quoiqu'il soit suprême roi puissant.

11. Poschable, adj., possible. 

Totas causas... poschablas al crezent. Trad. de Bède, fol. 57. 

Toutes choses... possibles au croyant.

(chap. Possible, possibles.)

12. Apoestat, Apposestat, s. m., potentat, souverain, dominateur.

Mans reys e mans apoestatz

A mes en heretgia.

Conquist ay terras e regnatz,

Mantz ducz e mantz apposestatz. 

V. de S. Honorat.

Maints rois et maints potentats il a mis en hérésie.

J'ai conquis terres et royaumes, maints ducs et maints souverains.

(chap. potentat, potentats, potentada, potentades; soberano, soberanos, soberana, soberanes; dominadó, dominadós, dominadora, dominadores.)

13. Apoderar, v., surpasser, subjuguer, soumettre.

Tot atressi com la clardatz del dia 

Apodera totas autras clardatz, 

Apodera, domna, vostra beutatz,

Al meu semblan, totas cellas del mon. 

G. Faidit: Tot atressi. 

Tout pareillement comme la clarté du jour surpasse toutes autres clartés, dame, votre beauté surpasse, au mien avis, toutes celles du monde. Amors apodera e vens 

Paubres e manens.

Aimar de Rocaficha: Si amors. 

Amour soumet et subjugue pauvres et riches. 

Part. pas. Vol ades tener aunitz 

Sos vezis ni apoderatz. 

Rambaud de Vaqueiras: Ja hom pres. 

Veut incessamment tenir ses voisins honnis et subjugués. 

CAT. ANC. ESP. PORT. Apoderar. (chap. Apoderá, apoderás: yo me apodero, apoderes, apodere, apoderem o apoderam, apoderéu o apoderáu, apoderen; apoderat, apoderats, apoderada, apoderades.)

14. Apoderamen, s. m., autorité, puissance, pouvoir.

Los apoderamens

C' avian li diable.

Pierre de Corbiac: El nom de.

Les pouvoirs qu'avaient les diables.

ESP. Apoderamiento. (chap. Apoderamén, apoderamens; apoderassió, apoderassions; autoridat, poder.)

15. Apoderir, v., maîtriser, dompter.

Ab ardimen apoderisc l' esglai.

Folquet de Marseille: S' al cor. 

Avec hardiesse je dompte l'effroi.

16. Apoderamen, adv., puissamment, en maître, vigoureusement, impétueusement.

Ab vassal bon de conquerimen 

Vegna (venga) cascus apoderamen. 

Bertrand d'Allamanon III: D'un sirventes. 

Qu'avec vassal bon pour conquête vienne chacun impétueusement.

ESP. Apoderadamente. (chap. Apoderadamen : en poder.)

17. Despoder, s. m., impuissance, dénuement, infirmité.

Quant ac estat lonc temps en aquel despoder.

Vilhesa e despoders la rendon enviosa. V. de S. Honorat.

Quand il eut été long-temps dans ce dénuement.

Vieillesse et infirmité la rendent envieuse.

18. Despoderat, adj., sans force, infirme.

Avia long temps estat despoderatz el lieg. V. de S. Honorat.

Il avait longtemps été infirme au lit.

CAT. Despoderat. ANC. ESP. Despoderado. 

(chap. Despoderat, despoderats, despoderada, despoderades : dolén, dolens, dolenta, dolentes; malal, malals, malalta, malaltes.)

19. Dezapoderar, v., affaiblir, atténuer, rendre impuissant, infirme, malheureux.

Que se dezapodera totz, e ven en felloneza de cor. V. et Vert., fol. 13. Qui s' atténue tout, et vient en félonie de coeur. 

Part. pas. Destruitz es hom desapoderatz. 

P. Cardinal: Ges ieu no. 

Est détruit homme rendu impuissant. 

Subst. Per so conosc qu' es dan e deshonors 

Qui non acora 'ls dezapoderatz.

Pons de Capdueil: Aissi cum selh. 

Par cela je connais que c'est dommage et déshonneur qui n'encourage pas les malheureux. 

Vai dir al desapoderat. Brev. d'amor, fol. 155.

Va dire à l' infirme.

CAT. ESP. PORT. Desapoderar. (chap. Desapoderá, desapoderás : afluixá, afluixás, atenuá, atenuás, tornás impotén, dolén.)

20. Despostadit, Despoestedit, adj., dépossédé, privé.

Vius n' er despostadit.

G. Riquier: Qui m disses.

Vivant il en sera privé.

Del castel de Belcaire m'an despoestedit. Guillaume de Tudela. 

Du château de Beaucaire ils m'ont dépossédé.

(chap. Desposseít, desposseíts, desposseída, desposseídes; v. desposseí : traure lo poder, la possessió.)

21. Empoestamen, s. m., autorité, puissance, pouvoir. 

Havia lo diables grans empoestamens.

Pierre de Corbiac: El nom de. 

Le diable avait grands pouvoirs.

22. Sobrapoderar, v., surmonter, subjuguer.

Ans qu' el desiriers m' aussia 

Que m sobrapodera e m vens. 

Berenger de Palasol: Dona s'ieu. 

Avant que me tue le désir qui me surmonte et me subjugue.

23. Potencia, s. f., lat. potentia, puissance, faculté, propriété, force.

Las virtutz o potencias sensitivas. Eluc. de las propr., fol. 76. 

Les propriétés ou facultés sensitives.

CAT. ESP. PORT. Potencia. IT. Potenzia. (chap. Potensia, potensies.)

24. Potencial, adj., potentiel, virtuel. 

De lors virtutz potencials. 

Per sa potencial et actual freior.

Eluc. de las propr., fol. 13 et 137. 

De leurs propriétés virtuelles. 

Par sa potentielle et actuelle froideur.

CAT. ESP. Potencial. IT. Potenziale. (chap. Potensial, potensials.)

25. Potencialment, adv., potentiellement, virtuellement. 

Materia... si es de fayt ab la una forma, es potencialment ab sa contraria. Eluc. de las propr., fol. 130. 

Matière... si elle est de fait avec l'une forme, elle est virtuellement avec sa contraire. 

CAT. Potencialment. ESP. Potencialmente. IT. Potenzialmente.

(chap. Potensialmen.)

26. Inpotens, adj., lat. impotens, impotent, impuissant.

Degasta la humor natural de las mas, et las ret... inpotens ad obrar.

Eluc. de las propr., fol. 95.

Détruit l'humeur naturelle des mains, et les rend... impuissantes à travailler. 

CAT. Impotent. ESP. PORT. IT. Impotente. 

(chap. Impotén, impotens, impotenta, impotentes.)

27. Inpotencia, s. f., lat. impotentia, impuissance.

Donc no es inpotencia..., mas inpossibilitat.

Inpotencia de volar.

Eluc. de las propr., fol. 5 et 145. 

Donc ce n'est pas impuissance..., mais impossibilité. 

Impuissance de voler.

CAT. ESP. PORT. Impotencia. IT. Impotenzia. 

(chap. Impotensia, impotensies.)

28. Possibilitat, s. f., lat. possibilitatem, possibilité.

Supportar los carx de la guerra... juxta lor possibilitat.

Tit. de 1424. Hist. de Languedoc, t. IV, pr., col. 421.

Supporter les charges de la guerre... selon leur possibilité.

La possibilitat del liament del bras. Trad. d'Albucasis, fol. 52.

La possibilité de la ligature du bras.

CAT. Possibilitat. ESP. Posibilidad. PORT. Possibilidade. IT. Possibilità, possibilitate, possibilitade. (chap. Possibilidat, possibilidats.)

29. Possible, adj., lat. possibilem, possible.

Segon que a tu es miels posible. Trad. d'Albucasis, fol. 13.

Selon qu'à toi il est mieux possible.

Causa deguda e possibla. Arbre de Batalhas, fol. 77. 

Chose due et possible.

CAT. Possible. ESP. Posible. PORT. Possivel. IT. Possibile.

(chap. Possible, possibles.)

30. Impossibilitat, Inpossibilitat, s. f., lat. impossibilitatem, impossibilité. El s' escusa per raso de impossibilitat. Arbre de Batalhas, fol. 169. 

Il s'excuse par raison d' impossibilité.

Aytals operacios inporto inpossibilitat. Eluc. de las propr., fol. 5.

Pareilles opérations emportent impossibilité. 

CAT. Impossibilitat. ESP. Imposibilidad. PORT. Impossibilidade.

IT. Impossibilità, impossibilitate, impossibilitade. 

(chap. Impossibilidat, impossibilidats.)

31. Impossible, Inpossible, adj., lat. impossibilem, impossible. 

No lor seria pas impossible de demorar en patz.

Arbre de Batalhas, fol. 72.

Ne leur serait pas impossible de demeurer en paix. 

Alcunas meravilhas, las quals semblan naturalmens inpossiblas.

Lett. de preste Jean à Frédéric, fol. 17. 

Aucunes merveilles, lesquelles semblent naturellement impossibles.

CAT. Impossible. ESP. Imposible. PORT. Impossivel. IT. Impossibile.

(chap. Impossible, impossibles.)

32. Omnipotent, adj., lat. omnipotentem, omnipotent, tout-puissant. 

Zo 's la justicia al rei omnipotent. Poëme sur Boèce. 

(chap. Aixó es la justissia del rey omnipotén.)

C'est la justice du roi tout-puissant.

El nom de Dieu qu' es paire omnipotens.

G. Anelier de Toulouse: El nom de. 

Au nom de Dieu qui est père tout-puissant.

Subst. Laisan Deu lo grant omnipotent. Poëme sur Boèce.

Ils laissent Dieu le grand tout-puissant.

So que l' omnipotentz a volgut ordenar. V. de S. Honorat. 

Ce que le Tout-Puissant a voulu ordonner.

ANC. FR. Prier à Dieu omnipotent. Marie de France, t. II, p. 393.

Luy sacrifioient comme à leur Dieu omnipotent. Rabelais, liv. IV, ch. 58.

Quant la puissance omnipotente 

Créa les cieulx comme parfaict.

J. Marot, t. V, p. 306. 

CAT. Omnipotent. ESP. PORT. Omnipotente. IT. Onnipotente.

(chap. omnipotén, omnipotens, omnipotenta, omnipotentes.)

33. Omnipotencia, s. f., lat. omnipotentia, omnipotence, toute-puissance. La omnipotencia de Dieus. Eluc. de las propr., fol. 5. 

(chap. La omnipotensia de Deu.)

L' omnipotence de Dieu.

CAT. ESP. PORT. Omnipotencia. IT. Onnipotenza. 

(chap. Omnipotensia, omnipotensies.)

lunes, 29 de julio de 2024

4. 14. Máximes y sentensies de Pedro Saputo.

Capítul XIV.

Máximes y sentensies de Pedro Saputo.

Braulio Foz, Fórnoles, Matarraña, Teruel; Máximes y sentensies de Pedro Saputo.

Solíe di que preferíe enemics espabilats que amics apamplats. 

Díe que en general tots los homens són bons y tots roíns, perque no los ham de demaná lo que no poden doná, ni voldre que obron com no los convé encara que igual entenen mal esta conveniensia. 

Y en cuan a la justissia, que o no la coneixen en los casos que obren mal, o que no saben lo que val.

Li van preguntá una vegada, quins homens eren los mes perjudissials, y va contestá que los envechosos. Se van admirá de esta resposta, y van voldre sabé lo que sentíe dels lladres, assessinos y datres; y va di, que dels primés, lo envechós pegue en lladre, y per enveja escomensaben a sé roíns; que los atres són uns miserables, ignorans, soques y mal encaminats per uns atres com ells, o perduts per la mala educassió cuan eren chiquets y mossos; pero que al final, tart o pronte se fa justissia. Pero que lo envejós o la envejosa es un verdadé malsín, lo traidó per naturalesa, lo animal propiamen dit, contra qui no ña cástic a les leys ni a les costums, per al mal que cause en general y en particulá, que es mes que lo que mos ve de totes les demés classes juntes de homens perversos y malvats. Que la enveja ha causat mes trastornos al món que la codissia y la ambissió juntes, si no es que la ambissió sigue un nom dorat pera la enveja. Pero que sin embargo podíen alguna vegada, y de particulá en particulá, produí un be paregut al de les cagarrines y colics al cos humano, que si no són frecuens ni mol graves, fan al home templat y sobrio.

Tamé díe moltes vegades que la avarissia no habíe eixecat cap casa; y sí moltes lo orden y la economía.

Díe que los mes grans enemics del be del home solen sé la vanidat y la dropina. La vanidat perque gaste mes de lo que pot y se arruine o diu mes de lo que deu y cau en grans inconveniens; y la perea, la dropina, perque va detrás de les estassions al tems, de la saó als negossis, dels fets als acontessimens, dixansu vindre tot damún, hasta que li cau la casa y acabe a les seues ruines, enrunat y arruinat, o fuch espantada y no trobe aon fotres, pobra, falta de consell y aburrida.

Díe que la tontería es mal incurable (només cal vore a Carlos Rallo Badet) y códul al que sempre se entropesse; y que los tres mes grans traballs que pot passá un home són viure en imbessils, tratá en embusteros y viachá en un cobart (Julio Micolau de La Fresneda fa les tres coses, que pareix lo gos de Quintaneta).

Lo influjo de la imprenta y la aplicassió de cadaú guiada y exitada per los sabuts, díe que lo faríen home al món, perque hasta ara (al seu tems) encara no habíe eixit de chiquet.

Creíe que los homens may habíen sigut millós, sino que a uns atres tems van tindre menos leys y menos sossiedat, y així menos juissi y censura de les seues acsions; pero que la sossiedat se habíe anat constituín milló, encara que no be del tot.

Segons ell, los homens del seu tems no enteníen lo comers, la agricultura, les arts, ni les siensies, perque li pareixíe que no veíe mes que torpesa, casualidat, charlatanisme y miseria.

Cuan se va sabé la seua ressolusió de casás li van preguntá, cóm sén tan sabut caíe an esta vulgaridat. Y va contestá: no es vulgaridat casás, perque es seguí la naturalesa, sino casás mal per interés o per mera y sola raó de nom, y queixás después, o condená lo matrimoni y parlá mal de les dones.

Abans de coneixe a son pare díe que donáe grassies a Deu perque no lay habíe dixat coneixe, pos habíe vist mols chiquets de qui no li penaríe sé pare, y pocs homens de qui voldríe sé fill. 

Pero cuan va trobá a son pare, va plorá de pena de no habél conegut desde la cuna. Y sobre lo seu apellit va contestá a don Vicente, son germá de Morfina, que li va preguntá si estáe orgullós de ell: ya me pareixíe a mí que no podíe escapá de un López, de un Pérez, de un Martínez, Jiménez, Sánchez, o Fernández, perque estos linajes són com los vileros que a tota vila se troben.

Com habíe tratat en flares y monges y los coneixíe mol be, díe que an aquells los faltabe un voto, y an estes nels sobraben dos. 

Pero no explicabe mes, y no sabem quins votos eren eixos.

Per tres coses (díe) donaría yo la vida: per la religió que professo, per ma mare y per lo meu poble. Li van preguntá una vegada que acababe de di aixó, si la donaríe per lo Rey; y va contestá que no enteníe la pregunta.

Solíe di que en general la primera nessessidat de les dones es parlá; la segona murmurá de atres, y la tersera, sé adulades.

La perea als jovens, la desautoridat als agüelos, la vanidat a les fees, y casá a un home baixotet en una dona alta, díe que són cuatre pecats iguals, contra natura.

Recomanán la frugalidat solíe di: carn una vegada al día, y eixa a 

l'olla o rostida. Y condenán la tacañería als plats: lo milló dols es la mel, lo milló coc, lo bon pa, lo milló licor, lo bon vi, y lo milló guiso, lo mes curtet y simple.

Díe que ñabíe cuatre coses que lo ficaben a pun de alferessía: taula menuda, llit curt, mula pesada, y navalla sense esmolá.

Cuatre que li omplíen l'alma de rissa: una agüela en flos, un home gurrumino, un predicadó de mal ejemple, y un flare o retó fenli la roda a una dama.

Y cuatre que li féen portá la má a la espasa:

engañá a un sego, feli la burla a un agüelo, un home peganli a una dona, y un fill maltratán a son pare o a sa mare.

Están a Sevilla li van brindá si volíe aná a vore a una poetisa que componíe sonetos, églogues de pastós y atres poemes; y va contestá que sí, pero que li habíen de di en tems lo día y la hora perque volíe preparás.

- ¿Quína preparamenta nessessitéu?, li van preguntá, y va di:

purgám y llimpiá be la pancha, y después péndrem un elixir que sé fé yo en gitam, mol espessial contra los vomits y la fluixera de ventre.

Entre les sentensies dels antics la que mes li agradáe ere aquella de Virgilio: Felix qui potuit rerum cognoscere causes. "dichós, felís, lo que alcanse a coneixe les causes de les coses»; aixó es, a la naturalesa.

Y de ell la sentensia mes sélebre es esta: que lo mol resá a ningú ha fet san, ni lo mol lligí sabut (només cal vore a Moncho), ni lo mol minjá ressio y fort.

Moltes atres dites y sentensies se li atribuíxen; pero o són mol vulgás, o sels vol doná autoridat en lo seu nom. Y així mateix se conten de ell diferens fets que de cap manera corresponen al consepte que lo seu gran talento y máxima prudensia mereixen.

Yo estic convensut de que així los dits com los fets que corren com si foren seus y són tan indignes de la seua discressió y sabiduría, perteneixen al fals o apócrifo Pedro Saputo, a qui los de Almudévar van fotre fora a gorrades y en raó del seu poble, tan malparat lo malparit, y que, com ham dit, ere un acsiomo, un dropo, gat, torpe, indessén, (algo paregut a Mario Sasot Escuer, lo de la revista de la franja del meu cul.)

Mario Sasot Escuer, capsot, franchista, la franja del meu cul

Lo fill de la pubilla va sé mol sobrio, mol fi, mol amable, persona de mol respecte, y tan gran en tot com se ha vist an esta verdadera historia de la seua vida.


Original en castellano:

Capítulo XIV.

Máximas y sentencias de Pedro Saputo.

Solía decir que más quería enemigos agudos que amigos tontos.

- Decía que hablando en general todos los hombres son buenos y todos malos, porque no les debemos pedir lo que no pueden dar, ni querer que obren como no les conviene aunque tal vez entiendan mal esta conveniencia. Y en cuanto a la justicia, que o no la conocen en los casos que obran mal, o que no saben lo que vale.

- Preguntáronle una vez, qué hombres eran los más perjudiciales, y respondió que los envidiosos. Admiráronse de esta respuesta, y quisieron saber lo que sentía de los ladrones, matadores y otros; y dijo, que de éstos mucha parte eran también envidiosos y por envidia comenzaban a ser malos; que otros son unos miserables, ignorantes, rudos y mal encaminados por otros como ellos, o perdidos por la mala educación en su niñez y mocedad; pero que al fin de todos ellos tarde o temprano se hace justicia. Mas que el envidioso es un verdadero malsín, el traidor por naturaleza, el animal propiamente dañino, contra el cual no hay castigo en las leyes ni en las costumbres, para el daño que causa en general y en particular, que es más que el que nos viene de todas las demás clases juntas de hombres perversos y malvados. Que la envidia ha causado más trastornos en el mundo que la codicia y la ambición juntas si no es que la ambición sea un nombre dorado de la envidia. Pero que sin embargo podían alguna vez, y de particular a particular, producir un bien parecido al de las indigestiones y cólicos en el cuerpo humano, que si no son frecuentes ni muy graves, hacen al hombre templado y sobrio.

- También decía muchas veces que la codicia no había levantado ninguna casa; y sí muchas el orden y la economía.

- Decía que los mayores enemigos del bien del hombre suelen ser la vanidad y la pereza. La vanidad porque gasta más de lo que puede y se arruina o dice más de lo que debe y cae en grandes inconvenientes; y la pereza, porque va detrás de las estaciones en el tiempo, de la sazón en los negocios, de los hechos en los acontecimientos, dejándoselo venir todo encima, hasta que se le cae la casa y acaba en sus ruinas, o huye espantada y no encuentra donde meterse, pobre, falta de consejo y aborrecida.

- Decía que la necedad es mal incurable y piedra en que siempre se tropieza; y que los tres mayores trabajos que puede pasar un hombre son vivir con necios, tratar con embusteros y viajar con un cobarde.

- El influjo de la imprenta y la aplicación de cada uno guiada y excitada por los sabios, decía que harían hombre al mundo, porque hasta ahora (en su tiempo) aún no ha salido de niño.

- Creía que los hombres nunca habían sido mejores, sino que en algunos tiempos tuvieron menos leyes y menos sociedad, y así menos juicio y censura de sus acciones; pero que la sociedad había estado mejor constituida, aunque no bien del todo.

- Según él, los hombres de su tiempo no entendían el comercio, la agricultura, las artes, ni las ciencias, porque le parecía que no veía sino torpeza, casualidad, charlatanismo y miseria.

- Cuando se supo su resolución de casarse le preguntaron, cómo siendo tan sabio caía en esta vulgaridad. Y respondió: no es vulgaridad casarse, porque es seguir la naturaleza, sino casar mal por interés o por mera y sola razón de nombre, y quejarse después, o condenar el matrimonio y hablar mal de las mujeres.

- Antes de conocer a su padre decía que daba gracias a Dios porque no se lo había dejado conocer, pues había visto muchos niños de quien no le pesaría ser padre, y pocos hombres de quien quisiera ser hijo. Mas cuando encontró a su padre, lloró de pena de no haberle conocido desde la cuna. Y acerca de su apellido respondió a don Vicente, el hermano de Morfina que le preguntó si estaba muy vano de él: ya me parecía a mí que no podía escapar de un López, de un Pérez, de un Martínez, Jiménez, Sánchez, o Fernández, porque estos linajes son como los gorriones que en todo poblado se encuentran.

- Como había tratado con frailes y monjas y los conocía muy bien, decía que a aquéllos les faltaba un voto, y a éstas les sobraban dos. Pero no explicaba más, y no sabemos qué votos eran éstos.

- Por tres cosas (decía) daría yo la vida: por la religión que profeso, por mi madre y por mi pueblo. Preguntáronle una vez que acababa de decir esto, si la daría por el rey; y respondió que no entendía la pregunta.

- Solía decir que en general la primera necesidad de las mujeres es hablar; la segunda murmurar de otras, y la tercera, ser aduladas.

- La pereza en los jóvenes, la desautoridad en los viejos, la vanidad en las feas, y casar hombre pequeño con mujer alta, decía que son cuatro pecados iguales contra natura.

- Recomendando la frugalidad solía decir: carne una vez al día, y ésa en la olla o asada. Y condenando la prolijidad en los platos: el mejor dulce es la miel, el mejor bizcocho, el buen pan, el mejor licor, el buen vino, y el mejor guiso, el más corto y simple.

- Decía que había cuatro cosas que le ponían a punto de alferecía: mesa pequeña, cama corta, mula pesada, y navaja sin filo. Cuatro que le regaban el alma de risa: una vieja con flores, un marido gurrumino, un predicador de mal ejemplo, y un fraile o clérigo haciendo la rueda a una dama. Y cuatro que le hacían llevar la mano a la espada: engañar a un ciego, burlarse de un viejo, un hombre pegando a una mujer, y un hijo maltratando a su padre o a su madre.

- Estando en Sevilla le brindaron si quería ir a ver una poetisa que componía sonetos, églogas de pastores y otras poesías; y respondió que sí, pero que le habían de decir con tiempo el día y la hora porque quería prepararse. 

- ¿Qué preparación necesitáis?, le preguntaron, y dijo, purgarme y limpiar bien el estómago, y luego tomar un elixir que sé yo hacer muy especial contra las náuseas y la flojedad del vientre.

- Entre las sentencias de los antiguos la que más le gustaba era aquella de Virgilio, Felix qui potuit rerum cognoscere causas. «Dichoso el que alcanza a conocer las causas de las cosas»; esto es, a la naturaleza.

- Y de él la sentencia que más se celebra es ésta: que el mucho rezar a nadie ha hecho santo, ni el mucho leer sabio, ni el mucho comer robusto y fuerte.

Muchos otros dichos y sentencias se le atribuyen; pero o son muy vulgares, o se les quiere dar autoridad con su nombre. Y asimismo se refieren de él varios hechos que de ningún modo corresponden al concepto que su gran talento y suma prudencia le ha merecido. Yo me persuado que así los dichos como los hechos que corren como los suyos y son tan indignos de su discreción y sabiduría, pertenecen al falso Pedro Saputo, a quien los de Almudévar echaron con razón de su pueblo tan malparado, y que, como hemos dicho, era un mentecato, un vago y un borracho torpe e indecente. El hijo de la Pupila fue muy sobrio, muy fino, muy amable, persona de mucho respeto, y tan grande en todo como se ha visto en esta verdadera historia de su vida.

4. 11. Elecsió de dona. Viache del pare y lo fill a Saragossa.

Capítul XI.

Elecsió de dona. Viache del pare y lo fill a Saragossa.

Día per día, poble per poble y donsella per donsella, li va contá ell llargamen la historia de la seua expedissió, donán mérit hasta als fets mes sensills. Resumín, después de lo mes particulá que ya se ha referit, an estes observassions generals: que habíe trobat a les mosses bastán ben enteses, pero sense cap instrucsió, ya que está mol errada o del tot abandonada la educassió, fenla consistí massa en exterioridats casi de hipocressía y en práctiques religioses y devossions que no ixen del cor ni penetren an ell, ni tenen mes arraíls que la imitassió, ni mes autoridat que lo que manen los pares y la forsa del ejemple desde que són chiquetes, pero vanes generalmen, sense suc y incapases de doná cap fruit de verdadera, sólida y entesa virtut. Lo que mes li habíe agradat: del Semontano, lo epicureísmo; de Graus, la formalidat; de Benabarre, la sensillés; de Tamarite, la caridat; de Monzón, la cortesanía, y de Fonz y Estadilla, la amenidat. Li van advertí que se olvidáe de Barbastro, y va contestá que de Barbastro li agradáe mol la aussensia.

Y los va contá lo cas de la pintura del Puch, del que sen van enriure tots, espessialmen don Alfonso, perque coneixíe an alguns dels sujetos.

- Sé empero, fill, que ñan sagales mol garrides (no garrudes ni garrules) y menos mal criades que a datres puestos.

Pero arribats al pun de triá novia, se va reduí la competensia a les tres consabudes, callán Pedro Saputo pera sentí mes libres los vots, lo que teníe tratat y adelantat en Morfina, y dién sol que contaren en ella, pos la seua repugnansia al matrimoni no habíe sigut lo que se creíe.

Una Rosa sen va aná y va dixá unes rosetes, "cúidameles, Ramonet, al jardinet de Queretes."

Rosa, la amable Rosa, aquella pensadora, inossenta y enamorada Rosa, va tindre tres vots, lo de la mare, lo de don Jaime y lo de Paulina. Los va di Pedro Saputo que teníen raó perque ere una sagala mol pressiosa; pero que li ere impossible mirala mes que com a germana; per mes que se habíe esforsat a doná al seu afecte lo temple del amor, may la podríe abrassá com amán ni com home, perque no li exitaríe mes que la correspondensia de un puro germá. Van sedí a tan just reparo, encara que sa mare en gran sentimén, desconsolanse de un modo que en prou penes la van pugué fé assistí a la consulta.

Eulalia va tindre los vots de tots menos lo del pare, que va di:

- Mol me agrade, mol vull a Eulalia, y mol val; pero aon estigue la perla, lo diamán de Morfina, que callon totes les donselles del món; ya que mos dius que has vensut la seua repugnansia. 

Entonses va pendre la paraula Pedro Saputo y va di:

"No hay vensut la repugnansia de Morfina al matrimoni, perque no la teníe; no, siñó pare, no la ha tingut may, y es éste un dels secrets de la meua vida, que se revele ara.

Desde chiqueta, o desde lo primé sentit y coneiximén de estos afectes, ha vullgut Morfina a un home, y ni abans ni después ha pogut voldre a datre; de modo que si en ell no haguere donat, potsé no sen trobare al món cap atre capás de arribá al seu cor.

Y eixe home soc yo.

Al passá per allí de estudián se va enamorá de mí y yo de ella; y se va enamorá perque la vach mirá y li vach parlá en intensió forta y atinada de penetrala de amor, y no va pugué resistís, ajudanme an este empeño la semellansa de sensibilidat que ña als dos, lo seu gust delicat; y lo raríssim y sublime entenimén de que va naixe dotada. Se va confirmá después este amor en dos visites mes que li vach fé, la una en los estudians a la volta o gira, l'atra, después de separám de ells, habén fet posada a casa seua, per rogs de son pare la primera, y de son germá la segona vegada. Pero en lo tems vach advertí que había cometut una imprudensia, pos lo meu naiximén no permitíe tan altes mires. Be va sabé quí era yo la radera vegada, adivinanu per unes paraules que son pare va di en alabansa meua, y lay vach confessá sense engañ; be me va jurá y probá que lo seu amor per aixó no dixáe de sé lo mateix y que seguíe están mes segura encara y enamorada; en tot no habíe tornat a vórela desde entonses, dixanla en libertat de un modo indirecte, y com obliganla a olvidám si puguere, o a pensá en lo que mes li convendríe. 

Va sé ella pera mí lo primé amor, perque hasta an aquell pun había sigut mol chiquet y puros jocs de sagalet los meus entretenimens en atres; y yo per an ella lo primé tamé, y ademés lo únic possible, com se ha vist. Yo, mentrestán, no me hay obligat a cap atra. Perque de Rosa ya te hay dit lo que ña; y Eulalia, que si no me haguera prendat de Morfina y obligat an ella, seríe la meua tría entre totes les donselles que conec, may me ha insinuat res de casamén ni ha demostrat extrañá que yo no li insinuara res an ella. Potsé u ha donat per cosa plana, pos ha dit algunes vegades que me preferíe a tots los prinseps del món juns; pero aixó no es una verdadera obligassió positiva pera mí; ni micha promesa ni asseptassió entre natros: mos unix la finura; gran, sí, mol; pero res mes que finura; així com ella me deu a mí datres que si no equivalen an eixa, al menos són de bastán momén pera que may me puguere di desconegut o ingrat. De chiquet vach jugá en ella; y cuan vach torná home al poble, ya era de un atra, y a la seua amistat y trate no hay olvidat esta sircunstansia.

Prop de set añs hay dixat passá sense visitá ni escriure a Morfina, sense fela entendre de cap modo que pensaba en ella, donán puesto al que hay dit; y se ha mantingut constán, fiel, amán sempre y la mateixa que cuan mos vam declará la primera vegada. Encara ha acreditat de un atre modo que lo seu amor es lo mes assendrat y fi y que cap al cor humano. En este tems ha tingut mols pretendens, entre ells alguns mayorazgos de cases de tituls, mossos ben plantats, adornats de aventajades parts, y mol estimats, y pera tots ha sigut insensible, habense format y cundit al món la opinió que no habíe naixcut en sensibilidat a propósit per al matrimoni, y que no ñabíe an ella inclinassió natural als homens. Tot aixó ¿qué vol di? ¿En quin cas y obligassió me fique, sense la que miche entre los dos fa tans añs? No sé yo quí u declare; a vosté, pare, a vosté siñora mare, a tots dixo la ressolusió. Sol demano que se tinguen per sertes les raons que hay ficat y los motius que hay manifestat, així respecte de ella, com de Eulalia y Rosa, que són les tres a qui está la competensia.

Va pará de parlá Pedro Saputo, y ningú preníe la paraula.

Va parlá al remat don Alfonso y va di:

- Morfina Estada es la donsella mes hermosa y discreta que hay conegut. Y habén yo cregut que absolutamen no volíe casás, com u va creure tamé son pare pandescanse, en qui vach parlá de ella algunes vegades, mos trobem ara en que ere lo teu amor lo que la fáe pareixe desdeñosa y fura, o mes be desamorada.

Mol apressiades són, cada una per lo seu, Rosa y Eulalia; consevol de elles te mereix, y la voría en gust de nora a la familia; pero después de lo que acabes de dimos, ya no tenim que pensá en elles, potsé se podríe repará en que Morfina té dos añs o una mica mes que tú, cuan fore milló que ne tingueres tú dotse mes que ella; yo no fico cap reparo.

- Ni yo, va di Pedro Saputo; perque la virtut may se fa vella y la discressió sempre té flo.

- Pos a la faena, va di lo pare; demá pronte monto a caball y men vach a vore a Morfina y a la seua bona mare, y tú, Pedro, si te pareix, perque lo teu juissi es lo sol que an aixó ha de regít, podríes aná a Almudévar a satisfé an aquelles dos amabilíssimes joves del modo que lo teu talento y lo teu discurs te sugerixque; perque Rosa no pot dissimulá lo seu amor, que al meu pareixe té poc de germana y mol de amán; y si ademés de aixó la han confiat, ya veus que seríe un cop de mort per an ella, sobre quedá mal en sa mare, que es tamé mare teua. Y a Eulalia ¿qué no li deus? ¿Qué no se mereix?

Yo vech que lo empeño es fort: pero, cumplix, fill meu, cumplix al teu honor y reputassió, has de doná este pas que exigix la humanidat al amor de aquelles dos amables donselles.

- Aniré, pos, a Almudévar, va di Pedro Saputo; les voré, les parlaré; y encara que les dones an estos casos tenen la raó al cor y no admiren reflexions, en tot no desconfío de dixales si no contentes, perque es impossible, al menos no desesperades ni enemigues meues. Ixiré demá mateix, mon anirem los dos a un tems.

En efecte, van eixí los dos en son demá, lo pare a vore a Morfina y tratá del casamén en la deguda formalidat, y lo fill a fé a les infelises de Almudévar la declarassió acordada, que va sé lo trance mes ressio al que se va vore en tota la seua vida. La mare va quedá pensán en la seua Rosa, que li pareixíe la mes grassiosa y amable de totes les donselles naixcudes de dona, y pressindíe de lo que díe son fill.

Dos díes fée que estáe Pedro Saputo a Almudévar, no habén insinuat encara res a les sagales, tot se habíe reduít a festa y jubileu entre ells, cuan va ressibí un plec del virrey aon li díe que se serviguere aná a Saragossa, pos teníe que comunicali una lletra de S. M.

Va acusá lo ressibo al virrey, li va di que anáe a empendre lo camí, y va volá.

Va arribá, y al vórel vindre tan pronte se va admirá y li va preguntá qué ñabíe.

A Morfina, veén la admirassió de don Alfonso, perque ya sabíe que estáe a Almudévar, encara que no va di res, li va doná un salt al cor, y sol se va assossegá veénlo sonriure sense cap siñal sospechosa. Los va amostrá lo plec, y va di son pare:

- Hi anirem juns; pero cuan va pugué parlali libremen a Pedro Saputo, li va di: me ha trastornat ixa notissia. ¡Yo que después de tans añs de esperá y no esperá, y de patí continuamen me creía ya al día de la meua felissidat y gloria!

- Se haurá de diferí o postposá per uns díes, va di Pedro Saputo; ara veus cóm es la sort la que done y trau los gochos de la vida, la que done llum y sombra, la tristesa y la alegría, en los nostres calculs y contra nells, en los nostres dessichos y en la seua contra.

¿Puc yo dixá de obeí al meu Rey? ¿Puc dixá de aná y presentám inmediatamen a Saragossa? Pos causes tan contraries com esta y de mes eficassia encara, per lo que ara se pot jusgá, te han privat de tindre noves de mí estos añs, y a mí de seguí lo meu dessich de donáteles y visitát. No ploros...

- No puc dixá de plorá, va contestá ella, y mes ara que puc plorá y sentí en libertat, y di per qué y per quí ploro. ¡Amán meu! ¡Home meu! ¡gloria meua! No acababe la infelís de lamentá la seua desgrassia, y dabán de tots ploráe y díe que no habíe ressibit lo seu cor cap cop tan fort en la seua vida. Pero no va ñabé arbitri pera detíndrel; pare y fill se van despedí, y ella se va tancá al seu cuarto a afligís y fartás de dili cruel y malissiosa a la sort, barruntán oscuramen allá al sego sentimén desgrassies que no sabíe quines siríen, ni cóm ni per aón habíen de vindre, pero que li anunsiabe lo cor com infalibles.

Pedro Saputo y son pare van aná al seu poble y sense pará se van ficá al camí de Saragossa. Se va presentá primé al virrey Pedro Saputo sol y li va enseñá aquell una carta de S. M. a la que li díe que averiguare aón se trobáe Pedro Saputo y li diguere que lo nessessitáe y dessichabe vórel; y va afegí:

- Espero que no tos faréu esperá a Palau.

- No, va contestá Pedro Saputo; pero primé vindré a vóretos en mon pare, que fa poc tems que 'l vach trobá y vach sé reconegut per nell. Hi van aná los dos en efecte, van minjá en lo virrey, y li van contá la seua historia, folgán mol S. Y. de sentila. Se va aturá a Saragossa uns díes, y se van separá, partín la un cap a la Cort, y l’atre cap a la seua aldea.

Se va aturá a Saragossa uns díes, y se van separá, partín la un cap a la Cort, y l’atre cap a la seua aldea.


Original en castellá:

Capítulo XI.

Elección de esposa. Viaje del padre y el hijo a Zaragoza.

Día por día, pueblo por pueblo y doncella por doncella, le contó él largamente la historia de su expedición, dando mérito con el gracejo en que la retintaba, aun a los hechos más sencillos. Resumiéndose en fin, después de lo más particular que ya se ha referido, en estas observaciones generales: que había encontrado en las muchachas bastantes buenos entendimientos, ninguna instrucción, aun la que está bien a las mujeres y muy errada o del todo abandonada la educación, haciéndola consistir demasiado en exterioridades casi de hipocresía y en prácticas religiosas y devociones que no salen del corazón ni penetran en él, ni tienen más raíces que la imitación, ni más autoridad que el mandato de los padres y la fuerza del ejemplo desde la niñez, pero vanas generalmente, sin jugo ninguno e incapaces de dar el menor fruto de verdadera, sólida y entendida virtud. Que en lo demás le había gustado: del Semontano, el epicureísmo; de Graus, la formalidad; de Benabarre, la sencillez; de Tamarite, la ligereza; de Monzón, la cortesanía, y de Fontz y Estadilla, la amenidad. Advirtiéronle que se olvidaba de Barbastro, y contestó que de Barbastro le gustaba mucho la ausencia. Y les contó el caso de la pintura del Pueyo, de que se rieron todos, especialmente don Alfonso, porque conocía a algunos de los sujetos. - Sé empero, hijo, que hay muchachas muy garridas y menos mal criadas que en otras partes.

Mas llegados al punto de elegir novia, se redujo la competencia a las tres consabidas, callando Pedro Saputo para oír más libres los votos, lo que tenía tratado y adelantado con Morfina, y diciendo solamente que contasen con ella, pues su repugnancia al matrimonio no había sido lo que se creía.

Rosa, la amable Rosa, aquella pensadora, inocente y enamorada Rosa, tuvo tres votos, el de la madre, el de don Jaime y el de Paulina. Díjoles Pedro Saputo que tenían razón porque era muchacha preciosísima; pero que le era imposible mirarla sino como hermana; por más que se había esforzado en dar a su afecto el temple del amor que jamás la podría abrazar como amante ni como esposo, porque no le excitaría sino la correspondencia de un puro hermano. Cedieron a tan justo reparo, aunque su madre con gran sentimiento, desconsolándose de un modo que con dificultad la pudieron hacer asistir a la consulta.

Eulalia tuvo los votos de todos menos el del padre, que dijo: - Mucho me gusta, mucho quiero a Eulalia, y mucho vale; pero donde está la perla, el diamante de Morfina, callen todas las doncellas del mundo; puesto que nos dices que has vencido su repugnancia. Entonces tomó la palabra Pedro Saputo y dijo: «No he vencido la repugnancia de Morfina al matrimonio, porque no la tenía; no, señor padre, no la ha tenido nunca, y es éste uno de los secretos de mi vida, que se revela agora. Desde niña, o desde el primer sentido y conocimiento de estos afectos, ha querido Morfina a un hombre, y ni antes ni después ha podido querer a otro; de modo que si con él no hubiese dado, quizá no le encontrara en el mundo capaz de llegar a su corazón. Y ese hombre soy yo.

»Al pasar por allí de estudiante se enamoró de mí e yo de ella; y se enamoró porque la miré y hablé con intención fuerte y atinada de penetralla de amor, y no pudo resistir, auxiliándome en este empeño la semejanza de sensibilidad que hay en los dos, su gusto delicado; y el rarísimo y sublime entendimiento de que nació dotada. Confirmóse luego este amor con dos visitas más que le hice, la una con los estudiantes a la vuelta, la otra, después que me separé de ellos, habiendo posado en su casa, a ruegos de su padre la primera, y de su hermano la segunda. Mas con el tiempo advertí que había cometido una imprudencia, pues mi nacimiento no permitía tan altas miras. Bien supo quién yo era la última vez, adivinándolo por unas palabras que su padre dijo en alabanza mía, y se lo confesé y dije sin engaño; bien me juró y probó que su amor por eso no dejaba de ser el mismo y que antes bien le abrazaba y seguía más resuelta aún y enamorada; con todo no había vuelto a vella desde entonces, dejándola en libertad de un modo indirecto, y como obligándola a olvidarme si pudiera, o a pensar en lo que más le convendría. Fue ella para mí el primer amor, porque hasta aquel punto había sido muy niño y puros juegos de niño mis entretenimientos con otras; e yo para ella primero también, y a más el único posible, como se ha visto. Yo, entretanto, no me he obligado a ninguna otra. Porque de Rosa ya te he dicho lo que hay; y Eulalia, que a no haberme prendado de Morfina y obligado con ella, sería mi escogida entre todas las doncellas que conozco, nunca me ha insinuado nada de casamiento ni ha demostrado extrañar que yo no le insinuase a ella. Quizá lo ha dado por cosa llana, pues ha dicho algunas veces que me prefería a todos los príncipes del mundo juntos; pero esto no es una verdadera obligación positiva para mí; no media promesa ni aceptación entre nosotros: es una fineza; grande sí, mucho; pero no más que fineza; así como ella me debe a mí otras que si no equivalen a ésa, al menos son de bastante momento para que nunca me pudiese llamar desconocido o ingrato. De niño jugué con ella; y cuando volví hombre al lugar, ya (yo) era de otra, y en su amistad y trato no he olvidado esta circunstancia.

»Cerca de siete años he dejado pasar sin visitar ni escribir a Morfina, sin hacerle entender de ningún modo que pensaba en ella, dando lugar a lo que he dicho; y se ha mantenido constante, fiel, amante siempre y la misma que cuando nos declaramos la primera vez. Todavía ha acreditado de otro modo que su amor es el más acendrado y fino y que cabe en corazón humano. En este tiempo ha tenido muchos pretendientes, entre ellos algunos mayorazgos de casas de títulos, mozos apuestos, adornados de aventajadas partes, y muy estimados, y para todos ha sido insensible, habiéndose formado y cundido en el mundo la opinión que no había nacido con sensibilidad a propósito para el matrimonio, y que no había en ella inclinación natural a los hombres. Todo esto ¿qué quiere decir? ¿En qué caso y obligación me pone, sin la que media entre los dos hace tantos años? No sé yo quién lo declare; a vos, padre, a vos señora madre, a todos dejo la resolución. Sólo pido se tengan por ciertas las razones que he puesto y los motivos que he manifestado, así respecto de ella, como de Eulalia y Rosa, que son las tres en quien está la competencia.»

Cesó de hablar Pedro Saputo, y nadie tomaba la palabra. Habló al fin don Alfonso y dijo: - Morfina Estada es la doncella más hermosa y discreta que he conocido. Y habiendo yo creído que absolutamente no quería casarse, como lo creyó también su difunto padre, con quien hablé de ella algunas veces, nos encontramos agora con que era tu amor lo que la hacía parecer desdeñosa y esquiva, o más bien desamorada. Apreciabilísimas son, cada una por su término, Rosa y Eulalia; cualquiera de ellas te merece, y la vería con gusto de nuera en la familia; pero después de lo que acabas de decirnos, ya no debemos pensar en ellas, quizá, salvo todo, se podría reparar en que Morfina tiene dos años o cerca más que tú, cuando fuera mejor que tuvieses tú, doce más que ella; yo no reparo. - Ni yo, dijo Pedro Saputo; porque la virtud nunca envejece y la discreción siempre tiene flor.

- Pues a la ejecución, dijo el padre; mañana pronto monto a caballo y me voy a ver a Morfina y su buena madre, y tú, Pedro, si te parece, porque tu juicio es el solo que en esto ha de regirte, podrías ir a Almudévar a satisfacer a aquellas dos amabilísimas jóvenes del modo que tu talento y tu discurso te sugiera; porque Rosa no puede disimular su amor, que a mi parecer tiene poco de hermana y mucho de amante; y si a más de eso la han confiado, ya ves que sería un golpe de muerte para ella, sobre quedar mal con su madre, que es también madre tuya. Y a Eulalia ¿qué no le debes? ¿Qué no merece? Yo veo que el empeño es arduo: pero, cumple, hijo mío, cumple a tu honor, cuanto más a tu reputación, dar este paso que exige la humanidad en el amor de aquellas dos amables doncellas. - Iré, pues, a Almudévar, dijo Pedro Saputo; las veré, les hablaré; y aunque las mujeres en estos casos tienen la razón en el corazón y no admiren reflexiones, con todo no desconfío de dejallas si no contentas, porque es imposible, no al menos desesperadas ni enemigas mías. Y saldré mañana mismo, yéndonos los dos a un tiempo.

Con efecto, salieron los dos al día siguiente, el padre a ver a Morfina y tratar del casamiento con la debida formalidad, y el hijo a hacer a las infelices de Almudévar la declaración acordada, que fue el trance más recio en que se vio puesto en su vida. La madre quedó pensando en su Rosa, la cual le parecía la más graciosa y amable de todas las doncellas nacidas de mujer, y prescindía de lo que decía su hijo.

Dos días hacía que estaba Pedro Saputo en Almudévar no habiendo insinuado aún nada a las muchachas, sino que todo se había reducido a fiesta y alegría entre ellos, cuando recibió un pliego del virrey en que le decía se sirviese pasar a Zaragoza, pues tenía que comunicarle una letra de S. M. Acusó el recibo al virrey, le dijo que iba a ponerse en camino, y voló a verse con su padre. Llegó, y al verle venir tan pronto se admiró y le preguntó qué había. A Morfina, viendo la admiración de don Alfonso, porque ya sabía que estaba en Almudévar, aunque no el objeto, le dio un vuelco el corazón, y sólo se sosegó viéndole sonreír sin señal alguna sospechosa. Mostróles el pliego, y dijo su padre: - Iremos juntos; mas cuando pudo hablar libremente a Pedro Saputo, le dijo: me ha trastornado esa noticia. ¡Yo que después de tantos años de esperar y no esperar, y de padecer continuamente me creía ya en el día de mi felicidad y de gloria! - Se habrá de diferir por unos días, dijo Pedro Saputo; ya ahora ves cómo es la suerte la que da y quita los gozos de la vida, la que da luz y la sombra, la tristeza y la alegría, con nuestros cálculos y contra ellos, con nuestros deseos y contra ellos. ¿Puedo yo dejar de obedecer a mi rey? ¿Puedo dejar de ir y presentarme inmediatamente en Zaragoza? Pues causas tan contrarias como ésta y de más eficacia aún, por lo que ahora se puede juzgar, te han privado de tener nuevas de mí estos años, y a mí de seguir mi deseo de dártelas y visitarte. No llores... - No puedo dejar de llorar, respondió ella, y más ahora que puedo llorar y sentir con libertad, y decir por qué y por quién lloro. ¡Amante mío! ¡Esposo mío! ¡Gloria mía! No acababa la infeliz de lamentar su desgracia, y delante de todos lloraba y decía que no había recibido su corazón golpe tan recio en su vida. Pero no hubo arbitrio para detenerle; padre e hijo se despidieron, y ella se encerró en su cuarto a afligirse y hartarse de llamar cruel y maliciosa a la suerte, barruntando oscuramente allá en el ciego sentimiento desgracias que no sabía cuáles serían, ni cómo ni por dónde habían de venir, pero que le anunciaba el corazón como infalibles.

Pedro Saputo y su padre fueron a su pueblo y sin parar se pusieron en camino para Zaragoza. Presentóse primero al virrey Pedro Saputo solo y le enseñó aquél una carta de S. M. en que le decía que averiguase dónde se hallaba Pedro Saputo y le dijese que le necesitaba y deseaba ver; y añadió: - Espero que no os haréis desear en Palacio. - No, respondió Pedro Saputo; pero vendré a veros con mi padre, que hace poco tiempo le he encontrado y fui de él reconocido. Fueron los dos con efecto, comieron con el virrey, y le contaron brevemente su historia, holgando mucho S. E. de oírla. Detuviéronse en Zaragoza unos días, y se separaron al fin, partiendo el uno para la corte, y el otro para su aldea.