Mostrando las entradas para la consulta texte ordenadas por fecha. Ordenar por relevancia Mostrar todas las entradas
Mostrando las entradas para la consulta texte ordenadas por fecha. Ordenar por relevancia Mostrar todas las entradas

miércoles, 26 de agosto de 2026

Vaudes, Baudes (Vaud, Suiza)

Vaudes, Baudes, s. m., vaudois, sorte d'hérétique.
An de plaitz cort establida,
Et es Vaudes qui 'ls ne desvia.
P. Cardinal: Ab votz d' angel.
Ont de plaids cour établie, et est vaudois qui les en détourne.
Ja no fora crezens heretje ni baudes,
Si agues bon pastor que lur contradisses.
Izarn: Diguas me tu.
Jamais croyant ne serait hérétique ni vaudois, s'il avait bon pasteur qui leur contredit.
(ESP. Chap. Valdense, valdenses, del Vaud, Suiza.)

Valdense, valdenses, Pedro Valdo


Poésies des Vaudois.

Si l' on rejetait l' opinion de l' existence d' une langue romane primitive, c' est-à-dire d' un idiôme intermédiaire qui, par la décomposition de la langue des Romains, et l' établissement d' un nouveau système grammatical, a fourni le type commun d' après lequel se sont successivement modifiés les divers idiômes de l' Europe latine, il serait difficile d' expliquer comment, dans les vallées du Piémont, un peuple séparé des autres par ses opinions religieuses, par ses mœurs, et sur-tout par sa pauvreté, a parlé la langue romane à une époque très ancienne et s' en est servi pour conserver et transmettre la tradition de ses dogmes religieux; circonstance qui atteste la haute antiquité de cet idiôme dans le pays que ce peuple habitait.
Le poëme de La nobla leyczon (: Leyçon) porte la date de l' an 1100. (1)
La secte religieuse des Vaudois est donc beaucoup plus ancienne qu' on ne l' a cru généralement.
Bossuet a dit de leur doctrine: “Lorsqu' ils se sont séparés, ils n' avaient que très peu de dogmes contraires aux nôtres, ou peut-être point du tout.”
(1) Ben ha MIL E CENT ancz compli entierament
Que fo scripta l' ora car sen al derier temps. (a:
Bien a mille et cent ans accomplis entièrement
Que fut écrite l' heure que nous sommes au dernier temps.)

Lux lucet in tenebris; Vaud, Vaudois, Vaudes, Baudes



“Conrad, abbé d' Usperg, qui a vu de près les Vaudois, a écrit que le pape Lucius (1: Lucius fut pape de 1181 à 1185.) les mit au nombre des hérétiques, à cause de quelques dogmes ou observances superstitieuses.” (2: Bossuet, Histoire des variations, liv. XI.)
Claude de Seyssel, archevêque de Turin, a déclaré que leur vie et leurs moeurs ont toujours été irréprochables parmi les hommes, et qu' ils observaient de tout leur pouvoir les commandements de Dieu.
Et Bossuet, en condamnant la Doctrine des Vaudois, a parlé de leurs mœurs en ces termes: “On me demandera peut-être ce que je crois de la vie des Vaudois, que Renier a tant vantée; j' en croirai tout ce qu' on voudra, et plus, si l' on veut; car le démon ne se soucie pas par où il tienne les hommes... Il ne faut donc pas s' étonner de la régularité apparente de leurs mœurs, puisque c' était une partie de la séduction contre laquelle nous avons été prémunis par tant d' avertissements de l' évangile.”
Quant aux livres des Vaudois, voici ce qu' en dit Bossuet:
“Au surplus, nous pourrions parler de l' âge de ces livres vaudois et des altérations qu' on y pourrait avoir faites, si on nous avait indiqué quelque bibliothèque connue où on les pût voir. Jusqu' à ce qu' on ait donné au public cette instruction nécessaire, nous ne pouvons que nous étonner de ce qu' on nous produit comme authentiques des livres qui n' ont été vus que de Perrin seul, puisque ni Aubertin, ni La Roque ne les citent que sur sa foi, sans nous dire seulement qu' il les aient jamais maniés.”
Bossuet s' exprimait ainsi en 1688, année où il publia son Histoire des variations: cependant deux ouvrages imprimés avaient indiqué les bibliothèques où se trouvaient les livres des Vaudois (1) en original.
(1) Dès 1658, Samuel Morland, dans son History of the evangelical churches of the valleys of Piemont, London, fol., avait fait imprimer le catalogue des manuscrits dont il s' était servi pour cet ouvrage, manuscrits qu' il avait déposés à la bibliothèque de l' université de Cambridge en août 1658. (a: Morland, introd.)
En 1669, Jean Léger, transcrivant, dans son Histoire générale des églises évangéliques des vallées du Piémont, Leyde, 1669 in-fol., des vers du poëme de La nobla leyczon, dit:
“Extrait d' un traité intitulé La nobla leyczon, daté de l' an 1100, qui se trouve tout entier dans un livre de parchemin, écrit à la main, en vieille lettre gothique, dont se sont trouvés deux exemplaires, l' un desquels se conserve à Cambridge, et l' autre en la bibliothèque de Genève.” (b: Léger, Hist. génér., p. 26.)
Outre ce poëme et autres qui y sont joints, la bibliothèque de Genève avait alors en dépôt divers manuscrits vaudois, ainsi que le prouve l' attestation suivante de M. Gérard, alors bibliothécaire de Genève, insérée dans l' histoire de Léger. (c: Léger, Hist. génér., p. 23.)
“Je soussigné déclare avoir reçu des mains de M. Léger, ci-devant pasteur ès vallées, i° un livre de parchemin manuscrit in-8°, contenant plusieurs traités de la doctrine des anciens Vaudois, en leur propre langue; 2° une liasse de plusieurs autres manuscrits, etc. que je conserve en la bibliothèque de cette cité, pour y avoir recours au besoin; en foi de quoi, etc., à Genève, le 10 novembre 1662, signé Gérard, pasteur du collége et bibliothécaire.”

La lecture des poésies religieuses que je publie, donnera une idée suffisante de leurs dogmes.
Quant à l' idiôme dans lequel elles sont écrites, on se convaincra que le dialecte vaudois est identiquement la langue romane; les légères modifications (1) qu' on y remarque, quand on le compare à la langue des troubadours, reçoivent des explications qui deviennent de nouvelles preuves de l' identité.

(1) Je crois convenable d' offrir le tableau des principales modifications.
Changements de voyelles.
O pour U.
Vaudois. Roman. Vaudois. Roman.
seo seu greos greus
vio viu breo breu
caitio caitiu deorian deurian
O pour A.
volrio volria
Voyelles ajoutées a la fin du mot, A, I et O.
sencza senz illi ill
aquisti aquist aiuto aiut, etc.
Suppresion de consonnes finales.
bonta bontat ma mas
verita veritat ca car, etc.
(N. E. Como ocurre en la lengua italiana, toscana, etc.)

Changement ou suppression de consonnes finales,
changement de voyelles finales dans les verbes.
Je place dans un seul tableau les modifications relatives aux verbes:
Infinitif. Vaudois. Roman.
Part. Passé. forma, salva format, salvat
compli complit
offendu, agu offendut, agut
Indicatif.
Présent.
3.e pers. Sing. po pot
1re pers. Plur. aman, sen, aven, deven amam, sem, avem, devem
2.e anna, vene annatz, venetz
3.e pon podon
Prétérit simple.
3.e pers. Sing. peche, manje pechet, manjet
Futur.
3.e pers. Sing. sere, penre, venre sera, penra, venra
1re pers. Plur. tenren, iren tenrem, irem
2.e sere, aure seretz, auretz
3.e seren, murren serem, murrem
Conditionnel.
1re pers. Plur. aurian, segrian auriam, segriam
Subjonctif.
Présent.
1re pers. Plur. faczan poisam, faczam, etc.

Il me reste à parler des manuscrits des ouvrages en dialecte vaudois.
Samuel Morland (1: Samuel Morland avait été l' envoyé de Cromwel (Cromwell) auprès du duc de Savoie.) avait déposé en 1658 à la bibliothèque de l' université de Cambridge plusieurs manuscrits dont le catalogue est au commencement de son histoire.
Ces manuscrits intéressants ne s' y trouvent plus depuis plusieurs années.
La bibliothèque de Genève possède trois manuscrits vaudois. Celui qui est coté n° 207 contient les poésies religieuses et morales; il m' a fourni les pièces qui sont imprimées de la page 73 à la page 133. (1: J' ai dû au zèle, à la sagacité et à la bienveillance de M. Favre- Bertrand de Genève une copie exacte des pièces que je publie, et quelques renseignements très détaillés et très utiles. Il me tardait d' offrir à ce littérateur distingué l' hommage public de ma juste reconnaissance.)

La nobla leyczon.

La nobla leyczon.

Ce poëme, qui est une histoire abrégée de l' ancien et du nouveau Testament, m' a paru assez important pour être inséré en entier. J' ai conféré le texte du manuscrit de Genève avec celui du manuscrit de Cambridge, publié par Samuel Morland. (2: Je suis porté à croire que le manuscrit de Cambridge avait été fait sur un exemplaire plus ancien que celui qui a servi pour la copie du manuscrit de Genève; dans le manuscrit de Cambridge on lit AU, avec, venant d' AB roman, et dans celui de Genève on lit CUM au lieu d' AU.)
La date de l' an 1100 qu' on lit dans ce poëme mérite toute confiance. Les personnes qui l' examineront avec attention jugeront que le manuscrit n' a pas été interpolé; les successeurs des anciens Vaudois, ni les dissidents de l' église romaine qui auraient voulu s' autoriser des opinions contenues dans ce poëme, n' auraient eu aucun intérêt à faire des changements; et s' ils avaient osé en faire, ces changements auraient bien moins porté sur la date du poëme que sur le fond des matières qu' il traite, pour les accommoder à leurs propres systèmes dogmatiques. Enfin le style même de l' ouvrage, la forme des vers, la concordance des deux manuscrits, le genre des variantes qu' ils présentent, tout se réunit en faveur de l' authenticité de ces poésies; M. Sennebier jugeait que le manuscrit de Genève est du XIIe siècle.

La barca.

C' est un poëme sur le Miserere et sur la brièveté de la vie; il contient trois cent trente-six vers; j' en rapporte quelques-uns.

Lo novel sermon.

Il contient quatre cent huit vers. Ceux que je publie donnent une idée du genre de ce poëme, qui est en grands vers. J' en cite des fragments considérables.

Lo novel confort.

Ce poëme est en stances de quatre vers qui riment toujours ensemble.

Lo payre eternal.

Il est en grands vers et divisé en stances de trois vers qui riment toujours ensemble.

Lo despreczi del mont.

Le poëme du mépris du monde ne contient que cent quinze vers.
Il ne se trouvait pas dans les manuscrits de Cambridge.


L' avangeli de li quatre semencz.

Cette pièce est de trois cents vers divisés en stances de quatre vers qui riment ensemble; elle ne se trouvait pas dans les manuscrits de Cambridge.
J. Léger aurait pu appliquer à tous ces divers poëmes ce qu' il dit spécialement de La nobla leyczon dans son Histoire des églises vaudoises, pag. 30: “Et ces sages Barbes ont voulu mettre en main de leurs peuples ce divin trésor en cette forme de rime ou de poésie en leur langue, pour en rendre la lecture plus agréable, et à ce que la jeunesse le pût plus facilement imprimer en sa mémoire.”
Je n' ai pas cru nécessaire de rapporter des fragments en prose des ouvrages dogmatiques des Vaudois (1); le traité de l'Ante-Christ porte la date de 1126. (1: Perrin, histoire des Vaudois, dans les ouvrages de Samuel Morland, de Jean Léger, etc.
La bibliothèque de Grenoble possède un manuscrit de la traduction du Nouveau-Testament en dialecte vaudois; la parabole de l' Enfant Prodigue, tirée de ce manuscrit, a été publiée par M. Champellion Figeac, dans ses Recherches sur les différents patois de la France.)

lunes, 13 de julio de 2026

Teisser, Teysser, Teyssher, Teissandier, Teissedre, Teisseire, Teyssedor

Teisser, Teysser, Teyssher, v., lat. texere, tisser.
Sai lo teisser et ordir.
P. Cardinal: Qui vol.
Je sais le tisser et ourdir.
L' eranha tan prim no teyh ni fila.
Folquet de Lunel: Tant fin.
L'araignée si menu ne tisse ni file.
Part. pas. Mols gonels tescuz de lan' englesa.
P. Cardinal: Ab votz.
Molle tunique tissue de laine anglaise.
Fig. Qui vol sirventes auzir
Tescut d' enueg, d' antas mesclat.
P. Cardinal: Qui vol.
Qui veut sirvente ouïr tissu d'ennui, d'opprobres mêlé.
Ha teissut varias ceremonias. Doctrine des Vaudois.
A tissu diverses cérémonies.
ANC. FR. Autre ouvraige n'y scet tissir.
Œuvres d'Alain Chartier, p. 780.
CAT. Texir. ESP. Tejir (tejer). PORT. Tecer. IT. Tessere. (chap. Teixí, cusí.)

casa el sastre; Teisser, Teysser, Teyssher, Teissandier, Teissedre, Teisseire, Teyssedor

2. Teissandier, Teissedre, Teisseire, Teyssedor, s. m., du lat. textor, tisserand.
Quatre artz so necessarias ad home..., la quarta, teissandiers.
Apres fo teissedres que fazia toalhas de peals de cabra.
Liv. de Sydrac, fol. 81.
Quatre arts sont nécessaires à l'homme..., le quatrième, tisserand.
Après il fut tisserand qui faisait nappes de poil de chèvre.
Que cascu teisseire plegue lo drap. Tit. de 1351. DOAT, t. CXLIV, fol. 219.
(chap. Que cada teixidó plego lo drap : la tela.)
Que chaque tisserand plie l'étoffe.
Li teyssedor que primieramen aparelho et ordissho los filhs, e pueysh teyssho lo drap. Leys d'amors, fol. 150.
Les tisserands qui premièrement apprêtent et ourdissent les fils, et puis tissent l'étoffe.
ANC. FR. L'oeuvre d'un tissier, à mon advis, est plus tost de faire un manteau ou une robe, que non pas de disposer ses fils à dresser ses pelons.
Amyot, trad. de Plutarque. Morales, t. III, p. 71.
CAT. Texidor. ESP. Tejedor. PORT. Tecedor. IT. Tessitore. (chap. Teixidó, teixidós, teixidora, teixidores; cusidó, cusidós, cusidora, cusidores; sastre, sastres.)

3. Teissamen, s. m., tissage, tissure. 
Sobre lo teissamen, paramen et garnimen dels drap (draps) lanis.
Tit. de 1351. DOAT, t. CXLVI, fol. 217.
Sur le tissage, apprêtage et accommodage des draps de laine.
(chap. Teiximén, teiximens.)

4. Teisseran, Teissera (Tissera), s. m., tisserand.
Si per aventura alcu ordidor dels tisseras de la vila era mai lonc.
Tit. de 1351. DOAT, t. CXLVI, fol. 118.
Si par aventure aucun ourdissoir des tisserands de la ville était plus long.
5. Tescum, s. m., trame.
Segon l' ordim et segon lo tescum que al teisseire sera baillat.
Tit. de 1351. DOAT, t. CXLVI, fol. 120.
Selon la chaîne et selon la trame qui au tisserand sera livrée.

6. Texte, Test, s. m., lat. textum, tissu, tissure, texte.
Sobre un texte entablat d' aur et d' argen
Lhi an jurat.
Roman de Gerard de Rossillon, fol. 95.
Sur un texte encastré d'or et d'argent ils lui ont juré.
Com dist lo test de san Matieu. Brev. d'amor, fol. 81.
Comme dit le texte de saint Mathieu.

7. Texura, Tezura, s. f., lat. textura, texture, tissure, toile, filet.
Cassadors contra els fan tezuras. Eluc. de las propr., fol. 162.
Chasseurs contre eux font filets. 
Co lo leos, fai Amors sa texura.
P. Espagnol: Entre.
Comme le lion, Amour fait son filet.
Rom', ab fals sembelh,
Tendetz vostra tezura.
G. Figueiras: Sirventes vuelh.
Rome, avec de faux engins, vous tendez votre filet.
- Tissu que fait l'araignée.
Aranhas,... so residens en lors tezuras. Eluc. de las propr., fol. 239.
Araignées,... sont résidentes en leurs toiles.
ANC. FR. Mais une robe il avoit sans cousture,
Du hault au bas, toute faicte à tisture. 
Foucqué, V. de J.-C., p. 480.
CAT. ESP. PORT. Textura. IT. Testura. (chap. Textura, textures.)

8. Telsar, v., tisser.
Ella medesma telset lo vestiment. Poëme sur Boèce.
(chap. Ella mateixa va teixí lo vestimén : vestit.)
Elle-même tissa le vêtement.

9. Tela, Tella, s. f., lat. tela, toile, tissu, étoffe.
Voyez Muratori, Diss. 33.
Tela es perfaita per fils. Trad. de Bède, fol. 82.
La toile est parfaite par fils.
An pres una tella ad ordir.
(chap. Han pres una tela pera urdí.)
Marcabrus: Emperaire.
Ont pris une toile à ourdir.
- Filet, nasse.
Non fassatz l' auzellador
Qu' apella e trai ab doussor
L' auzel, tro que l' a en sa tela.
Un Troubadour Anonyme: Seinor, vos que.
Ne faites pas l'oiseleur qui appelle et attire avec douceur l'oiseau, jusqu'à ce qu'il l'ait en sa toile.

La taragaña.

La preza fort petit, aytant co fai bons huels tela de aranha.
V. et Vert., fol. 65.
L'apprécie fort petitement, autant comme fait bon oeil toile d'araignée.
- Pellicule.
Cozetz la tela ab un fil
Que sia de seda sotil.
Deudes de Prades, Auz. cass.
Cousez la pellicule avec un fil qui soit de soie fine.
- Membrane.
Las telas del cervel. Eluc. de las propr., fol. 40.
(chap. Les teles del servell.)
Les toiles du cerveau.
- Cataracte, maladie des yeux.
Pasio de uelhs, dita taca o malha, tela o drapel. Eluc. de las propr., fol. 83.
Maladie d'yeux, dite tache où maille, toile ou drapeau.
ANC. FR. La tour qui estoit faite de planches de sapin et de telle de coton..., et close entour de telle tainte. 
Joinville, p. 75 et 73.
CAT. ESP. Tela. PORT. Tela, têa. IT. Tela. (chap. Tela, teles.)

10. Teleta, s. f. dim., petite toile, pellicule.
Voyez Carpentier, t. III, v° Telata, col. 969.
Uou, dins vinagre, tant si mollifica en paucs jorns qu' el test torna mol cum una teleta.
Ha una teleta en las extremitatz dels uelhs. Eluc. de las propr., fol. 228 et 39.
Oeuf, dans vinaigre, tant s'amollit en peu de jours que la coquille devient molle comme une pellicule.
A une pellicule aux extrémités des yeux.
(chap. teleta, teletes; telet, telets, com lo de la riñonada : membrana, membranes).

11. Teladura, s. f., toilure, pièce d'étoffe.
Tota la teladura en que a X flessadas, qual mais qual mens.
Cartulaire de Montpellier, fol. 111.
Toute la toilure en quoi il y a dix couvertures, quel davantage quel moins (soit plus soit moins).

12. Telier, s. m., métier du tisserand.
Que cascu teisseire plegue lo drap, quant lo teissera, sotz lo telier entorn.
Tit. de 1351. DOAT, t. CXLVI, fol. 219.
Que chaque tisserand plie l'étoffe, quand il la tissera, sous le métier autour.
CAT. Teler. (chap. Telé, telés.)

13. Toalha, s. f., nappe, serviette, essuie-main, linge.
Longa taula ab breu toalha.
Le Moine de Montaudon: Mot m' enueia.
Longue table avec courte nappe.
La mayre de Dieu pres 1 toalha que Veronica portava en sa testa.
(chap. La mare de Deu va pendre una toalla que Verónica portabe al cap. Vore la “vera iconica” per al nom de Verónica y de este momén de la passió de Cristo.)
Roman de la Prise de Jérusalem, fol. 2.
La mère de Dieu prit un linge que Véronique portait sur sa tête.
ANC. FR. Si estoit entortillée 
Hideusement d'une toaille.
Roman de la Rose, v. 151.
De touailles sont entorteillées leurs testes.
Joinville, p. 55.
CAT. Tovalla. ESP. Toalla. PORT. Toalha. IT. Tovaglia. (chap. Toalla, toalles; toalleta, toalletes; eixugamans; mantel; servilleta, servilletes.)

14. Toalhon, Toalon, Toualhon, Toalho, s. m., essuie-main, linge, torchon, serviette.
Toalons blancs e prims e mols. Roman de Jaufre, fol. 111.
Essuie-mains blancs et fins et moelleux.
Un bel toalho 
On sas mas e sa fatz
S' echuc. 
Amanieu des Escas: En aquel mes.
Un beau linge où ses mains et sa face elle s'essuie.
Eixuget los ab los toualhons. Frag. de trad. de la Passion.
(chap. Los va eixugá en los toallons.)
Les essuya avec les serviettes.
CAT. Tovalló. (chap. Toalló, toallons.)

15. Atesserar, v., tisser, enlacer, mêler.
Part. pas. Atesseratz
A plazer de las gens.
Nat ne Mons: Sitot non.
Tissu au plaisir des gens.
Fig. Sagitas afinadas
De paraulas atesseradas.
G. Riquier: Qui a sen.
Sagettes aiguës de paroles tissues.

sábado, 11 de julio de 2026

Taravel - Teda

Taravel, s. m., du lat. terebra, tarière, trépan.
Tu perforas... am taravel.
Al taravel es redonda extremitat.
Trad. d'Albucasis, fol. 50 et 59.
Tu perfores... avec trépan,
Au trépan est ronde l'extrémité.

Taravel, s. m., du lat. terebra, tarière, trépan.



Tarida, s. f., tartane.
L' estela guida,
En lo gran mar, la tarida
E totz navilis qu' en mar son.
Brev. d'amor, fol. 92.
L'étoile guide, dans la grande mer, la tartane et tous navires qui en mer sont.
ESP. Tarida.

Tarin, Tari, s. m., tarin, sorte de monnaie.
Sos auberc no li valc lo pretz de dos taris.
Vos los asaliretz ab C melia taris. 
Roman de Fierabras, v. 1776 et 4620.
Son haubert ne lui valut le prix de deux tarins.
Vous les assaillirez avec cent mille tarins.
ESP. Tarin. IT. Tari, teri.

Tarir, v., tarir.
Am pauc metre et am trop gitar,
Poiria tarir la gran mar.
Libre de Senequa.
Avec peu mettre et avec beaucoup jeter, (on) pourrait tarir la grande mer.
Tarir, atarir,... aytal cumplimens de significat non es conogutz en romans.
Leys d'amors, fol. 102.
Tarir, atarir,... pareil complément de signification n'est pas connu en roman.
Part. pas. Si las aygas no lor fossan taridas.
Las... ayguas lor eran falidas e taridas.
Chronique des Albigeois, col. 46 et 16.
Si les eaux ne leur fussent taries.
Les... eaux leur étaient faillies et taries.

2. Tarimen, s. m., tarissement, épuisement.
Pro 'n trop fons d' on hieysson malvestatz
Don ja, per sert, non penran tarimen. 
P. Cardinal: To (Tot) lo mons.
Assez j'en trouve de fontaines d'où sortent méchancetés dont jamais, pour sûr, elles ne prendront tarissement.

Tarja, Targua, s. f., targe, targue, bouclier.
Voyez Leibnitz, Coll. étym., p. 124.
Colp n' agra ieu receubutz en ma tarja.
Bertrand de Born: Non estarai.
Coup j'en aurais reçu sur ma targe.
Tal colps li det en la targua.
Roman de Gerard de Rossillon, fol. 29.
Tel coup il lui donna sur la targue.
La targua que portava lanset e mieg del prat.
Roman de Fierabras, v. 4809.
La targue qu'il portait il lança au milieu du pré.
Fig. Espiritals tarja, es ferma fes en cor. Trad. de Bède, fol. 79.
Targe spirituelle, c'est ferme foi en coeur.
ANC. FR. Rompent heaumes, et targes fendent.
Roman du Renart, t. IV, p. 164.
ESP. PORT. Tarja. IT. Targa.

2. Targar, v., targuer, enorgueillir.
Merces es cauza tan larga
Que de ben faire no s targa.
P. Cardinal: Jhesum Crist.
Merci est chose si généreuse que de bien faire elle ne se targue pas.

Tartalhar, v., trémousser, démener. 
Tot jorn contendi e m baralh,
M' escrim e m defen e m tartalh.
Bertrand de Born: Un sirventes. Var.
Toujours je conteste et me dispute, je m'escrime et me défends et me démène.
Us fols, ab son agrey,
Que s nauga e s tartalha.
Giraud de Borneil: Qui chantar.
Un fou, avec son agrément, qui se querelle et se démène.
ESP. Tartalear. IT. Tartagliare.

Tartarassa, s. f., milan, buse.
No sent plus leu carn puden,
Com clerc e prezicador
Senton ont es lo manen.
P. Cardinal: Tartarassa.
Milan ni vautour ne sent plus vite chair puante, comme clercs et prédicateurs sentent où est le riche.
PORT. Tartaranha. (ESP. Milano. chap. Milano, milanos; la milana bonica de Azarías ere una gralla o un corv.)

Azarías, Paco Rabal, duc, duque, búho real, los sans inosséns

Tartari, s. m., lat. tartarum, tartre.
Tartari, es... fetz del vi en l' estrem del tonel indurzida.
Eluc. de las propr., fol. 193.
Tartre, c'est... lie du vin dans le fond du tonneau endurcie.
ESP. (ácido tartárico; tártaro) PORT. IT. Tartaro. (chap. ássit tartáric; tártaro : solada del vi al carretell : mare del vi.)

Tartuga, Tortuga, s. f., tortue.
Voyez Denina, t. III, p. 142.
Bec de tartuga.
Marcabrus: Dirai vos.
Museau de tortue.
Tortuga,... nulh autre animant ab escata... ha vezica.
Eluc. de las propr., fol. 260.
Tortue,... nul autre animal avec écaille... n'a vessie.
CAT. ESP. Tortuga. PORT. IT. Tartaruga. (chap. Tortuga, tortugues. Sol ne hay vist una a Beseit, alguna al zoo de Barselona, y moltes a la tele.)

Tasca, Tascha, s. f., tasque, sorte de besace.
Voyez Denina, t. III, p. 81.
- Sorte de redevance.
Las tascas de tot lo sobredig feu.
Tit. de 1243. Arch. du Roy, J, 856.
Les tasques de tout le susdit fief.
Tot lo feu e totas las taschas.
Tit. de 1192. Arch. du Roy., Toulouse, J, 322.
Tout le fief et toutes les tasques.

2. Tasqueta, s. f. dim., besace, sac.
David pres la tasqueta on solia portar son pan quan anava apres las fedas.
(chap. David va pendre lo morralet aon solíe portá son pa cuan anabe detrás de les ovelles.)
Hist. de la Bible en provençal, fol. 38.
David prit la besace où il avait coutume de porter son pain quand il allait après les brebis.

Tassa, Tasça, s. f., tasse.
Cotels et saliners pauzo prumierament;
Pa, tassas, o anaps porto segundament.
Eluc. de las propr., fol. 75.
Couteaux et salières posent premièrement; pain, tasses, ou gobelets portent secondement.
Pren... tasças plenas de bon vin blanc.
(chap. Pren... tasses plenes de bon vi blanc o blang.)
Rec. de remèdes en provençal, fol. 1.
Prends... tasses pleines de bon vin blanc.
CAT. Tassa. ESP. Taza. PORT. Taça. IT. Tazza. (chap. Tassa, tasses; tasseta, tassetes.)

Tast, s. m., trace, marque, indice, vestige.
Per vezer si trobaran ni pezada ni tast
De nulha creatura que passes per lo gast.
V. de S. Honorat.
Pour voir s'ils trouveront ni empreinte de pied ni vestige de nulle créature qui passât par le désert.
ANC. FR. Polis iest et soef au tast.
Roman de la Rose, v. 544.
CAT. Tast. ESP. (traza) IT. Tasto. (chap. Tast de vi; tastet a la bodega, tastets.)

2. Tastar, v., tâter, goûter.
Anc non tastet de si dossa sabor.
Aimeri de Peguilain: A vos Amors.
Oncques il ne tâta de si douce saveur.
De la qual cant hom tastava. Trad. d'un Évang. apocr.
De laquelle quand on goûtait.
Fig. Maritz, que marit fai sufren,
Deu tastar d' atretal sabor.
Pierre d'Auvergne: Belha m' es.
Mari, qui mari fait souffrant, doit tâter de pareille saveur.
ANC. FR. Moult avez poi tasté d'amor.
Roman de Partonopex de Blois, not. des Mss., t. IX, p. 62.
CAT. Tastar. IT. Tastare. (chap. Tastá : tasto, tastes, taste, tastem o tastam, tastéu o tastáu, tasten; tastat, tastats, tastada, tastades; tastaré; tastaría; si yo tastara.)

3. Tastonar, v., tâtonner, caresser.
Det lhi una donzella a tastonar. Roman de Gerard de Rossillon, fol. 40.
Lui donna une donzelle à tâtonner.
ANC. FR. Et tastonnant avec la main soigneuse
L'obscurité de la nuict.
Œuvres de Du Bellay, fol. 441.
Au médecin qui vient, soir et matin,
Sans nul propos tastonner le tétin,
Le sein, le ventre et les flancs de m'amie. 
Ronsard, t. 1, p. 170.
(chap. Acarissiá; paupá; toquitiá, toquetejá.)

Tata, interj., tata, cri pour faire peur, pour faire fuir.
Tata! per espaordir. Leys d'amors, fol. 103.
Tata! pour effrayer.
PORT. Tátá.

Tatz, Tats, s. m., tas, assemblage, amas, concentration.
Voyez Leibnitz, Coll. étym., p. 112.
Get lo de son cor viatz
Que no y pusca faire tatz.
Deudes de Prades, Poëme sur les Vertus.
Qu'il le jette de son coeur promptement qu'il n'y puisse faire amas.  
- Grande quantité.
Es estats baylat en garda a ung tats de gens del duc.
Chronique des Albigeois, col. 16.
Il a été baillé en garde à un tas de gens du duc.
(chap. Tas; mun; gran cantidat; si es de gen, caterva.)

Tauc, s. m., cercueil, bière.
Val mens q' om mortz en tauc.
(chap. Val menos que home mort al ataút.)
Sordel: Non pueis.
Vaut moins qu'homme mort en bière.

2. Atahuc, Atauc, s. m., bière, cercueil.
En atahuc an mes lo precios cors sant.
Penre van mantenent l' atauc de Dieude,
Qu' emporteron cantant.
V. de S. Honorat.
Dans le cercueil ils ont mis le précieux corps saint.
Prendre ils vont maintenant la bière de Dieude, qu'ils emportèrent en chantant. 
ESP. Ataúd. PORT. Ataude. (chap. ataút, ataúts; tahut, tahuts; tabut, tabuts.)

Taula, s. f., lat. tabula, table.
Longa taula ab breu toalha.
(chap. Taula llarga en mantel curt.)
Le Moine de Montaudon: Mot m' enueia.
Longue table avec courte nappe.
Loc. Te taula a sos amix. V. et Vert., fol. 65.
Tient table à ses amis.
- Terme de chevalerie.
Non er de la taula redonda. Roman de Jaufre, fol. 4.
(chap. No sirá de la taula redona.)
Il ne sera pas de la table ronde.
- Table de jeu.
Ni ab la taula preza non puesc' intrar.
Bertrand de Born: Ieu m' escondisc. 
Ni qu'avec la table prise je ne puisse pas entrer.
- Table de la loi.
El premier mandamen de la segonda taula. V. et Vert., fol. 81.
Le premier commandement de la seconde table.
- Table, dame, terme de jeu.
D' escays e de taulas, de joxs de datz. Roman de Gerard de Rossillon, fol. 52.
D'échecs et de tables, de jeu de dés.
Jox de datz e de taulas e de escrima. V. et Vert., fol. 17.
Jeu de dés et de tables et d'escrime.
ANC. FR. Desduiz d' eschez é giu de tables. 
Roman de Rou, v. 7500.
A court; jeu de tables jouer. Charles d'Orléans, p. 182.
ANC. IT. Come taula lavata. Guittone d'Arezzo, lett. 25.
CAT. Taula. ESP. Tabla. PORT. Taboa. IT. MOD. Tavola.
(chap. Taula, taules.)
Voyez Tener, Raire.

2. Taulier, s. m., tablier, table de jeu, échiquier.
S' ieu, per joguar, m' aseti al taulier.
(chap. Si yo, pera jugá, m'assento al tablero : a la taula de joc.)
Bertrand de Born: Ieu m' escondisc.
Si moi, pour jouer, je m'asseois au tablier.
El corn del taulier n' er matz.
Aimeri de Bellinoy: Consiros cum.
Au coin de l'échiquier il en sera mat.
Loc. Tenetz lo taulier e 'ls datz.
Garins d'Apchier: Cominal vielh.
Vous tenez le tablier et les dés.
- Tréteau.
Fan un sacrifici far en un taulier alt de tres o plus. Liv. de Sydrac, fol. 31.
Font un sacrifice faire sur un tréteau haut de trois pieds ou plus.
ANC. CAT. Tauler.
- Pièce de toile ou d'autre étoffe que l'on met devant soi.
Leviey un pauc son taulier
Am moz bratz. 
Le Comte de Poitiers: Ben vuelh.
Je levai un peu son tablier avec mes bras.

3. Taular, v., attabler, asseoir à table.
Part. pas. Un joc grossier
Que m fon trop bos el cap premier,
Tro fuy taulat. 
Le Comte de Poitiers: Ben vuelh.
Un jeu grossier qui me fut fort bon au premier chef, jusqu'à ce que je fus assis à table.
Subst. Sitot al taulat se lansa
Ni s ponha d' omplir sa pansa.
P. Vidal: Cara amiga.
Quoiqu'elle s'élance à l'attablée et s'efforce de remplir sa panse.
IT. Tavolare. (chap. Entaulá : assentás a la taula. Taulat, taulats són en castellá tablado, tablados, fet de taules de fusta.)

4. Tauleta, s. f. dim., tablette, castagnette.
Vos li embletz sos tabors
Ni sas tauletas per sonar. 
Le Dauphin d'Auvergne ou Bertrand de Born le Fils: Puois sai.
Vous lui enlevâtes ses tambours et ses castagnettes pour faire résonner.
CAT. Tauleta. ESP. Tableta (castañuela). PORT. Taboleta. IT. Tavoletta.
(chap. Castañola, castañoles; tauleta, tauletes : taula menuda.)

5. Taulejar, Tauleiar, v., jouer des castagnettes.
Taborejar
E taulejar.
Giraud de Calanson: Fadet joglar.
Tambouriner et jouer des castagnettes.
(chap. Tocá les castañoles; castañolejá les dens pel fret.)

6. Entaular, Entablar, v., attabler, mettre sur table.
Part. pas. Tost al joc et entaulat.
Paulet de Marseille: L' autr' ier.
Tôt au jeu et attablé.
D' aquest juec que vey entaulat.
Bertrand de Born: Ieu chan.
De ce jeu que je vois mis sur table.
- Garni, encastré.
Sobre un texte entablat d' aur et d' argen 
Lhi an jurat.
Roman de Gerard de Rossillon, fol. 95.
Sur un texte encastré d'or et d'argent ils lui ont juré.
ANC. FR. Tantost du cheval descendi,
Si l'a fait molt tost entabler.
Fabl. et cont. anc., t. IV, p. 183.
ANC. CAT. Entaular. ESP. Entablar. PORT. Entabolare. IT. Intavolare.
(chap. Entaulá, entaulás : yo me entaulo, entaules, entaule, entaulem o entaulam, entauléu o entauláu, entaulen; entaulat, entaulats, entaulada, entaulades; entaularé; entaularía; si yo me entaulara.)

7. Estaula, s. f., établi, étal.
Que s vendon en estaula. Cartulaire de Montpellier, fol. 131.
Qui se vendent en établi.

Taur, s. m., lat. taurus, taureau.
Majers fon que non es uns taurs. Roman de Jaufre, fol. 3.
Elle fut plus grande que n'est un taureau.
Sanc tauri soptament si prezura. Eluc. de las propr., fol. 29.
(chap. La sang de bou súbitamen (enseguida) se coagule : se colle.)
Sang de taureau subitement se coagule.
- Constellation.
Entr' el taur e 'l doble signe.
R. Vidal de Bezaudun: Entr' el.
Entre le taureau et le double signe.
ANC. FR. Un tor et une vache ensemble.
Roman du Renart, t. 1, p. 213.
Li sires crie cum un tors. 
Fabl. et cont. anc., t. II, p. 51.
ANC. CAT. Taur. CAT. MOD. Toro. ESP. Tauro (toro). PORT. Touro, tauro. IT. Tauro, toro. (chap. Bou, bous; bovet, bovets; Tauro la constelassió, lo signo del zodiaco, o lo nom de un gos que teníen al Mas de Lluvia de Beseit, que va fé 18 añs.)

Mas de Lluvia, Beceite, Beseit, web oficial

2. Semitaur, s. m., semi-taureau, minotaure. 
Pueys apenras...
Del semitaur
E del tresor 
Qu' Octavian fes sebelir.
Giraud de Calanson: Fadet joglar.
(chap. Después tu adependrás del minotauro (semitauro, semibou) y del tessoro que Octaviano va fé enterrá.)
Puis tu apprendras... du minotaure et du trésor qu'Octavien fit ensevelir.

3. Ipocentaure, s. m., lat. hippocentaurus, hippocentaure, centaure.
S' ieu te promet a donar un ipocentaure.
(chap. Si yo te prometixgo donát un hipocentauro.)
Trad. du Code de Justinien, fol. 92.
Si je promets de te donner un hippocentaure.
CAT. ESP. Hipocentauro. PORT. Hippocentauro. (chap. hipocentauro, hipocentauros; centauro, centauros. A la mitología, es mitat home, mitat caball - no bou -, no com Artur Quintana Font, que es un ase catalá sansé, y alomilló, cornut.)

Artur Quintana i Font, Arturico Quintanilla y Fuentecica

Tavan, s. m., lat. tabanus, taon.
Voyez Mayans, Orig. de la leng. esp., t. II, p. 253.
Siulan tavan per esparvier.
Marcabrus: Doas cuidas.
Ils sifflet taon pour épervier.
Mosca ni tavan que vola.
(chap. Mosca ni tabá que vole.)
Marcabrus: Pus la fuelha.
Mouche ni taon qui vole.
ANC. FR. Le suyvant par des mouches,
Hanetons et tavans les chasse de leurs conches. 
Du Bartas, p. 330.
CAT. Tavá, tabá. ESP. Tábano. PORT. Tabão. IT. Tafano. (chap. Tabá, tabans; tavá, tavans; tabanet, tabanets; tavanet, tavanets. Molesten mol, casi tan com Carlos Rallo Badet, la mosca collonera de Calaseit.)

Taverna, s. f., lat. taberna, taverne, boutique.
Tot quant gazaingnava el jogava e despendia en taverna.
V. de Guillaume Magret.
Tout ce qu'il gagnait il jouait et dépensait en taverne.
Obrador n' ay e taverna.
A. Daniel: Ab guay.
J'en ai atelier et boutique.
Voyez Enfern.
CAT. Taverna, taberna. ESP. Taberna. PORT. IT. Taverna. (chap. Taberna, com la de Fondespala, tabernes; taverna, tavernes; taberneta, tabernetes; taverneta, tavernetes.)

(chap. Tabernácul, tabernaculs. No confondre en tindre tot lo día lo cul assentat a la taberna de Fondespala.)

2. Tavernier, s. m., lat. tabernarius, tavernier, cabaretier.
Los taverniers que fan las tavernas. V. et Vert., fol. 22.
(chap. Los tabernés o tavernés que fan les tabernes o tavernes.)
Les taverniers qui font les tavernes.
Adjectiv. Als hostes taverniers. V. de Guillaume Figueras.
Aux hôtes taverniers.
- Coureur de taverne, bambocheur. 
Son... maldisen...
E tavernier e bevedor.
Brev. d'amor, fol. 128.
Sont... médisants... et bambocheurs et buveurs.
CAT. ESP. Tabernero. PORT. Taverneiro. IT. Taverniere. (chap. taberné o taverné, com Ignacio Dilla de Fondespala; tabernés o tavernés. Se li diu al que porte una taberna o taverna, pero tamé al que hi va mol, a un bebedó, gat, calén, borracho, com Daniel Vives Albesa de Fondespala
Tabernera o tavernera, taberneres o taverneres.)

3. Entavernar, v., entaverner.
Part. pas. Pois que sera entavernat.
For de Montcuc. Ord. des R. de Fr., 1463, t. XVI, p. 131.
Après qu'il sera entaverné.
(chap. Entaberná, entabernás; entaverná, entavernás : yo me entaberno, entabernes, entaberne, entabernem o entabernam, entabernéu o entabernáu, entabernen; entabernat, entabernats, entabernada, entabernades; entabernaré; entabernaría; si yo me entabernara. Aná mol assobín a la taberna, beure massa, fotres gat, agarrá una gatina o gatera a Mallorca, emborrachás, acalentás, empiná lo colse, fé calentamén de barra, etc.)

Taxa, s. f., taxe.
Las taxas, mandaments, etc. Fors de Béarn, p. 1094.
Les taxes, commandements, etc.
CAT. Taxa, tatxa. ESP. Tasa. PORT. Taxa. IT. Tassa. (chap. Tassa, tasses; tamé ne ñan pera beure, vore mes amún.)

2. Taxar, v., lat. taxare, taxer.
Trabalh non si deia taxar en despensa.
Statuts de Provence. BOMY, p. 9.
Que le travail ne se doive taxer en dépense.
Per taxar las bonas parpalholas.
Tit. de 1428. Hist. de Nîmes, t. III, pr., p. 229.
Pour taxer les bonnes parpailloles.
Part. pas. A me degutz e taxatz per la embayssada facha a Chinon aquest an.
(chap. A mí deguts y tassats per la embaixada o embajada feta a Chinon este añ.)
Tit. de 1428. Hist. de Nîmes, t. III, pr., p. 230.
A moi dus et taxés pour l'ambassade faite à Chinon cette année.
CAT. Taxar, tatxar. ESP. Tasar. PORT. Taixar. IT. Tassare.
(chap. Tassá : tasso, tasses, tasse, tassem o tassam, tasséu o tassáu, tassen; tassat, tassats, tassada, tassades; tassaré; tassaría; si yo tassara la teua casa faría una tassasió, tassasions. Tassada es una tassa plena a cormull, que tamé se diu tassá fen aná un apócope, acursamén, com a guantá per guantada, trompá per trompada, galtá per galtada, etc.)

3. Taxation, s. f., lat. taxationem, taxation.
Per taxation a lui facha.
(chap. Per tassasió an ell feta.)
Tit. de 1433. Hist. de Nîmes, t. III, pr., p. 238.
Pour taxation à lui faite.
CAT. Taxació. ESP. Tasación. PORT. Taixação. IT. Tassazione.
(chap. Tassasió, tassasions.)

Tazer, Taiser, Taizer, v., lat. tacere, taire.
So qu' anc mos cors no poc pessar
Tatz boca.
B. de Ventadour: Quant lo boscatges.
Ce qu'oncques mon coeur ne put penser la bouche tait.
D' aquels paucs non es razos qu' om taia
Los honratz faits.
Lanfranc Cigala: Quan vei far.
De ces petits il n'est pas raison qu'on taise les honorables faits.
Per so no m tatz.
Gaubert, Moine de Puicibot: Hueymays.
Pour cela je ne me tais pas.
- Apaiser. 
Vos comenses la guerra, fatz la tazer. Roman de Gerard de Rossillon, fol. 19.
Vous commençâtes la guerre, faites-la apaiser. 
Loc. A totas podetz dire: Tas te, milan.
P. Vidal: Tart mi veiran.
À toutes vous pouvez dire: Tais-toi, milan.
Subst. Rambautz, lo taisers es follors.
T. de Rambaud de Vaqueiras et de Coines: Seigner.
Rambaud, le taire est folie.
Part. pas. M' es dous desiriers taizitz. 
Guillaume de Cabestaing: Ar vey.
M'est doux désir tu.
ANC. FR. Ki Deus ad doné en science
De parler la bone éloquence,
Ne s'en deit taisir ne celer.
Marie de France, t. I, p. 42.
De ceux-là me veux-je taiser. Poëme sur la dame de Beaujeu.
IT. Tacere.

2. Tacitament, adv., tacitement.
Aco esdeven tacitament o expressament. Trad. du Code de Justinien, fol. 3.
Cela advient tacitement ou expressément.
CAT. Tacitament. ESP. (tácitamente) PORT. IT. Tacitamente. (chap. Tássitamen o expréssamen.)

3. Tazible, adj., tacite, paisible.
Per tazibla cogitacio. Trad. de Bède, fol. 60.
(chap. Per tassible cogitassió : pensamén.)
Par tacite pensée.
ANC. FR. Consentement et adhésion taisible au mal.
Œuvres d'Alain Chartier, p. 303.
IT. Tacible. (chap. tassible, tassibles; tássit, tassits.)

4. Tasiblament, adv., tacitement, paisiblement.
Tasiblament s'irais enveia, mas enimigablament.  Trad. de Bède, fol. 6.
L'envie s'irrite tacitement, mais irréconciliablement.
(chap. Tassiblemen : tássitamen.)

5. Tazensa, s. f., silence.
Grans chausa es atempramens de voz e de tazensa. Trad. de Bède, fol. 2.
Grande chose est tempérament de voix et de silence.

8. Taciturnitat, s. f., lat. taciturnitatem, taciturnité, silence.
Calar per taciturnitat. Regla de S. Benezeg, fol. 22.
(chap. Callá per tassiturnidat.)
Se taire par taciturnité.
CAT. Taciturnitat. ESP. Taciturnidad. PORT. Taciturnidade. IT. Taciturnità, taciturnitate, taciturnitade. (chap. tassiturnidat : silensio; tassiturno, tassiturnos, tassiturna, tassiturnes; callat, callats, callada, callades. Ojo cuan veigáu a una dona tassiturna, mes val que tos faigáu los morts.)

8M, Valderrobres, si natros o natres mos aturem

Taysh (Taysho), Taisho, s. m., lat. taxo, taisson, blaireau.
Volp... contra taish ha guerra.
(chap. La rabosa... contra teixó té guerra.)
Taysho es gran cum una volp.
Eluc. de las propr., fol. 259.
Renard... contre blaireau a guerre.
Blaireau est grand comme un renard.
CAT. Texo. ESP. Texon (tejón). PORT. Teixugo, texugo. IT. Tasso.
(chap. teixó, teixons. Taxugo en aragonés.)

Teixó, taxugo, tajugo, teixóns

Tebe, adj., lat. tepidus, tiède.
Aias mel tebe
E ben escumat.
Deudes de Prades, Auz. cass.
Ayez du miel tiède et bien écumé.
Aigua cauda o tebeza. Trad. d'Albucasis, fol. 14.
(chap. Aigua calenta o tibia : tibieta.)
Eau chaude ou tiède.
Fig. Tebezeza que fay home tebe e freg... a Dieu amar. V. et Vert., fol. 12.
Tiédeur qui fait l'homme tiède et froid... à aimer Dieu.
Subst. prov. Ome escaudat que tem tebe ancse.
(chap. Home escaldat que té temó del tibio; lo gat escaldat del aigua tibia fuch.)
Sordel: Lo reproviers vai.
Homme échaudé qui craint le tiède toujours.
ANC. CAT. Tebeu. CAT. MOD. Tebi. ESP. Tibio. PORT. Tepido, tibio. IT. Tepido, tiepido. (chap. Tibio, tibios, tibia, tibies. La tibia tamé es un os de la cama. Tibiet, tibiets, tibieta, tibietes.)

2. Tebeza, s. f., tiédeur.
Prov. Escaudat tebeza tem. V. et Vert., fol. 44.
L'échaudé la tiédeur craint.
CAT. Tebiesa. ESP. PORT. Tibieza. (chap. Tibiesa.)

3. Tebezeza, s. f., tiédeur.
Fig. Tebezeza que fay home tebe e freg... a Dieu amar. V. et Vert., fol. 12.
Tiédeur qui fait l'homme tiède et froid... à aimer Dieu.
IT. Tepidezza, tiepidezza.

4. Tebezeta, s. f. dim., petite tiédeur, eau tiède.
Si ab tebezeta 
L' en banatz soven la plumeta.
Deudes de Prades, Auz. cass.
Si avec eau tiède vous lui en baignez souvent la petite plume.

5. Tebiament, Tebeamen, adv., tièdement.
Fig. Pigrament e tebiament. Doctrine des Vaudois.
Paresseusement et tièdement.
La guerra se menet plus tebeamen. Cat. dels apost. de Roma, fol. 176.
La guerre se mena plus tièdement.
CAT. Tebiament. ESP. Tibiamente. PORT. Tibiamente, tepidamente. IT. Tiepidamente. (chap. Tibiamen o tíbiamen.)

6. Tebezir, v., lat. tepescere, tiédir.
Pueis o la faretz tebezir.
Deudes de Prades, Auz. cass.
Après cela vous la ferez tiédir.
(chap. Entibiá, fé tibio, baixá la temperatura, templá o temperá.)

7. Tepiditat, s. f., tiédeur. 
Quan so tempradas, cum vezem de tepiditat. Eluc. de las propr., fol. 17.
Quand elles sont tempérées, comme nous voyons de tiédeur.
IT. Tiepidità, tiepiditate, tiepiditade.

Teca, s. f., grec *gr, châsse, caisse, coffre, malle.
Teca per ucha. Leys d'amors, fol. 69.
Caisse pour huche.
- Capsule, cosse, gousse.
Gra,... alcus naysho ses teca, cum gra de fenolh, autres en tecas, cum favas.
Eluc. de las propr., fol. 210.
Grain,... aucuns naissent sans cosse, comme grain de fenouil, autres en cosses, comme fèves.
(chap. Bajoca, bajoques; bachoca, bachoques; vaina, vaines; caixa, cápsula, cofre. Gra,... alguns naixen sense bajoca, com gra de fonoll, atres en vaines o bajoques, com les fabes; sigró, pésol, guixa, llentía, les llegums; garrofa.)

algarrobo, algarroba, garrofa, garrofé, tapaculs, petacul, tapaculos, vaina, bajoca, pesol, guisante

2. Tequeta, s. f. dim., petite capsule, péricarpe, petite cosse, petite gousse.
Las tequetas del gras duras et espessas.
Terebinte.., ha alcunas tequetas, d' on naysho cucas que rumpo la scorsa.
Eluc. de las propr., fol. 221 et 224.
Les péricarpes du grain dures et épaisses.
Térébinthe... a aucunes petites capsules, d'où naissent vers qui rompent l'écorce.
(chap. Pericarpio; bajoqueta, bajoquetes, bachoqueta, bachoquetes; vaineta, vainetes.)

Techir, v., avancer, accroître, avantager.
Part. pas. Qui autrui vol encolpar,
Dregz es que si sacha guardar
Que no sia dels crims techitz.
B. de Ventadour: Pus mos coratges.
Qui autrui veut inculper, juste est qu'il se sache garder qu'il ne soit pas avancé (dans) les crimes.
Ta fort sui de s' amor techitz.
B. de Ventadour: Quan lo boscatges.
Tant fort je suis de son amour avantagé.
IT. Tecchire.

Teda, s. f., lat. taeda, flambeau, torche.
Si fa de sueia en mantas guizas sobreardens tedas. 
Eluc. de las propr., fol. 267.
Se fait de suie en maintes manières sur-ardentes torches.
IT. Teda. (chap. Tea, tees; antorcha, antorches. La tea es un combustible o ensenall natural, fusta rainosa de alguns abres, sobre tot los pins; vore Melis, mel, melós, rainós.)

melis, fusta, pi, resina, oliosa, tea